Greg Bear - L'envol de Mars

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L'envol de Mars: краткое содержание, описание и аннотация

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Vint le jour où la jeune République martienne voulut prendre son indépendance contre la volonté d’une Terre au faîte de sa puissance. Dans cette page d’histoire, Casseia Majumdar, étudiante rebelle, puis condamnée pour haute trahison, réhabilitée, élue Présidente de Mars, devait jouer un rôle déterminant. Voici le journal, complet et inexpurgé, de l’une des héroïnes les plus controversées de l’histoire de Mars et de tout le Système solaire, qui rapporte comment Mars prit son envol. Bien au-delà des limites du Système solaire…

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Les sacs à vapeur n’avaient pas été rechargés ni filtrés depuis un bon moment, et la douche n’améliora pas beaucoup notre odeur. L’eau ne suffisait pas à nous débarrasser du sable collant. Nous étions tous couverts de plaques roses ou orangées. Demain, nous aurions de vilaines marques partout.

Trois heures passèrent, sans que nous ayons appris grand-chose. Les gardes restaient en combinaison pour éviter la poussière. Ils avaient retiré toute marque distinctive et refusaient de nous dire leurs noms. Le sympathisant étatiste devenait de plus en plus sombre à mesure que les heures passaient. Puis il se mit à tripoter nerveusement son fusil. Il fit mine, en sifflotant, de le démonter puis de le réassembler. Finalement, son ardoise bourdonna et il répondit.

Après quelques grognements d’assentiment, il fit sortir sa collègue de la chambre. Je me demandais ce qu’ils allaient faire quand elle serait partie.

Ils n’étaient quand même pas stupides à ce point.

Avec mes camarades, nous échangeâmes quelques mots à voix basse. Nous n’avions plus aussi peur. Nous ne pensions plus que nous allions être exécutés sommairement. Mais le sentiment d’isolement que nous éprouvions maintenant devenait insupportable. Transis de froid, nous retombâmes dans le silence.

Le chauffage était réglé au minimum, et nous n’avions toujours pas de vêtements. Les trois garçons en souffraient plus que Felicia et moi.

— Il fait froid, ici, dis-je au sympathisant.

Il semblait d’accord, mais ne fit rien.

— Assez froid pour nous rendre malades, renchérit Oliver.

— C’est vrai, fit le sympathisant.

— Il faudrait leur trouver quelque chose à se mettre, déclara le Caribéen.

— Non, refusa le sympathisant.

— Pourquoi ? demanda Chao.

Felicia avait renoncé à se couvrir avec ses mains.

— Vous nous avez causé pas mal d’ennuis. Pourquoi vous ferions-nous une faveur ?

— Ce sont des êtres humains, mon vieux, lui dit le Caribéen.

Il n’était pas très vieux, douze ou treize ans au maximum. Sans doute venait-il d’immigrer. Son accent antillais était encore très fort.

Le sympathisant secoua la tête en plissant les yeux d’un air hésitant.

C’est gagné, me dis-je. Avec des rigolos pareils, les étatistes n’ont pas une seule chance. Mais je n’étais pas tout à fait convaincue.

Nous passâmes dix heures dans ce dortoir, nus et transis, à nous gratter frénétiquement.

Je dormis un peu et rêvai d’arbres si hauts qu’ils n’entraient sous aucun dôme. Ils plongeaient leurs racines, sans protection, dans le sol rouge de Mars. C’étaient les séquoias des sables gluants, hauts de plus de cent mètres, et ils étaient entretenus par des enfants nus. J’avais déjà fait ce rêve. Il me donnait un immense sentiment de bien-être. Puis je me rappelai que j’étais prisonnière.

Le Caribéen me toucha l’épaule. Je roulai de côté sur le mince tapis de sol. Il détourna les yeux devant ma nudité et serra les lèvres.

— Je voulais que vous sachiez une chose, me dit-il. Je ne pense pas tout à fait comme eux. Dans mon cœur, je suis un vrai Martien. C’est mon premier poste ici, vous comprenez ?

Je regardai autour de moi. Le sympathisant n’était pas là.

— Trouvez-nous des vêtements, lui dis-je.

— Vous avez fait sauter les voies. Ces gens-là ne sont pas contents du tout. Je vous dis ça pour que vous ne pensiez pas que je marche avec eux quand ça va chier. Ils n’arrêtent pas d’aller et venir dans les galeries. Je crois qu’ils sont morts de trouille.

De quoi pouvaient-ils avoir peur ? Les LitVids s’étaient-ils emparés du cas de Gretyl – qu’elle soit blessée ou morte – pour grossir notre cause ?

— Pouvez-vous faire parvenir un message à mes parents ?

— L’autre, Rick, est parti, fit le Caribéen en secouant la tête. Il est allé retrouver les autres. Je suis tout seul ici.

— Qu’est-il arrivé à Gretyl ?

Il secoua de nouveau la tête.

— J’ai pas entendu parler d’elle. Le peu que j’ai vu, ça m’a rendu malade. Tout le monde est dingue, ici. Pourquoi elle a fait ça ?

— Pour prouver quelque chose.

— Et ça valait la peine de risquer sa vie ? fit le Caribéen en fronçant les sourcils. Tout ça, c’est de la petite histoire. Personne n’est important. Sur la Terre…

Le sang me monta à la tête.

— Écoutez, nous ne sommes ici que depuis un siècle terrestre, et je sais que notre histoire n’est rien, comparée à celle de la Terre, mais vous êtes un Martien, à présent, ne l’oubliez pas. Il s’agit d’une affaire de corruption et de magouilles politiques. Si vous voulez mon avis, ils marchent la main dans la main avec la Terre. Allez tous au diable !

Tu as vraiment l’air engagée, me dis-je. Quelques mauvais traitements pouvaient réaliser des merveilles.

J’avais réveillé les autres en élevant la voix. Felicia se redressa.

— Il n’a pas d’arme, fit-elle observer.

Oliver et Chao se mirent précautionneusement debout et s’époussetèrent les fesses, les muscles tendus, comme s’ils envisageaient de sauter sur le type.

Le Caribéen prit un air encore plus abject et misérable.

— Ne faites pas de connerie, dit-il, les bras écartés, la tête ballante.

La porte s’ouvrit à ce moment-là. Le sympathisant entra. Le Caribéen et lui échangèrent des regards. Le Caribéen secoua la tête en murmurant :

— Oh, putain.

Derrière le sympathisant entra un type aux cheveux noirs coupés court, vêtu d’une luxueuse redingote verte, serrée à la taille, dernier cri.

— Nous sommes détenus ici contre notre gré, accusa immédiatement Oliver.

— En état d’arrestation, fit l’homme à la redingote verte d’une voix joviale.

— Depuis plus de vingt-quatre heures. Nous exigeons d’être relâchés, insista Oliver en croisant les bras.

L’homme à la redingote sourit devant tant de présomption littéralement sans voile.

— Je m’appelle Ahmed Crown Niger, nous dit-il avec un accent pointu martien qui voulait imiter celui de la Terre et que l’on entendait rarement dans les MA. (Je présumai qu’il venait de Lal Qila ou d’une autre station indépendante du même genre. C’était peut-être un musulman.) Je représente les intérêts de l’État dans cette université, poursuivit-il. Je passe de salle en salle pour relever vos noms. J’ai besoin des coordonnées de votre famille et de votre MA. Il me faut aussi le nom de la personne que vous souhaitez contacter dans l’heure qui vient.

— Qu’est devenue Gretyl ? demandai-je.

Ahmed Crown Niger haussa les sourcils.

— Elle est vivante. Elle souffre de rose faciale aiguë, et ses poumons et ses yeux auront besoin d’un peu de chirurgie. Mais ce n’est pas cela qui m’amène. En vertu du code de district légal, vous êtes tous accusés de violation de propriété privée et de sabotage.

— Qu’est-il arrivé aux autres ? demandai-je.

Il m’ignora.

— Ces charges sont sérieuses, continua-t-il. Vous allez avoir besoin d’avocats. Bon Dieu ! aboya-t-il soudain en se tournant vers le sympathisant. Vous ne pourriez pas leur donner des vêtements ?

Lorsqu’il nous fit de nouveau face, il avait retrouvé son sourire charmeur.

— C’est dur de parler de leurs droits aux gens quand ils sont tout nus, expliqua-t-il.

Trente hommes et femmes armés, autant de représentants des Lit-Vids, la chancelière Connor et le gouverneur Dauble en personne se tenaient dans le grand réfectoire. Connor, Dauble et leur entourage étaient à bonne distance des étudiants récalcitrants. Nous étions en peignoir de bain près des entrées de service, les vingt-huit qui étions montés à la surface avec Gretyl et Sean. Nous étions des criminels pris sur le fait en plein sabotage. Ceux qui étaient restés derrière sous les dômes retranchés avaient également été capturés. Dauble et Connor s’apprêtaient à célébrer leur victoire dans les LitVids à travers la Triade tout entière.

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