Jo Walton - Morwenna

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Morwenna: краткое содержание, описание и аннотация

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Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghust, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privé à jamais de sa soeur jumelle, Morganna. Loin de son pays de Galles natal, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres, notamment des livres de science-fiction. Samuel Delany, Roger Zelazny, James Tiptree Jr, Ursula K. Le Guin et Robert Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Alors qu’elle commence à reprendre du poil de la bête, elle reçoit une lettre de sa folle de mère : une photo sur laquelle Morganna est visible et sa silhouette à elle brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa mère. Elle peut chercher dans les livres le courage de se battre.
Ode à la différence, journal intime d’une jeune fan de science-fiction qui parle aux fées, Morwenna est aussi une plongée inquiétante dans le folklore gallois. Ce roman touchant et bouleversant a été récompensé par les deux plus grands prix littéraires de la science-fiction, le prix Hugo (décerné par le public) et le prix Nebula (décerné par un jury de professionnels). Il a en outre reçu le British Fantasy Award.

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— Elles tiennent les cordons de la bourse, mais je dirige le domaine. » Il a laissé tomber son mégot dans le cendrier, qui débordait déjà. « Elles me versent un salaire et je vis dans la maison. Tout ça est très victorien, n’est-ce pas ?

— Tu vis ici depuis que tu t’es enfui ?

— Oui.

— Mais elles ont dit ne pas savoir où tu étais. Mon grand-père est venu jusqu’ici et leur a parlé. » J’étais indignée.

« Elles ont menti. » Il ne me regardait pas. « Ça t’ennuie tellement que je me sois sauvé ?

— Je me suis aussi enfuie de chez elle », ai-je dit, ce qui ne répondait pas à sa question mais semblait suffisant.

« Je savais que tes grands-parents veilleraient sur toi.

— Et ils l’ont fait. Tu n’avais pas à t’en faire pour ça.

— Ah. »

Puis j’ai réalisé avec un sentiment de culpabilité que ma simple présence dans sa voiture était en fait un énorme reproche. Tout d’abord, il n’y a que moi, alors qu’il a abandonné des jumelles. Ensuite, je suis infirme. Et enfin, je suis là ; je me suis sauvée. J’ai dû demander son aide… pire, j’ai eu pour cela recours aux services sociaux. De toute évidence, les dispositions qu’il avait prises pour nous étaient loin d’être adéquates. En fait, mon existence même lui démontrait qu’il était nul comme parent. Et, à vrai dire, il l’était. Sans tenir compte de ma mère, laisser tomber des bébés n’est pas une conduite acceptable – en fait, la simple idée d’abandonner des bébés à sa garde est particulièrement irresponsable. Mais je me suis aussi enfuie de chez elle.

« Je n’aurais pas pu grandir autrement. » Mes grands-parents. Les Vallées. La maison. « Vraiment. Il y avait tant à aimer. Je n’aurais pas pu avoir une meilleure enfance.

— Bientôt, je t’emmènerai voir mon père, peut-être aux petites vacances », a-t-il dit. Il a signalé qu’il allait tourner et nous nous sommes engagés entre deux ormes, tous deux mourants, sur une allée de gravier qui crissait sous les roues de la voiture. C’était Arlinghurst. Nous étions arrivés.

C’est une grande et belle demeure victorienne, majestueusement dressée au centre de son domaine. Mais l’endroit avait une odeur d’école – craie, chou bouilli, désinfectant, sueur. Dès le début, j’ai dû me battre pour suivre le cours de chimie. La directrice était bien élevée et distante. Elle n’a pas autorisé mon père à fumer, ce qui l’a désarçonné. Ses chaises étaient trop basses. J’ai eu du mal à m’extraire de la mienne. Mais rien de cela n’aurait eu d’importance s’il n’y avait eu l’emploi du temps qu’elle m’a tendu. D’abord, il y avait trois heures de sports d’équipe chaque jour. Ensuite, l’éducation religieuse et artistique était obligatoire. Et enfin j’avais le choix entre chimie ou français et entre latin ou biologie. Les autres choix étaient très simples, du genre physique ou économie et histoire ou musique.

Dans Le Vagabond de l’espace , Robert Heinlein dit que les seules choses qui valent le coup d’être étudiées sont l’histoire, les langues et les sciences. À vrai dire, il ajoute les maths, mais honnêtement quelqu’un a oublié la partie mathématique de mon cerveau. Mor a tout pris. Cela dit, c’était la même chose pour toutes les deux : soit nous comprenions instantanément, soit on pouvait aussi bien se servir d’une chignole pour nous l’enfoncer dans la tête. « Comment voulez-vous comprendre le calcul booléen si vous avez encore des problèmes pour faire des divisions ? » demandait mon professeur de mathématiques, au désespoir. Mais les diagrammes de Venn sont faciles, alors que les divisions longues restent un casse-tête. Le plus dur, ce sont les problèmes où les gens font des choses absurdes sans aucune raison. J’avais tendance à oublier la solution pour me demander pourquoi des gens voudraient à tout prix savoir à quelle heure deux trains se croisaient (des espions ?), étaient si regardants sur les plans de table (des gens récemment divorcés ?), ou – ce qui me reste à ce jour incompréhensible – faisaient couler un bain sans fermer la bonde.

L’histoire, les langues et les sciences ne me posaient pas autant de problèmes. Quand on a besoin des maths dans les matières scientifiques, c’est toujours logique, et en plus on vous laisse utiliser une calculette.

« J’ai besoin d’étudier le latin et la biologie ainsi que le français et la chimie, ai-je dit en levant les yeux de l’emploi du temps. Mais je n’ai pas besoin de l’éducation artistique ou religieuse, ce doit donc être facile à arranger. »

À ces mots, la directrice est montée sur ses grands chevaux, parce que manifestement les emplois du temps étaient sacrés ou quelque chose comme ça. « Il y a plus de cinq cents filles dans cette école, me proposez-vous de les déranger toutes pour vous complaire ? »

Mon père, qui avait sans doute aussi lu Heinlein, m’a soutenue. Entre Heinlein et une directrice d’école, le choix est simple. Nous avons fini par parvenir à un compromis aux termes duquel je renonçais à la biologie si je prenais trois des autres matières, ce qui pouvait s’arranger avec un peu de mélange entre les classes. Je suivrais la chimie avec une autre classe, mais je m’en fichais. J’avais suffisamment le sentiment d’avoir gagné pour consentir à visiter mon dortoir et à rencontrer mon professeur principal et mes « nouvelles amies ».

Mon père m’a embrassée sur la joue pour me dire au revoir. Je l’ai regardé par la porte d’entrée et l’ai vu s’allumer une cigarette à la seconde où il s’est trouvé en plein air.

Vendredi 7 septembre 1979

Cette histoire de campagne avait tout d’une mauvaise blague.

Enfin, c’était vrai, en un sens. Arlinghurst se dresse isolée au milieu de ses terrains de sport, entourée de champs. À trente kilomètres à la ronde il n’y a pas un pouce de terre qui ne soit pas exploité. Il y a des vaches, d’affreuses créatures stupides, noires et blanches comme des jouets, pas rousses comme les vraies vaches que nous avions vues en vacances. (Comment ça, une vache rousse ? Personne n’avait envie de parler à celles-là.) Elles tournent dans les prés jusqu’à l’heure de la traite, puis elles regagnent en file indienne la cour de la ferme. J’ai découvert cet après-midi, quand on m’a laissée me promener dans le domaine, que ces vaches sont idiotes. Bovines. Je connaissais le mot, mais je n’avais pas tout à fait compris à quel point il pouvait être littéral.

Je viens des Vallées galloises. Ce n’est pas pour rien qu’elles portent ce nom. Ce sont d’étroites vallées glaciaires aux parois abruptes, sans beaucoup de terrain plat au fond. Il y en a comme ça dans tout le pays de Galles. La plupart ne sont peuplées que d’un millier de personnes, avec quelques fermes et une église. C’est tout ce à quoi elles peuvent subvenir naturellement. La nôtre, Cynon Valley, comme ses voisines, a une population d’environ cinq cents personnes qui vivent dans des maisons victoriennes mitoyennes étagées à flanc de coteau, collées les unes aux autres avec à peine la place entre elles de faire sécher du linge. Les bâtiments et les gens sont entassés, comme dans une ville, ou pire, sauf que ce n’en est pas une. Mais en dehors des rangées de maisons, c’est sauvage. Et même au milieu d’elles, vous pouvez toujours lever les yeux.

Vous pouvez « lever les yeux vers les collines d’où vous vient l’aide »… un psaume qui m’a toujours paru aller de soi. Les collines étaient magnifiques, elles étaient vertes et il y avait des arbres et des moutons, et elles étaient toujours là. Elles étaient sauvages, dans le sens où n’importe qui pouvait y aller à tout moment. Elles n’appartenaient à personne, contrairement à la campagne plate et clôturée qui entourait l’école. Les collines étaient à tout le monde. Et même au fond des vallées il y avait des rivières, des forêts et des ruines, laissées par les fonderies qui avaient fermé, par les industries qui avaient été abandonnées. Sur les ruines avaient poussé des plantes qui étaient retournées à l’état sauvage, puis les fées s’étaient installées. Ce que nous pensions qu’il arriverait à la Phurnacite s’était effectivement passé. Cela avait simplement pris un peu plus longtemps que nous ne l’avions imaginé.

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