William Shakespeare - Beaucoup De Bruit Pour Rien
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(Béatrice entre.)
HÉRO. – Bonjour, cousine.
BÉATRICE. – Bonjour, ma chère Héro.
HÉRO. – Comment donc! vous parlez sur un ton mélancolique.
BÉATRICE. – Je suis hors de tous les autres tons, il me semble.
MARGUERITE. – Entonnez-nous l’air de Lumière d’amour [35] . Il se chante sans refrain; vous chanterez, moi je danserai.
BÉATRICE. – Oui! Vos talons sont-ils exercés à la mesure de Lumière d’amour? Oh! bien, si votre mari a assez de greniers, vous verrez à ce qu’il ne manque pas de grains [36].
MARGUERITE. – Ô interprétation maligne! Mais j’en ris, les talons en l’air.
BÉATRICE. – Il est près de cinq heures, ma cousine; vous devriez être déjà prête. – Sérieusement, je me sens bien mal. Hélas!
MARGUERITE. – De quoi? – Un faucon, un cheval, ou un mari [37].
BÉATRICE. – Oh! celui des trois qui commence par un M [38].
MARGUERITE. – Eh bien! Si vous ne vous êtes pas faite turque [39], on ne peut plus faire voiles sur la foi des étoiles.
BÉATRICE. – Voyons; que veut dire cette folle?
MARGUERITE. – Rien du tout; mais Dieu veuille envoyer à chacun le désir de son cœur!
HÉRO. – Ces gants, que le comte m’a envoyés, ont un parfum délicieux.
BÉATRICE. – Je suis enchiffrenée, cousine; je ne sens rien.
MARGUERITE. – Fille, et enchiffrenée! il faut qu’il y ait abondance de rhumes.
BÉATRICE. – Ô Dieu, ayez pitié de nous! Ô Dieu ayez pitié de nous! Depuis quand faites-vous profession d’esprit?
MARGUERITE. – Depuis que vous y avez renoncé, madame. Mon esprit ne me sied-il pas à ravir?
BÉATRICE. – On ne le voit pas assez; vous devriez le porter sur votre bonnet. – Sérieusement je suis malade.
MARGUERITE. – Procurez-vous un peu d’essence de carduus benedictus [40] et appliquez-la sur votre cœur: c’est le seul remède pour les palpitations.
HÉRO. – Tu la piques avec un chardon.
BÉATRICE. – Benedictus ? Pourquoi benedictus , s’il vous plaît? Vous cachez quelque moralité [41]sous ce benedictus .
MARGUERITE. – Moralité? Non, sur ma parole, je n’ai point d’intention morale. Je parle tout bonnement du chardon bénit. Vous pourriez croire par hasard que je vous soupçonne d’être amoureuse: non, par Notre-Dame, je ne suis pas assez folle pour penser ce que je veux, et je ne veux pas penser ce que je peux, et je ne pourrais penser, quand je penserais à faire perdre la pensée à mon cœur, que vous êtes amoureuse, que vous serez amoureuse ou que vous pouvez être amoureuse. Cependant, jadis Bénédick fut naguère tout de même, et maintenant le voilà devenu un homme. Il jurait de ne se marier jamais, et pourtant, en dépit de son cœur, il mange son plat sans murmure [42]. À quel point vous pouvez être convertie, je l’ignore; mais il me semble que vous voyez avec vos yeux comme les autres femmes.
BÉATRICE. – De quel pas ta langue est partie!
MARGUERITE. – Ce n’est pas un galop du mauvais pied.
URSULE, accourt. – Vite, retirez-vous, madame: le prince, le comte, le seigneur Bénédick, don Juan et tous les jeunes cavaliers de la ville viennent vous chercher pour aller à l’église.
HÉRO, – Aidez-moi à m’habiller, chère cousine, bonne Ursule, bonne Marguerite.
(Elles sortent.)
SCÈNE V
Un autre appartement dans le palais de Léonato.
Léonato entre avec Dogberry et Verges.
LÉONATO. – Que souhaitez-vous de moi, honnêtes voisins?
DOGBERRY. – Vraiment, seigneur, je voudrais avoir avec vous une petite conférence secrète sur une affaire qui vous décerne de près.
LÉONATO. – Abrégez, je vous prie; vous voyez que je suis très-occupé.
DOGBERRY. – Vraiment oui, seigneur.
VERGES. – Oui, seigneur, en vérité.
LÉONATO. – Quelle est cette affaire, mes dignes amis?
DOGBERRY. – Le bon homme Verges, seigneur, s’écarte un peu de son sujet, et son esprit n’est pas aussi émoussé [43]que je demanderais à Dieu qu’il le fût; mais, en bonne conscience, il est honnête comme les rides de son front [44].
VERGES. – Oui, j’en remercie Dieu, je suis aussi honnête qu’homme vivant qui est vieux aussi, et qui n’est pas plus honnête que moi.
DOGBERRY. – Les comparaisons sont odorantes [45]. – Palabra [46], voisin Verges.
LÉONATO – Voisins, vous êtes ennuyeux.
DOGBERRY. – Il plaît à Votre Seigneurie de le dire. Mais nous ne sommes que les pauvres officiers du duc, et pour ma part, si j’étais aussi fatigant qu’un roi, je voudrais me dépouiller de tout au profit de Votre Seigneurie.
LÉONATO. – De tout votre ennui en ma faveur? Ah, ah!
DOGBERRY. – Oui-dà, quand j’en aurais mille fois davantage; car j’entends exclamer votre nom autant qu’aucun nom de la ville, et quoique je ne sois qu’un pauvre homme, je suis bien aise de l’entendre.
VERGES. – Et moi aussi.
LÉONATO. – Je voudrais bien savoir ce que vous avez à me dire.
VERGES. – Voyez-vous, seigneur, notre garde a pris cette nuit, sauf le respect de Votre Seigneurie, un couple des plus fieffés larrons qui soient dans Messine.
DOGBERRY. – Un bon vieillard, seigneur, il faut qu’il jase! et comme on dit, quand l’âge entre, l’esprit sort. Oh! c’est un monde à voir [47]! – C’est bien dit, c’est bien dit, voisin Verges. – (À l’oreille de Léonato.) Allons, Dieu est un bon homme [48]. Si deux hommes montent un cheval, il faut qu’il y en ait un qui soit en croupe, – une bonne âme, par ma foi, monsieur, autant qu’homme qui ait jamais rompu du pain, je vous le jure; mais Dieu soit loué, tous les hommes ne sont pas pareils; hélas! bon voisin!
LÉONATO. – En effet, voisin, il vous est trop inférieur.
DOGBERRY. – Ce sont des dons que Dieu donne.
LÉONATO. – Je suis forcé de vous quitter.
DOGBERRY. – Un mot encore, seigneur; notre garde a saisi deux personnes aspectes [49] . Nous voudrions les voir ce matin examinées devant Votre Seigneurie.
LÉONATO. – Examinez-les vous-mêmes, et vous me remettrez votre rapport. Je suis trop pressé maintenant, comme vous pouvez bien juger.
DOGBERRY. – Oui, oui, nous suffirons bien.
LÉONATO. – Goûtez de mon vin avant de vous en aller, et portez-vous bien.
(Entre un messager.)
LE MESSAGER. – Seigneur, on vous attend pour donner votre fille à son époux.
LÉONATO. – Je vais les trouver: me voilà prêt.
(Léonato et le messager sortent.)
DOGBERRY. – Allez, mon bon collègue, allez trouver Georges Charbon; qu’il apporte à la prison sa plume et son encrier: nous avons maintenant à examiner ces deux hommes.
VERGES. – Il nous le faut faire avec prudence.
DOGBERRY. – Nous n’y épargnerons pas l’esprit, je vous jure. (Touchant son front avec son doigt.) Il y a ici quelque chose qui saura bien en conduire quelques-uns à un non com [50] . Ayez seulement le savant écrivain pour coucher par écrit notre excommunication , et venez me rejoindre à la prison.
(Ils sortent.)
FIN DU TROISIÈME ACTE.
ACTE QUATRIÈME
SCÈNE I
L’intérieur d’une église.
Entrent Don Pèdre, Don Juan, Léonato, un moine, Claudio, Bénédick, Héro et Béatrice.
LÉONATO. – Allons, frère François, soyez bref. Bornez-vous au simple rituel du mariage; vous leur exposerez ensuite leurs devoirs mutuels.
LE MOINE. – Vous venez ici, seigneur, pour vous unir à cette dame?
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