Robert Silverberg - Le règne de la Terreur

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Torquatus répondit en reniflant : « Et votre responsabilité, Cestius, vous en faites quoi ? Quand bien même cela devrait vous coûter votre tête, votre tâche consiste précisément à empêcher l’empereur de trop dépenser. Sinon, à quoi bon avoir un préfet du Fiscus ? Et vous, Silanus ? De quel droit avez-vous prêté à Cestius ces trente et un millions ? On ne vous demandait pas de contrer l’empereur mais simplement de dire non à Cestius. Ce que vous n’avez pas fait. Etait-il plus important pour vous de sauver le cou de votre ami que de préserver les finances de l’Empire, ce à quoi vous vous êtes engagé lorsque vous avez prêté serment ? »

Silanus, honteux, s’abstint de répondre. Torquatus reprit la parole : « Dois-je demander vos démissions ?

— Vous pouvez avoir la mienne, si c’est ce que vous voulez, dit Cestius.

— La mienne aussi, dit Silanus.

— Oui. Bien sûr. Et qui trouverai-je pour vous remplacer ? Vous êtes les seuls à être compétents dans toute notre administration, même si vous n’êtes pas d’une grande utilité. Mais au moins, vous tenez vos comptes honnêtement… j’espère que je ne me trompe pas ? Le déficit n’est tout de même pas plus important que ce qui est inscrit dans vos livres ?

— Les comptes sont justes, dit Silanus, d’un ton sec.

— Remercions les dieux au moins de cela. Non, gardez vos fonctions. Mais désormais, je tiens à avoir des rapports d’une tout autre nature. Je veux les noms des ordonnateurs des dépenses. Une liste détaillée : les chefs de départements, ceux qui encouragent l’empereur dans ses folies, ceux qui signent les autorisations de dépense que vous êtes si prompts à accepter tous les deux. Et je ne veux pas seulement les chefs de département, mais tous ceux qui ont l’autorité de refuser ces dépenses et qui s’appliquent ouvertement à ne pas le faire. »

Les deux préfets ouvrirent des yeux horrifiés.

« Les noms ? demanda Cestius. De tous ces gens ?

— Leurs noms, oui.

— Pour les réprimander ?

— Pour les retirer de leurs fonctions, dit le consul. Ils seront tous écartés, nous commencerons par les pires, mais nous finirons par nous débarrasser d’eux jusqu’au dernier. Puisque nous ne pouvons contrôler l’empereur, nous contrôlerons ceux qui le servent. Je veux une première liste dès demain après-midi. » Torquatus leur fit un signe pour les congédier. « Non, tout compte fait, je veux cette liste dès demain matin », dit-il, alors qu’ils atteignaient la porte.

Mais il n’avait pas l’intention d’attendre aussi longtemps pour établir sa propre liste. Il connaissait déjà les noms des premières victimes de cette purge : l’entourage immédiat de l’empereur, son petit groupe parasitaire de flagorneurs, de lèche-bottes, de sangsues qui gravitait autour de lui jour et nuit, poussant le ridicule Demetrius vers des summums d’imprévoyances grotesques toujours plus importantes tout en se remplissant les poches des pièces d’or qui ne manquaient pas de s’éparpiller çà et là.

Il connaissait leurs noms, la plupart en tout cas. Les officiels du cubiculo , la suite immédiate de l’empereur, ses valets, serviteurs et autres maquereaux, dont la plupart jouissaient de fortunes conséquentes, qui quittaient le palais tous les soirs pour rejoindre leur propres palais luxueux : il y avait Polybius et Hilarion – deux Grecs, songea-t-il, en pinçant les lèvres de dégoût – et l’Hébreu, Judas Antonius Soranus, le secrétaire privé, Status, le cordonnier royal, Claudius Nero, qui fabriquait ces fabuleuses chaussures incrustées de pierres précieuses que Demetrius refusait de porter plus d’une fois, le médecin de la cour, qui prescrivait au monarque des remèdes aux prix exorbitants, en prenant sa marge directement auprès des fabricants – comment s’appelait-il déjà, Mallo, Trallo, ou quelque chose dans le genre ? – et l’architecte, Tiberius Ulpius Draco, le ministre des Travaux publics, qui avait bâti tant de palais inutiles pour l’empereur avant de les faire détruire pour en reconstruire d’autres encore plus imposants.

Non, Draco était mort un ou deux ans plus tôt, sans doute rongé par la honte de ses entreprises, car d’après le souvenir que gardait Torquatus de lui, c’était tout compte fait un homme honorable. Il restait cependant de nombreux noms pour compléter la liste. Petit à petit, au cours de l’heure qui suivit, Torquatus ajouta des noms jusqu’à en avoir une soixantaine. C’était un bon début. Sa colère augmentait tandis qu’il contemplait leurs péchés. Une colère froide, car c’était un homme glacial de nature.

Au bout de vingt ans, il était temps, et grand temps, de mettre un terme aux dépenses imbéciles de Demetrius, avant qu’il n’entraîne avec lui l’Empire à sa perte. Qu’importent les risques, Torquatus avait bien l’intention de se dresser en travers du chemin de l’empereur. Il avait dans le sang sa loyauté envers l’Empire. Un certain Torquatus avait déjà été consul sous Marcus Aurelius et un autre sous Diocletianus, et bien d’autres Torquatus encore à travers l’histoire ; il était le Torquatus de cette ère, le consul Marcus Larcius Torquatus, son nom s’ajoutant à cette prestigieuse lignée. Les autres Torquatus le contemplaient du haut de l’histoire. Il savait qu’il devait sauver Rome en leur honneur.

Cette ville, cet empire, songea-t-il, auquel nous devons cette loyauté, fait partie intégrante de nos vies, depuis plus de deux mille ans.

L’espace d’un instant, il se dit que la meilleure tactique serait de réunir cinq ou six acolytes de l’empereur et de se débarrasser d’eux un à un, sans que l’empereur s’en rende compte, mais il réalisa rapidement que c’était une mauvaise approche. Il fallait les prendre tous en même temps, d’une seule traite, comme Apollinaris avait fait avec les provinces. Hors du palais et tout droit en prison : apporter une solution immédiate au problème. Oui. Telle était la méthode à suivre.

Il imagina la conversation avec l’empereur qui s’ensuivrait.

« Où sont passés mes chers amis ? Où est passé Statius ? Et Hilarion ? Qu’est donc devenu Claudius Nero ?

— Ils ont tous été mis aux arrêts, Majesté. Pour crimes contre l’Etat. Notre situation est devenue tellement précaire que nous ne pouvons nous permettre le luxe de leur présence au sein du palais.

— Mon docteur ! Mon cordonnier !

— Ils menacent le bien-être de la nation, César. Ils sont devenus dangereux au plus haut point. J’ai envoyé des espions au sein de la population, dans les tavernes, on y parle de révolution. On dit que les routes, les ponts et les bâtiments publics ne sont plus entretenus, qu’il n’y a plus d’argent pour la plèbe, que la guerre menace à tout instant dans les provinces… et que l’empereur doit être destitué avant que les choses n’empirent.

— Destitué ? L’empereur ? Moi ?

— Ils réclament la république. »

Ce à quoi Demetrius répondrait en s’esclaffant : « La république ! Les gens réclament le retour de la république depuis plus de mille huit cents ans ! Ils disaient déjà cela sous Augustus, dix minutes après l’avoir abolie. Ils ne le pensent pas vraiment. Ils savent bien que l’empereur est le père de la nation, leur prince bien-aimé, la présence essentielle qui…

— Non, Majesté, cette fois-ci, ils le pensent vraiment. » Et Torquatus ferait à l’empereur un exposé saisissant, terrifiant de ce qu’une révolution impliquerait, en gonflant le tableau comme il savait si bien le faire, les soulèvements dans les rues, la traque des sénateurs, certains assassinés dans leur propre lit, et par-dessus tout, le massacre de la famille impériale, les bains de sang, les pillages des musées impériaux, les incendies des palais et des bâtiments gouvernementaux, les profanations des temples. L’empereur lui-même, Demetrius II Augustus César, crucifié au Forum. Ou encore mieux : crucifié la tête en bas, à pendre jusqu’à ce que la tête lui tourne, tandis que la plèbe lui lancerait des pierres, voire des lances…

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