Clifford Simak - À chacun ses dieux

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À chacun ses dieux: краткое содержание, описание и аннотация

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2185. Quand Witney commence le journal que poursuivront ses descendants, il ne reste plus sur Terre qu'une poignée d'humains. Que s'est-il passé ? Aucun cataclysme, aucune épidémie, rien ne vient expliquer que plus de huit milliards d'individus aient tout simplement comme par magie, disparu... Quelques Blancs désemparés, quelques Indiens retournés avec soulagement au mode de vie de leurs ancêtres, essaient de donner un nouveau départ à l'humanité. Il y a aussi les robots : les uns, devenus sauvages, se livrent à des activités occultes, d'autres mènent une vie monastique, maintenant une institution oubliée des hommes... Pendant ce temps, ailleurs, très loin, au cœur de la galaxie, veille un mystérieux "Principe "...

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Voici le second : nos vies sont devenues beaucoup plus longues. D’une manière étrange que personne ne prétend comprendre, le processus de vieillissement – s’il n’a pas totalement cessé – a été ralenti. Je n’ai pas semblé vieillir du tout ces cinquante dernières années, et les autres non plus. Si j’ai quelques cheveux blancs de plus, je n’arrive pas à les trouver, et si je marche un peu plus lentement après ces cinquante ans, je ne m’en rends pas compte. J’avais alors soixante ans. J’ai toujours soixante ans. Les enfants atteignent l’age adulte en temps normal, mais une fois qu’ils l’ont atteint, le vieillissement semble s’arrêter. Nos petits-enfants (les jumeaux aux vingt et un ans desquels nous avions assisté il y a un demi-siècle) ont toujours vingt et un ans. Du point de vue de l’aspect physique, ils paraissent le même âge que leurs enfants et leurs petits-enfants – ce qui est parfois déconcertant pour quelqu’un qui, comme moi, a vécu toute sa vie en assistant au vieillissement et avec la perspective de vieillir lui-même. Mais, même si c’est déconcertant, je n’ergote pas car nous avons bénéficié en même temps de l’arrêt du vieillissement et d’une incroyable bonne santé. C’était quelque chose qui nous avait inquiété au début : une fois tous les autres partis, que ferions-nous si nous tombions malades, comment trouver les médecins, comment se faire soigner ? Heureusement peut-être, la période pendant laquelle une femme est capable d’avoir des enfants reste sensiblement la même qu’avant la prolongation de notre espérance de vie. Le système reproducteur féminin épuise apparemment sa réserve potentielle de fécondité en une trentaine d’années, comme autrefois.

Il ne fait aucun doute que la disparition de la race humaine et l’arrêt du vieillissement doivent être liés d’une façon ou d’une autre. Et, si nous ne pouvons tous qu’être reconnaissants de cette vie plus longue et peut-être aussi de ne plus avoir à subir les pressions sociales qui provenaient de la surpopulation de la planète, ceux d’entre nous qui sont le plus enclins à la réflexion s’inquiètent parfois des implications possibles de tout cela. Nous réfléchissons, allongés sur nos lits, sans dormir au cœur de la nuit, et bien que le choc se soit atténué avec le temps, nous sommes parfois effrayés.

C’est ainsi qu’en ce matin d’août de la fin du XXIIe siècle après la naissance de Jésus, je commence ce journal dans lequel je noterai en détail mes souvenirs sur ce qui s’est passé. C’est une tâche dont quelqu’un doit se charger, et en tant que membre le plus âgé de cette maison puisque je suis dans ma 110e année chronologique, il me semble qu’il est tout à fait normal et approprié que ce soit ma main qui écrive. Sans un journal de ce type, écrit tandis que la mémoire humaine est encore suffisamment fidèle, ce qui est arrivé à notre race deviendrait un mythe avec le temps…

2.

Il n’arrivait pas à oublier ce dernier ours, mais, bizarrement, il n’arrivait pas non plus à se rappeler exactement ce qui s’était passé. Il avait sans cesse pensé à tout cela ces derniers jours, essayant de se souvenir, d’être sûr, mais il n’approchait pas plus d’une réponse qu’auparavant. La bête avait surgi de l’intérieur d’un profond lit de rivière. Elle l’avait surpris alors qu’il n’était pas sur ses gardes et qu’il n’avait aucune chance de pouvoir fuir puisqu’elle était trop près. Sa flèche n’avait pas tué l’ours, il en était sûr, il avait eu peu de temps pour tirer et elle était mal placée. Et pourtant, l’ours était mort, tombant en avant jusqu’à presque lui glisser sur les pieds. Au cours de la fraction de seconde précédant la mort de l’animal, il s’était produit quelque chose – et c’était cela dont il n’arrivait pas à se souvenir. Il était sûr qu’il s’agissait de quelque chose qu’il avait fait, mais il n’avait pas la moindre idée de ce que cela pouvait être. À certains moments, la réponse avait presque réussi à atteindre son être conscient, avant d’être rejetée au plus profond de son esprit, comme s’il s’agissait de quelque chose qu’il n’était pas sensé savoir, qu’il valait mieux qu’il ne sache pas, quelque chose que les profondeurs cachées de son cerveau voulaient qu’il ignore.

Il laissa tomber son sac à côté de lui et appuya son arc contre. Il regarda la grande vallée aux teintes automnales qui s’étendait devant lui, les falaises qui la bordaient et le confluent des deux fleuves. Tout était exactement comme le lui avait décrit le groupe de chasseurs de bisons qu’il avait rencontré sur les immenses hauts plateaux, il y avait presque une lune. Il se sourit à lui-même en pensant à eux. C’étaient des gens agréables. Ils lui avaient demandé de rester, et il avait failli le faire. Il y avait une fille qui avait ri avec lui, d’un profond rire de gorge, et un jeune homme qui avait posé sa main sur son bras, comme un frère. Mais, finalement, il n’avait pas pu rester.

Le soleil s’élevait dans le ciel, et les érables qui bordaient la falaise la plus éloignée, touchés par ses rayons, s’enflammèrent et devinrent pourpre et or. Et là, sur le promontoire rocheux qui surplombait le confluent des deux fleuves, se trouvait l’énorme bloc de maçonnerie aux nombreuses et larges cheminées pointées vers le ciel dont ils lui avaient parlé.

Le jeune homme porta à ses yeux la paire de jumelles qui pendait sur sa poitrine. Le mouvement que fit la courroie dérangea les griffes d’ours de son collier qui cliquetèrent.

Jason Whitney termina sa promenade matinale et se dit que c’était la meilleure qu’il eût jamais faite – mais il savait que c’était ce qu’il se disait tous les matins en remontant la pente douce qui menait au patio, tandis qu’une bonne odeur d’œufs et de bacon frits provenait de la cuisine où Thatcher les faisait cuire. Mais c’était vraiment un matin très agréable, se répéta-t-il. Il avait fait si frais, avec une toute petite pointe de froid avant que le soleil levant ne la fasse disparaître. Et les feuilles, pensa-t-il, les feuilles étaient splendides en ce moment ! Il s’était tenu à la pointe des rochers et avait contemplé les fleuves. Ils étaient d’un bleu plus profond que d’habitude, peut-être pour compléter les teintes automnales au milieu desquelles ils coulaient. Un vol de canards était passé au-dessus des terres basses, frôlant la cime des arbres. Il avait aperçu un élan, entré jusqu’aux genoux dans l’une des petites mares qui pullulaient dans la plaine inondée, la tête plongée dans l’eau pour se nourrir de nénuphars. Et, quand l’animal avait redressé la tête, il avait vu l’eau ruisseler en cascade de ses bois puissants. De l’endroit où il se tenait, Jason s’était imaginé entendre le bruit de cette cascade, bien qu’il sût parfaitement être trop loin pour cela.

Les deux chiens qui étaient venus avec lui l’avaient précédé et attendaient maintenant dans le patio, non pas son arrivée comme il eût aimé à le croire, mais leur assiette de nourriture. Le plus vieux, Bowser, avait lourdement et dignement marché à ses côtés pendant leur promenade dans la campagne, tandis que Rover, le chiot tout fou, avait obligé un écureuil matinal à se réfugier sur un arbre dans le bouquet de noisetiers et avait levé une compagnie de cailles dans un champ, au milieu des gerbes de maïs et des potirons.

La porte donnant sur le patio s’ouvrit et Martha sortit, portant les assiettes des deux chiens. Elle se baissa et les posa sur les pierres tandis que les deux bêtes attendaient respectueusement et poliment, les oreilles pointées en avant, agitant lentement la queue. Elle se redressa, sortit du patio et descendit la pente à sa rencontre. Elle l’embrassa et lui prit le bras, comme chaque matin.

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