Ben Winters - Impact

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Impact: краткое содержание, описание и аннотация

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« This is the end. » Tragique, superbe et sans concession, la conclusion magistrale d’une série apocalyptique unique en son genre. Les derniers jours sont arrivés. Ancien agent des forces de police de Concord (New Hampshire), Hank Palace a trouvé refuge dans les bois de Nouvelle-Angleterre, où d’anciens collègues se sont rassemblés pour attendre la fin. Mais son esprit n’est pas encore en paix. Il lui reste une affaire à régler, la plus importante peut-être : celle de la disparition de sa soeur Nico, qui semble liée aux activités d’un énigmatique culte pseudo-survivaliste qui entend encore sauver le monde, envers et contre tout.
L’humanité entre maintenant dans ses derniers soubresauts. En route pour l’Ohio, où l’attend manifestement une révélation tragique, l’inoxydable Hank, accompagné du chien Houdini et de son ami Cortez, découvre à bicyclette ce qui reste de l’Amérique : un monde en ruine et déserté par la technologie, un territoire hostile peuplé de gangs fanatiques, d’immigrants illégaux, de groupuscules religieux… et d’une communauté amish qui pourrait bien l’amener à reconsidérer toute sa perception des choses.

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Nous dévalons une pente orientée à l’ouest, suivons la rive boueuse d’un ru et nous enfonçons encore dans les bois, et enfin, nous débouchons sur une minuscule clairière, un ovale bourbeux jonché de feuilles, qui doit faire un peu plus de huit mètres de circonférence. Cortez et moi piétinons un roncier tandis que Houdini passe par en dessous, récoltant de nouvelles égratignures sans s’en soucier. Cortez serre une hachette dans un de ses poings, et un fusil à canon scié, je le sais, est caché dans la profonde poche intérieure de son long manteau noir. Je sors mon arme, le SIG Sauer, que je tiens devant moi à deux mains. Nous sommes déployés en éventail au bord de la clairière : un homme, un chien, un homme, tous pantelants, tous regardant fixement le corps. C’est une jeune fille, à plat ventre par terre.

« Bon Dieu, souffle Cortez. Bon Dieu de bon Dieu. »

Je ne réponds pas. Je ne peux plus respirer. Je fais un pas en avant dans la clairière, m’arrête pour garder l’équilibre. L’image disparaît, réapparaît, ma vue se brouille par intermittences. La fille est habillée : jupe en jean, haut bleu pâle, sandales marron. Les bras lancés devant elle comme si elle était morte en nageant, ou en cherchant à atteindre quelque chose.

« C’est elle ? » me demande Cortez à mi-voix.

En trois pas, je suis auprès du corps, et le temps d’y arriver je sais déjà que ce n’est pas Nico : les cheveux, la taille ne correspondent pas. Ma sœur n’a jamais porté une jupe en jean. Je parviens à prononcer un mot : « Non. »

Mon corps est envahi par le soulagement – puis, tout de suite après, par la culpabilité, qui arrive comme une seconde vague alors que la première est encore en train de se retirer. Cette fille n’est pas ma sœur, mais elle est la sœur, ou la fille, ou l’amie, de quelqu’un. Elle est quelque chose pour quelqu’un. Elle était. Couchée sur le ventre dans la boue, dans les bois, les bras tendus en avant. Rattrapée après avoir été pourchassée. À six jours de la fin.

Cortez vient me rejoindre en tenant sa hachette comme un gourdin d’homme des cavernes. Nous nous sommes enfoncés d’environ quatre cents mètres dans le silence immobile du sous-bois, et le bâtiment bas du commissariat n’est plus visible dernière nous, pas plus que la petite ville de Rotary qui se trouve au pied de la colline, de l’autre côté du bois. Nous pourrions aussi bien nous trouver au cœur d’une forêt profonde, perdus dans un monde enchanté gris-brun, entourés de fleurs sauvages, de boue, et des feuilles jaunes et racornies qui sont doucement descendues recouvrir le sol.

Je m’agenouille à côté du corps de la fille et je la retourne, chassant avec précaution terre et fragments d’écorce de ses joues et de ses yeux. C’est une Asiatique. Jolie. Des traits fragiles. Cheveux noirs, joues pâles. Lèvres minces et roses. Petites boucles d’oreilles en or, une à chaque oreille. Elle s’est battue ; son visage présente des contusions et lacérations multiples, y compris un œil au beurre noir, le droit, complètement tuméfié. Et sa gorge est ouverte d’un côté à l’autre, une fente terrible qui commence juste en dessous de son oreille droite et suit une ligne courbe jusqu’en dessous de son oreille gauche. Le spectacle est tout simplement atroce, le spectacle rouge de l’intérieur de sa gorge, humide et à vif, qui tranche sur sa peau blanche et pâle. Des coulures de sang séché sur toute la longueur de la plaie.

Cortez met un genou à terre à côté de moi et murmure : « Notre Père qui êtes aux cieux. » Je lui lance une œillade étonnée et il relève la tête, souriant mais pas très à l’aise. « Je sais, me dit-il. J’arriverai toujours à t’étonner. »

Je regarde le corps, le cou de la fille, en pensant au râtelier au-dessus de l’évier de la cuisine, couteau de boucher, hachoir, couteau d’office, et à l’instant où je vais me lever, voilà qu’elle respire : un mouvement infime mais indiscutable, puis un autre. Sa poitrine monte, redescend.

« Ho, hé…

— Quoi ? » fait Cortez tandis que mes doigts fébriles cherchent un pouls, à quelques centimètres sous la pomme d’Adam, en dessous de l’horrible plaie. Là, la faible plainte d’un battement, un galop filant sous mes doigts.

Elle ne devrait pas être en vie, cette gamine égorgée, allongée dans les bois, et pourtant voilà, elle l’est. J’approche ma tête pour écouter son souffle à peine perceptible. Elle est affreusement déshydratée, la langue épaisse et sèche, les lèvres craquelées.

Avec beaucoup de soin, beaucoup de douceur, je la soulève et répartis son poids dans mes bras, soutenant sa tête comme celle d’un nouveau-né dans le creux de mon coude.

« C’est ma faute, dis-je tout bas.

— Quoi ? s’étonne Cortez.

— Tout est ma faute. »

Nous arrivons trop tard. Telle est la certitude fiévreuse qui remonte en brûlant vers mon cou et mon visage, tandis que je suis planté là, à bercer dans mes bras cette victime : ce qui s’est passé ici est derrière nous, nous l’avons raté, et c’est ma faute. Nous avons mis trop de temps à venir de Concord, nous avons fait trop de pauses, toujours à mon initiative, toujours par ma faute. Une fille, à quinze bornes de Seneca Falls : elle a surgi des bois en hurlant le long de la route. Son frère et elle avaient voulu libérer les animaux du zoo, les pauvres bêtes enfermées crevaient de faim, et voilà qu’un tigre avait contraint le frère à grimper dans un arbre. Tout cela débité en un torrent de paroles terrifiées, et Cortez a jugé que c’était un piège et que nous ferions mieux de passer notre chemin – nous conduisions alors une voiturette de golf trouvée dans un country club de Syracuse –, mais je lui ai répondu que je ne pouvais pas faire ça, que nous devions l’aider, alors il m’a demandé pourquoi, et j’ai répondu : « Elle me rappelle ma sœur. » Cortez a éclaté de rire et ouvert sa portière en gardant le canon scié braqué sur la fille. « Tout te rappelle ta sœur », m’a-t-il balancé.

L’épisode du tigre nous a coûté une demi-journée, et il y en a eu d’autres, trop, trop de villes rouges et de villes grises. À Dunkirk, nous avons sorti une famille d’un immeuble en feu alors que le centre-ville était en plein naufrage, mais nous n’avions nulle part où les emmener, aucun moyen de leur offrir la moindre assistance. Nous les avons laissés sur les marches de la caserne des pompiers.

Le crachin tombe toujours, morne et froid. Fin de matinée. Le chien décrit des cercles angoissés parmi les arbres, la terre, les amas de feuilles jaunes. Je tiens la fille endormie contre moi dans mes bras comme une jeune mariée, et je commence à retourner vers le commissariat. Cortez passe devant en faisant tournoyer sa hachette pour dégager le passage. Houdini nous suit en boitillant.

5

Nous l’appelions Police House parce que c’était le nom que lui avaient choisi les enfants : une grosse maison isolée en pleine campagne, dans l’ouest du Massachusetts, non loin d’un point sur la carte appelé Furman. Un groupe de flics, de flics à la retraite avec leurs enfants et amis, s’était réuni là-bas pour vivre les derniers jours dans une relative sécurité, en compagnie d’individus partageant leur état d’esprit. C’est là que je vivais, avec Trish McConnell et ses gamins, plus une poignée de vieux amis et de nouvelles connaissances, avant de me lancer à la recherche de ma sœur.

Parmi les résidents de Police House , au dernier étage, il y a une vieille dame à la peau dure, aux cheveux gris coupés court, nommée Elda Burdell, aussi appelée l’Oiseau de nuit, ou simplement l’Oiseau. Burdell a pris sa retraite au grade de sergent inspecteur deux ans avant mon arrivée dans les forces de l’ordre ; à la maison, elle a rapidement endossé les rôles de doyenne officieuse et de sage en résidence. Ce n’est pas le chef, mais une personne qui passe son temps au grenier, assise dans son fauteuil, à boire de la Pabst Blue Ribbon prélevée dans le stock de bière avec lequel elle est arrivée, en distribuant avis et sages conseils sur à peu près tout. Les gosses lui demandent quelles baies ils peuvent manger sans s’empoisonner. Les agents Capshaw et Katz s’en sont remis à elle pour arbitrer un pari portant sur les meilleurs leurres pour attraper des truites dans le petit torrent qui court à quelques centaines de mètres de la maison.

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