Robert Silverberg - Le règne de la Terreur
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- Название:Le règne de la Terreur
- Автор:
- Издательство:Robert Laffont
- Жанр:
- Год:2004
- Город:Paris
- ISBN:2-221-09854-4
- Рейтинг книги:5 / 5. Голосов: 1
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Oui. Au bout de dix minutes de ce régime, Demetrius se ratatinerait dans ses sandales dorées, il en mouillerait de peur sa tunique pourpre. Il se retrancherait dans son palais pour s’y terrer au milieu de ses jouets, ses maîtresses, ses lions et ses tigres apprivoisés. Pendant ce temps, les procès pourraient avoir lieu, les scélérats seraient rapidement déclarés coupables de leurs détournements de fonds et de leurs malfaisances avant d’être exilés dans quelques provinces perdues au fin fond de l’Empire…
Exilés ?
L’exil serait peut-être risqué, songea Torquatus. Les exilés reviennent parfois au pays, pour se venger…
Il serait sans doute plus prudent d’envisager quelque chose de plus radical que l’exil.
Il continua d’écrire. La liste s’allongeait. Apollinaris serait fier de lui. Lui qui ne cessait de faire référence à l’ancien temps, comment tout allait mieux à l’époque de la République, lorsque des hommes stoïques et fermes tels que Caton l’Ancien, Furius Camillus ou Aemilius Paulus se posaient en véritables exemples de discipline et d’abnégation pour la nation tout entière. « L’Empire a profondément besoin d’être purifié », aimait à dire Apollinaris : Torquatus l’avait entendu répéter cela un bon millier de fois. Et c’était ce qui serait fait. Lorsque le comte rentrerait de Gaule, de Lusitania, quel que fut l’endroit où il se trouvait en ce moment, il pourrait constater que cette purification tant attendue était en train d’avoir lieu.
Ils doivent tous mourir, songea-t-il : tous ces parasites qui entourent l’empereur, ces chenilles qui se nourrissent sur le dos de l’État.
Dès son arrivée à Ostie à bord du navire marchand qui l’avait amené depuis Tarraco, Apollinaris se rendit compte qu’il se passait quelque chose d’étrange à Rome. Le rituel familier qui voyait les douaniers du port monter à bord, toucher leur pot-de-vin avant de présenter des déclarations superficielles de taxes n’eut pas lieu. Au lieu de cela, il y eut une fouille en règle, six hommes portant l’uniforme noir et or de la Trésorerie impériale inspectèrent la cargaison du navire de fond en comble en faisant un recensement précis de ce qu’il contenait, pièce par pièce.
Théoriquement, toute marchandise importée en Italie depuis les provinces était soumise à une taxe douanière. En pratique, les inspecteurs des douanes, ayant payé une commission conséquente au secrétariat de leur département pour obtenir leur poste, écrémaient une grosse portion des revenus douaniers en ne laissant à la Trésorerie impériale que les miettes de la somme légitime versée. Tout le monde était au courant, mais personne ne semblait s’en soucier. Apollinaris lui-même désapprouvait ce genre d’arrangement, même s’il ne comprenait pas pourquoi le transfert de marchandises d’une partie de l’Empire à une autre devait être soumis à des taxes douanières. Mais les dessous-de-table versés aux inspecteurs des douanes n’étaient qu’une des nombreuses pratiques en vigueur dans un régime impérial qui avait désespérément besoin de réformes et, de toute façon, il ne s’était jamais vraiment intéressé de près aux affaires des marchands et des armateurs.
Mais aujourd’hui, les procédures ralentissaient le débarquement de manière inhabituelle. Il fit appeler le capitaine du navire quelques instants plus tard pour lui demander ce qui se passait.
Le capitaine, livide de consternation et d’indignation, n’en était pas vraiment sûr. Il s’agissait de nouvelles procédures, disait-il. Quelques changements de politique au sien du Département des douanes, c’était tout ce qu’il savait.
Apollinaris se dit que cela devait avoir un lien avec l’important déficit financier de l’État dont Torquatus lui avait fait part : l’empereur, gravement à court d’argent, avait donné l’ordre à ses fonctionnaires d’augmenter les rentrées d’argent pour l’État. Mais il réalisa que la chose n’avait pas vraiment de sens. Demetrius, jusqu’à présent, ne semblait jamais avoir réalisé qu’il pût y avoir un lien entre les rentrées d’argent de l’État et les dépenses impériales. Non, ce devait être le fait de Torquatus, songea Apollinaris : une de ses « mesures drastiques » qu’il avait mises en place pour remettre de l’ordre.
D’Ostie, Apollinaris se dirigea directement vers la villa qu’il avait gardée le long de la Via Flaminia, au nord des murs de la ville. Il l’avait confiée à son frère cadet Romulus Claudius Apollinaris pendant ces cinq années d’absence, et il fut heureux de constater que, bien que souvent absent de Rome durant cette période et vivant aujourd’hui en Ombrie, Romulus Claudius s’en était bien occupé, comme si son frère était susceptible de l’utiliser à tout moment.
Le chemin du retour l’obligea à passer par le centre de la ville. Il était bon de retrouver Rome, de revoir les anciens bâtiments, les témoignages de deux mille ans d’histoire à chaque coin de rue, les murs en marbre des temples et des bureaux gouvernementaux dont certains remontaient à Augustus et Tiberius, patinés par des siècles de rénovations, les immeubles médiévaux, solides et un peu rudes, les décorations de leurs façades vibrant sous l’effet du soleil, les nouveaux bâtiments de la Décadence avec leurs étranges parapets, leurs contreforts proéminents et leurs ailes qui se projetaient brusquement, comme celles d’un gigantesque hanneton prêt à prendre son envol. Comme il était bon de retrouver tout cela ! Même la chaleur le remplissait de joie. C’était le mois de Julius, chaud et humide, une époque de l’année où la rivière est basse, trouble, charriant un limon jaunâtre. Le jour, la chaleur serrait la ville dans line tenaille. On entendait au loin des grondements de tonnerre… un craquement sec, des éclairs, mais pas de pluie, le grondement sinistre des dieux distraits. Un relent putride flottait dans l’air. Durant tout le temps passé dans les villes mineures des provinces occidentales, il avait oublié à quel point Rome sentait mauvais en été. Rome était la cité la plus grandiose de toutes et de tout temps, mais on ne pouvait ignorer son odeur à cette époque de l’année, les effluves d’un million d’habitants, de leurs déjections, de leurs déchets, de la sueur d’un million d’individus. C’était un homme délicat. Il détestait la chaleur, la puanteur, la saleté, la poussière. Et pourtant, pourtant… c’était Rome et il n’y avait aucune ville semblable au monde !
Lorsque Apollinaris arriva chez lui, il fit prévenir Torquatus de son retour et l’informa qu’il serait heureux de le rencontrer le plus tôt possible. Un messager revint aussitôt pour lui dire que Torquatus l’invitait à dîner chez lui le soir même.
Ce n’était pas vraiment un plaisir pour lui. Apollinaris, malgré son intérêt scolaire pour les vertus stoïques de la Rome républicaine, était un homme civilisé et cultivé qui appréciait les bons vins et la cuisine inventive. Son collègue était d’un tout autre acabit, c’était plus un Romain à l’ancienne dans son mépris affiché pour le confort et le luxe – quelqu’un de laborieux, au tempérament glacial, n’éprouvant pas le moindre intérêt pour la cuisine ou les vins, la littérature ou la philosophie, dont le seul plaisir, finalement, consistait à chasser le sanglier dans les forêts enneigées des provinces nordiques.
Mais, ce soir, la table de Torquatus était adaptée aux goûts d’Apollinaris, avec son lot de vins, de sorbets et un superbe plat de résistance composé de gibier épicé. Il n’y avait pas de divertissements particuliers – des danseurs et des musiciens n’auraient pas été appropriés pour une soirée de ce type –, ils se retrouvèrent donc seuls à table. Apollinaris ne s’était jamais marié et la femme de Torquatus, que l’on voyait rarement en public, était absente de sa propre demeure ce soir-là.
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