Orson Card - L'exode

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L'exode: краткое содержание, описание и аннотация

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Pour Nafai et ses compagnons, la page de Basilica est définitivement tournée. Quittant, sous la contrainte des événements, la quiétude de la cité des femmes, ils doivent à présent affronter le rude désert d’Harmonie. Commence alors pour eux un voyage de plusieurs années qui doit les mener jusqu’aux vaisseaux stellaires, synonymes de retour vers la Terre. Au cours de leur exode, jalousie et rancœur font leur apparition au sein de la communauté et le groupe menace de se désintégrer. En dépit des doutes et des difficultés qui jaillissent, Nafai continue de placer sa confiance et sa foi en Surâme. Mais que peut faire même le plus puissant des ordinateurs dieux lorsque la haine s’installe dans le cœur des hommes ?

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Sans l’avoir voulu, ils se retrouvèrent bientôt sur une piste parallèle à la route des caravanes et assez proche ; ils durent donc en revenir à la viande crue pour quelque temps. Puis un matin, Volemak sortit de sa tente, l’Index à la main, et déclara : « Surâme nous demande maintenant d’obliquer vers l’ouest et de traverser les montagnes jusqu’à la mer.

— Laissez-moi deviner, grinça Obring : de là, on ne verra aucune cité, c’est ça ? »

Personne ne lui répondit. Personne ne mentionna non plus son aventure près de la mer de Récur.

« Pourquoi vers l’ouest ? demanda Elemak. Nous avons à peine franchi la moitié de la vallée des Feux ; la route des caravanes ne se rapproche pas de la mer avant d’arriver à la mer de Feu, plein sud par rapport à nous. Nous allons nous éloigner énormément de notre piste en allant à l’ouest.

— Il n’y a pas de cours d’eau à l’ouest, dit Volemak.

— Non, en effet. Sinon, les caravaniers du coin les auraient découverts et s’en seraient servi. Des cités se seraient implantées dans la région.

— Néanmoins, reprit Volemak, nous obliquons vers l’ouest. Surâme dit que nous devrons nous arrêter et installer un camp de longue durée, planter et moissonner.

— Mais pourquoi ? demanda Mebbekew. On avance bien, les enfants grandissent sans problème. Pourquoi encore un camp ?

— Parce que Shedemei est enceinte, évidemment, répondit Volemak, et que ses nausées s’aggraveront de jour en jour. »

Tous se tournèrent vers Shedemei, étonnés. Elle rougit – avec l’air non moins étonnée que ses compagnons. « Je ne m’interroge que depuis ce matin, dit-elle. Comment Surâme peut-elle savoir ce que je ne fais que supposer ? »

Volemak haussa les épaules. « Surâme sait ce qu’il sait.

— Très mauvais calcul, Shedya, intervint Elemak. Aucune autre femme n’est enceinte parce qu’elles allaitent, mais toi, maintenant, il va falloir t’attendre. »

Pour une fois, Zdorab prit la parole et déclara d’un ton tranchant : « Il y a des choses qui ne se calculent pas précisément, Elya, alors ne désigne pas une faute là où il n’y a pas eu d’intention de mal faire. »

Elemak le dévisagea calmement. « Ce n’est pas mon genre », dit-il. Mais il n’aborda plus le sujet et s’en alla vers l’ouest pour reconnaître le chemin qu’allait suivre la caravane.

Le trajet menait au milieu de véritables montagnes, des montagnes volcaniques couvertes de coulées de lave relativement récentes, qui n’avaient pas encore eu le temps de se décomposer en terre arable. Issib se servit de l’Index pour chercher des renseignements sur la région : il existait au moins cinquante volcans, actifs comme endormis, dans la cordillère qui longeait la mer de Récur. « La dernière éruption date de l’an passé, dit-il, mais elle a eu lieu beaucoup plus au sud.

— Ce qui explique peut-être que Surâme nous dirige vers la mer si loin au nord », répondit Volemak.

Si l’ascension fut dure, la descente de l’autre versant de la chaîne le fut davantage encore, à cause de la pente plus raide et de la végétation luxuriante. À la vérité, il s’agissait presque d’une jungle qui montait à l’assaut des montagnes.

« L’hiver, les vents viennent de la mer, expliqua Issib, et même l’été, il y a des bourrasques tous les jours. Les montagnes arrêtent les nuages, les obligent à s’élever dans des régions froides de l’atmosphère, où ils lâchent l’eau qu’ils transportent. Par ici, cela donne une forêt humide de montagne. Il fera plus sec près de la mer. » Les membres de l’expédition s’habituaient à ce qu’Issib fût seul à explorer l’Index ; pendant les journées de voyage, il n’avait pas d’autre tâche et il transportait toujours l’Index, une main posée dessus pour le sonder. Zdorab lui avait indiqué tant de trucs et de portes dérobées pour y accéder qu’il était devenu presque aussi habile que l’archiviste. Et nul ne dénigrait la valeur des renseignements qu’en tirait Issib, parce que c’était sa seule contribution au voyage.

Ils suivaient une ravine et franchissaient un passage délicat quand il y eut un tremblement de terre, assez violent puisqu’il fit tomber deux chameaux tandis que les autres se mettaient à taper du pied et à tourner en rond, éperdus.

« Il faut sortir de la ravine ! cria aussitôt Issib.

— Sortir ? Mais comment ? répondit Volemak.

— Comme nous pourrons ! hurla Issib. L’Index dit que le tremblement de terre a libéré un lac en haut des montagnes : tout ce qui se trouve dans la ravine va être emporté ! »

Le moment était particulièrement mal choisi pour une urgence : Elemak et Vas reconnaissaient le terrain bien loin en avant, Nafai et Obring chassaient plus haut dans la montagne. Mais Volemak voyageait depuis bien plus longtemps qu’Elemak et ne manquait pas de ressources. Il examina rapidement les parois de la ravine et choisit un chemin qui traversait un chaos de rochers et débouchait dans un canyon adjacent par lequel on parviendrait peut-être à remonter sur les hauteurs. « Je passe devant, dit-il, parce que c’est moi qui sais le mieux de quoi sont capables les chameaux. Luet, tu t’occupes de diriger les femmes et les enfants ; Meb, Zdorab et toi, vous menez les animaux de bât derrière nous. Les vivres d’abord, les caissons secs et les glacières en dernier. Issib, tu te postes à portée de leurs voix et tu maintiens le contact avec l’Index. Avertis-les quand le temps nous manquera, quand ils devront abandonner les derniers chameaux et se sauver. Ils doivent se sauver, tout comme toi, Issya ; c’est plus important que tout. C’est bien compris ? »

La question s’adressait à tous, et tous acquiescèrent, les yeux écarquillés, terrifiés.

« Elemak est dans la ravine, dit Eiadh. Il faut aller le prévenir.

— Elemak est capable d’entendre la voix de Surâme tout seul, répliqua Volemak. L’eau arrive plus vite qu’un chameau ne peut aller pour le rattraper. Sauve son enfant et son épouse, Edhya. Et maintenant, allons-y ! » Il fit tourner sa monture et entama l’ascension.

Les chameaux n’étaient pas faits pour l’escalade ; leur allure léthargique était exaspérante. Mais ils montaient régulièrement. La terre trembla encore, puis une troisième fois, mais les répliques n’avaient pas la violence du premier séisme. Volemak et les femmes parvinrent au sommet. Volemak voulut retourner aider les autres, mais Luet lui rappela qu’en plusieurs passages le chemin n’était pas assez large pour deux chameaux de front ; loin d’aider à l’évacuation, il la ralentirait.

Tous les chameaux avaient quitté le fond de la ravine quand Issib cria : « Maintenant ! Sauve qui peut ! » Voyant que Meb et Zdorab l’avaient entendu, il fit tourner sa monture et se fraya un chemin parmi les animaux de bât. Malheureusement, il ne contrôlait pas son chameau assez énergiquement pour les dépasser. Meb qui le doublait à ce moment tendit le bras, saisit les rênes des mains faibles de son frère et entreprit de tirer le chameau à une allure toujours accélérée. Mais ils atteignirent bientôt un rétrécissement où les deux chameaux ne passaient pas côte à côte. Sans hésiter – sans même attendre que sa monture se soit agenouillée – Meb sauta à terre, lâcha ses rênes et tira celles du chameau d’Issib, l’entraînant dans le goulet.

Quelques instants plus tard, Zdorab franchissait la passe et venait à leur hauteur. « L’Index ! » cria-t-il.

Issib montra le sac posé sur ses genoux, incapable de le soulever. « Il est accroché à mon pommeau ! » répondit-il.

Zdorab fit approcher son animal ; Meb maintint le chameau d’Issib à une allure régulière. Adroitement, Zdorab tendit la main, décrocha le sac puis, en le brandissant comme un trophée, s’éloigna.

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