David Brin - La jeune fille et les clones

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Sur Stratos, les femmes se reproduisent l'hiver par clonage. En été, les hommes entrent en rut et il faut les enfermer dans les Sanctuaires. Mais quelques-uns échappent à la police sexuelle et s'accouplent, proti pudor ! avec les femmes. Les « vars » qui naissent de ces unions sont élevés jusqu'à la puberté puis chassés du clan ; à eux d'en fonder un autre, s'ils peuvent.
Maia et Leie, sa soeur jumelle, se voient ainsi, très jeunes, réduites à explorer ce monde pastoral et le trouvent plutôt compliqué. Il y a des radicales qui militent pour les droits des hommes ; des Perkinites qui au contraire, pour les éliminer, proposent la parthénogénèse ; et même un visiteur venu des étoiles pour proposer à Stratos de réintégrer le Phylum. Quoi, il y aurait eu sécession ? Pourquoi tous ces mystères : la Porte à Enigmes, le Mur d'Images, le Grand Modeleur ? Et comment faire bouger les choses ?

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« Ça, c’est Renna tout craché », songea Maïa, effondrée. Cet étrange mélange de sophistication et de naïveté figurait au nombre de ses traits les plus charmants et les plus étranges.

— J’imagine que le nouveau lanceur de Botjelli en a fait changer quelques-unes d’avis ? releva-t-elle.

— C’est plus compliqué que ça. Un grand remue-ménage politique est en cours. Le Modeleur et les installations annexes suscitent bien des querelles.

« Tu parles ! Moi, je dirais que tu as une trouille verte ! »

— Pourquoi me racontez-vous tout ça ? s’étonna Maïa. Qu’avez-vous à fiche de ce que peut bien penser une var comme moi ?

— En temps normal, pas grand-chose, mais nous avons besoin de votre coopération. Vous devrez faire certaines choses…

— Sans blague ? s’esclaffa Maïa. Et qu’est-ce qui vous fait croire que je ferais quoi que ce soit pour vous ?

La réponse était toute prête. De sa manche, Odo tira une petite photo. Maïa la prit d’une main tremblante. On y voyait Brod et Leie debout près d’une énorme spirale de cristal : le lanceur de Botjelli. La jeune fille paraissait plongée dans la contemplation de la machine tandis que Brod lui montrait un document. Maïa discerna leur tension à leurs épaules un peu rentrées. Non loin d’eux, une bonne dizaine de femmes bavardaient ou posaient devant la photographe. Près d’un tiers étaient des clones de la matriarche assise en face de Maïa.

— Je pense que le sort de votre sœur et de son compagnon vril ne vous est pas indifférent. C’est ce qui m’incite à croire que vous vous montrerez coopérative. Pour commencer, poursuivit la femme sans paraître remarquer le regard brûlant de haine que Maïa braquait sur elle, ce soir, nous allons à l’Opéra.

Maïa ne fut pas complètement prise au dépourvu par l’élégance du décor. Elle était déjà allée plusieurs fois au Théâtre de la capitale par le truchement de la télé et des dramaclips. Petite fille, elle avait rêvé des robes somptueuses de ces riches clones, de l’aisance avec laquelle elles passaient d’un groupe à l’autre, intriguant derrière leur éventail.

Mais c’était une autre paire de manches, c’est le cas de le dire, que de se colleter pour de bon avec des agrafes, des lacets et des hectares de tissu houleux, autant de symboles du statut et de l’état de fortune de celle qui les portait, et de sa maison. Deux jeunes femmes de la ruche d’Odo vinrent aider Maïa à se préparer pour sa première soirée d’imposture. Elles disposèrent les manches bouffantes et le pantalon plissé de façon à camoufler ses cicatrices, mais Maïa refusa de se laisser maquiller. Odo prit son parti, pour des raisons à elle.

— Autant qu’on la reconnaisse, et un ou deux petits bleus y contribueront. Et puis elle a fière allure, comme ça, non ?

Maïa se tourna vers la psyché et resta interdite. Sa tenue mettait en évidence son nouveau corps de femme. Elle faisait bien quatre centimètres de plus, dans toutes les dimensions, que le poulet décharné qui avait quitté Port Sanger des mois auparavant. Mais c’était son visage qui avait le plus changé, de la fine cicatrice qui courait sous son oreille droite à sa chevelure lustrée, en passant par ses pommettes qu’avait fui toute rondeur enfantine. Surtout, ses yeux paraissaient juvéniles et innocents jusqu’à ce qu’on les regardât de plus près.

Sous l’arcade sourcilière de son père, qui commandait aux navires et aux tempêtes, ils exprimaient un curieux mélange de scepticisme et de sérénité.

C’était une nouvelle image d’elle-même. « Mais c’est la bonne, saignerie ! se dit-elle. Prends la vie comme elle vient. Et les Persimes n’ont qu’à bien se tenir ! » Seulement, elles tenaient la vie de Leie et de Brod entre leurs mains… Elle regarda Odo en souriant. « Tu as eu tort de me laisser voir ça. On va voir combien d’autres erreurs tu vas commettre. »

Le Grand Théâtre se dressait sur l’acropole, près du Temple et de la Bibliothèque. Des voitures à cheval, des litières à lugars et des limousines motorisées déposaient sur l’esplanade le public habituel des premières, la fine fleur de la société carienne : Prêtresses, Conseillères, juges et Savantes. Beaucoup de mères de grands clans étaient accompagnées de filles et de nièces clones, trop jeunes pour assumer le pouvoir, mais en âge de procréer et d’ailleurs escortées d’hommes portant la tenue de cérémonie de leurs guildes. Le gratin des hommes de Stratos, venus se faire courtiser et divertir.

Maïa observait tout cela d’une voiture qui avait amené Odo et six femmes de son âge, originaires de différents clans aristocratiques. Sous leur politesse glaciale transparaissait une haine ancestrale, issue d’un large spectre de fanatismes, mais ce qui faisait leur puissance s’enracinait beaucoup plus profondément dans le cœur de la société établie par Lysos.

Tous les regards et des chuchotements suivirent Maïa le temps qu’elle traverse l’esplanade, monte les marches, passe le portique ornementé, gravisse un fastueux escalier et entre dans une loge où Odo la fit asseoir sur le devant, bien en vue. La lumière s’éteignit heureusement très vite. Le chef d’orchestre leva sa baguette, et le spectacle commença.

C’était un opéra classique, Wendy et Faust, qui abordait le thème rebattu de la lutte éternelle entre le pragmatisme féminin et les aberrations périlleuses des mâles du temps jadis.

Sans doute ce drame avait-il été remonté sur l’instigation de certains partis politiques, dans le cadre d’une campagne de propagande contre la reprise de contact avec le Phylum. La présence de Maïa était destinée à témoigner son approbation.

À l’entracte, Maïa fut emmenée dans le foyer où des serveuses portaient des plateaux de boissons et de confiseries. Si son escorte n’avait tenu la vie de Leie et de Brod entre ses mains, elle aurait pu lui fausser compagnie… Elle ravala sa frustration et obéit à ses consignes avec un sourire de convenance. Elle prit la boisson pétillante que lui présentait une serveuse, une var qui regardait obséquieusement ses pieds.

Le sourire de Maïa s’élargit quand elle vit approcher deux personnages de connaissance : Naroïne, l’air déplacé dans sa robe noire, et Clevin, l’austère commodore de la guilde des Pinnipèdes. « Mon père », se dit Maïa. La réalité était si éloignée de ses rêves d’enfant qu’elle s’interrogeait sur ses véritables émotions. Puis elle vit la lueur de fierté qui s’alluma dans ses yeux gris quand il l’aperçut. Ils étaient accompagnés d’une sombre beauté aux yeux verts, énigmatiques, et d’une grande femme élégante, au visage intelligent délicatement charpenté sous ses cheveux d’argent, sobrement coiffés.

— Iolanthe ! s’exclama Odo. Quelle joie de vous voir reparaître en société. Les soirées étaient si ternes sans vous.

— La citadelle Nitocris pleure son ami de l’Extérieur, répondit posément la grande femme. Avoir fait un si long voyage pour ne rencontrer que la traîtrise et la mort…

— Une mort qu’il s’est donnée lui-même, remarqua Odo. Quelle ironie ! Les secours étaient tout proches. S’il avait su…

Maïa l’aurait tuée. Elle serra les dents et se contenta de saluer sobrement Naroïne et son père.

— Vous vous sentez donc délivrée de votre crime ? rétorqua Iolanthe. Nous trouverons d’autres témoins, nous obtiendrons d’autres dépositions. Une si large conjuration d’intérêts divergents ne peut tenir. Vous jouez un jeu dangereux, Odo.

— J’ai fait le sacrifice de mon existence. Aux macro-échecs, un camp peut perdre plusieurs reines et l’emporter quand même. C’est la vie.

— Mauvaise métaphore, lâcha laconiquement Clevin, à la surprise générale. Vous ne jouez pas au jeu de la Vie.

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