William Shakespeare - Beaucoup De Bruit Pour Rien

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CLAUDIO. – Non.

LÉONATO. – Il vient pour être uni à elle, et vous pour les unir.

LE MOINE. – Madame, vous venez ici pour être mariée à ce comte?

HÉRO. – Oui.

LE MOINE. – Si l’un ou l’autre de vous connaît quelque empêchement secret qui s’oppose à votre union, sur le salut de vos âmes, je vous somme de le déclarer.

CLAUDIO. – En connaissez-vous quelqu’un, Héro?

HÉRO. – Aucun, seigneur.

LE MOINE. – Et vous, comte, en connaissez-vous?

LÉONATO. – J’ose répondre pour lui; aucun.

CLAUDIO. – Que n’osent point les hommes? Que ne font les hommes, que ne font les hommes chaque jour, sans se douter de ce qu’ils font?

BÉNÉDICK. – Quoi! des exclamations! Comment donc, ce sont des exclamations de rire, comme ah! ah! ah!

CLAUDIO. – Prêtre, arrêtez. – Père, avec votre permission, me donnez-vous cette vierge, votre fille d’une volonté libre et sans contrainte?

LÉONATO. – Aussi librement, mon fils, que Dieu me l’a donnée.

CLAUDIO. – Et qu’ai-je en retour, moi, à vous offrir, qui puisse égaler ce don riche et précieux?

DON PÈDRE. – Rien, à moins que vous ne la rendiez à son père.

CLAUDIO. – Cher prince, vous m’enseignez une noble gratitude. Tenez, Léonato, reprenez-la, ne donnez point à votre ami cette orange gâtée; elle n’est que l’enseigne et le masque de l’honneur. Voyez-la rougir comme une vierge! Oh! de quelle imposante apparence de vérité le vice perfide sait se couvrir! Cette rougeur ne semble-t-elle pas un modeste témoin qui atteste la simplicité de l’innocence? Vous tous qui la voyez, ne jureriez-vous pas à ces indices extérieurs, qu’elle est vierge? mais elle ne l’est pas; elle connaît la chaleur d’une couche de débauche, sa rougeur prouve sa honte et non sa modestie.

LÉONATO. – Que prétendez-vous, seigneur?

CLAUDIO. – N’être pas marié, ne pas unir mon âme à une prostituée avérée!

LÉONATO. – Cher seigneur, si l’ayant éprouvée vous-même, vous avez vaincu les résistances de sa jeunesse, et triomphé de sa virginité…

CLAUDIO. – Je vois ce que vous voudriez dire. – Si je l’ai connue, me direz-vous, elle m’embrassait comme son mari; et vous atténueriez par là sa faiblesse anticipée. – Non, Léonato, je ne l’ai jamais tentée par un mot trop libre. Comme un frère auprès de sa sœur, je lui montrais une sincérité timide et un amour décent.

HÉRO. – Et vous ai-je jamais montré une apparence contraire?

CLAUDIO. – Maudite soit votre apparence! je m’inscris en faux contre elle. Vous me semblez telle que Diane dans son orbe, chaste comme le bouton avant d’être épanoui; mais vous avez un sang plus impudique que celui de Vénus ou celui de ces créatures lascives qui l’abandonnent à une brutale sensualité.

HÉRO. – Monseigneur se porte-t-il bien qu’il tienne des discours si extravagants?

LÉONATO. – Généreux prince, pourquoi ne parlez-vous pas?

DON PÈDRE. – Que pourrai-je dire? Je reste déshonoré par les soins que j’ai pris pour unir mon digne ami à une vile courtisane.

LÉONATO. – Dit-on réellement ces choses, ou est-ce que je rêve?

DON JUAN, – On le dit, seigneur, et elles sont vraies.

BÉNÉDICK. – Ceci n’a pas l’air d’une noce.

HÉRO. – Vraies! ô Dieu!

CLAUDIO. – Léonato, suis-je debout ici? Est-ce là le prince? Est-ce là le frère du prince? Ce front est-il celui d’Héro? Nos yeux sont-ils à nous?

LÉONATO. – Oui sans doute; mais qu’en résulte-t-il, seigneur?

CLAUDIO. – Laissez-moi adresser une seule question à votre fille, et par ce pouvoir paternel que la nature vous donne sur elle, commandez-lui de répondre avec vérité.

LÉONATO. – Je te l’ordonne comme tu es mon enfant.

HÉRO. – Ô Dieu, défendez-moi! Comme je suis assiégée! À quel interrogatoire suis-je donc soumise?

CLAUDIO. – À répondre fidèlement au nom que vous portez.

HÉRO. – Ce nom n’est-il pas Héro? Qui peut le flétrir d’un juste reproche?

CLAUDIO. – Ma foi, Héro elle-même! Héro elle-même peut flétrir la vertu d’Héro. Quel homme s’entretenait la nuit dernière avec vous, près de votre fenêtre, entre minuit et une heure? Maintenant, si vous êtes vierge, répondez à cette question.

HÉRO. – À cette heure-là, seigneur, je n’ai parlé à aucun homme.

DON PÈDRE. – Alors vous n’êtes plus vierge. – Je suis fâché, Léonato, que vous soyez forcé de m’entendre; sur mon honneur, moi, mon frère et ce comte outragé, nous l’avons vue, nous l’avons entendue la nuit dernière parler, à cette heure même, par la fenêtre de sa chambre, à un coquin, qui, comme un franc coquin, a fait l’aveu des honteuses entrevues qu’ils ont eues mille fois ensemble secrètement.

DON JUAN. – Elles ne sont pas de nature à être nommées; seigneur, on ne peut les redire; la langue ne fournit pas d’expression assez chaste pour les rendre sans scandale. Ainsi, belle dame, je suis fâché de votre étrange inconduite.

CLAUDIO. – Ô Héro! quelle héroïne n’aurais-tu pas été, si la moitié de tes grâces extérieures eût été donnée à tes pensées et à ton cœur! Mais adieu, la plus indigne et la plus belle! – Adieu! pure impiété et pure impie! Tu seras cause que je fermerai toutes les portes de mon cœur à l’amour, et que le soupçon veillera suspendu sur mes paupières pour me faire soupçonner toujours le mal dans la beauté, qui n’aura jamais de charmes pour moi.

LÉONATO. – Personne ici n’a-t-il une pointe de poignard pour moi?

(Héro s’évanouit et tombe.)

BÉATRICE. – Ah! qu’est-ce donc, cousine? pourquoi tombez-vous?

DON JUAN. – Allons, retirons-nous. – Ses actions dévoilées au grand jour ont confondu ses sens.

(Don Pèdre, don Juan et Claudio sortent.)

BÉNÉDICK. – Comment est-elle?

BÉATRICE. – Morte, je crois. Du secours, mon oncle! – Héro! eh bien! Héro! – Mon oncle! – Seigneur Bénédick! moine!

LÉONATO. – Ô destin! ne retire point ta main appesantie sur elle! La mort est le voile le plus propre à couvrir sa honte qu’on puisse désirer.

BÉATRICE. – Eh bien! cousine? Héro!

LE MOINE. – Prenez courage, madame.

LÉONATO. – Quoi, tu rouvres les yeux!

LE MOINE. – Oui, et pourquoi non?

LÉONATO. – Pourquoi? Tout sur la terre ne crie-t-il pas infamie sur elle ? Peut-elle nier un crime que son sang agile révèle? Oh! ne reviens pas à la vie, Héro, n’ouvre pas tes yeux; car si je pouvais penser que tu ne dusses pas bientôt mourir, si je croyais ta vie plus forte que ta honte, je viendrais à l’arrière-garde de tes remords pour trancher ta vie. – Je m’affligeais de n’avoir qu’une enfant… Je reprochais à la nature son avarice! – Oh! j’ai trop d’une fille: pourquoi ai-je une fille? Pourquoi fus-tu jamais aimable à mes yeux? – Pourquoi d’une main charitable n’ai-je pas recueilli à ma porte l’enfant de quelque mendiant? Si elle se fût ainsi souillée et plongée dans l’infamie, j’aurais pu dire: «Ce n’est point une portion de moi-même. Cette infamie est dérivée de reins inconnus. » Mais ma fille, elle que j’aimais; ma fille, que je vantais; ma fille dont j’étais fier, au point que m’oubliant moi-même, je n’étais plus rien pour moi-même et ne m’estimais plus qu’en elle… Oh! elle est tombée dans un abîme d’encre! Tous les flots de l’Océan entier ne pourraient pas la laver, ni tout le sel qu’il contient rendre la pureté à sa chair corrompue!

BÉNÉDICK. – Seigneur, seigneur, modérez-vous; pour moi, je suis si pétrifié d’étonnement, que je ne sais que dire.

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