Frank Herbert - Les yeux d'Heisenberg

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Les optimhommes. Hautains, inapprochables, sans bouger de leur sphère ils dirigent le monde. Avec l’insouciance que leur donne l’immortalité. Dans l’ombre, les mystérieux Cyborgs, mi-hommes, mi-robots, guettent l’instant favorable à la prise du pouvoir. Les « Ordinaires », enfin, ne sont guère que des esclaves soutenus par leur rêve permanent : triompher de la stérilité.

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« …mais nous voulons observer, compléta Harvey qui pensa : Ce snob ferait mieux d’admettre tout de suite que nous connaissons nos droits.

— Je vois, répondit Svengaard. Les imbéciles ! se dit-il, mais il continua sur un ton à la monotonie rassurante : Votre préoccupation vous honore et je l’admire, cependant, les conséquences…

Il laissa sa phrase en suspens ; il aurait pu leur rappeler que lui aussi possédait des droits, qu’il pouvait pratiquer le modelage avec ou sans leur accord, et qu’en aucun cas on ne pouvait le tenir pour responsable des angoisses des parents. Le décret officiel 10927 était sans équivoque à ce sujet : les parents avaient le droit de demander à observer, mais le modelage dépendait du seul chirurgien. Le futur planifié de l’espèce humaine excluait les aberrations génétiques et les monstres de toutes sortes.

Harvey approuva d’un mouvement de tête rapide et respectueux. En même temps, il broya la main de sa femme. Des bribes d’histoires d’épouvante, des fragments de mythes officiels lui traversèrent l’esprit. Svengaard lui apparaissait à travers le filtre de ces récits mélangés et à travers la littérature clandestine fournie par les Cyborgs aux parents de la Résistance. Il le voyait à travers Stedman et Merck, à travers Shakespeare et Huxley. Son maigre savoir l’exposait encore à la superstition.

Lizbeth acquiesça à son tour avec un léger décalage. Ils ne devaient avoir qu’une seule préoccupation, elle ne l’oubliait pas, mais elle ne pouvait s’empêcher de penser que c’était son fils qui se développait dans l’éprouvette.

— Êtes-vous sûr qu’il ne souffre pas ? demanda-t-elle à Svengaard pour l’appâter.

L’ignorance crasse de la masse, entretenue pour des impératifs vitaux, atteignait une telle proportion que Svengaard s’en irrita. Cet entretien devait prendre fin le plus tôt possible. Les choses qu’il aurait pu dire à ces gens ne cessaient d’interférer avec ce qu’il devait dire.

— Un ovule fécondé n’a pas de système nerveux, répondit-il, il est physiquement âgé de moins de trois heures ; sa croissance a été retardée par le contrôle respiratoire. S’il souffre ? Le concept de souffrance n’a aucun sens dans son cas.

Les termes techniques n’auraient rien évoqué pour eux, le médecin ne l’ignorait pas ; ils n’auraient fait qu’accroître l’abîme qui séparait les simples parents de l’ingénieur submoléculaire.

— C’était une remarque stupide, dit Lizbeth, le… C’est un organisme si primitif, ce n’est pas encore vraiment un humain. Elle transmit à Harvey par l’intermédiaire des mains : Quel imbécile ! On lit en lui comme dans un livre.

La pluie dansait la sarabande sur la verrière. Svengaard attendit avant de répondre :

— Ah ! mais ne nous y trompons pas, et il pensa que le moment était opportun pour assener à ces idiots une leçon de catéchisme. Quoique votre embryon ait moins de trois heures, il contient déjà tous les enzymes nécessaires à son parfait développement ; c’est un organisme extrêmement complexe.

Harvey contemplait avec un respect affecté la sommité capable de comprendre les mystères du façonnement et du modelage de la vie.

Lizbeth reporta son regard sur l’éprouvette.

Deux jours auparavant, des gamètes sélectionnés sur Harvey et sur elle-même avaient été réunis, mis en stase et acheminés vers une mitose relative. Le processus avait donné naissance à un embryon viable, phénomène peu ordinaire dans ce monde où seuls quelques individus triés sur le volet échappaient au gaz contraceptif et étaient autorisés à donner la vie, dans ce monde où seul un petit nombre d’embryons s’avéraient viables.

Elle n’était pas censée comprendre la complexité du processus et il lui fallait dissimuler en permanence ce qu’elle savait. Ils – les Optimhommes génétiques du Centre – étouffaient dans l’œuf, avec la plus grande cruauté, la moindre atteinte à leur suprématie et ils considéraient le savoir dispensé mal à propos comme l’atteinte la plus grave.

— Comment… est-il maintenant ? demanda Lizbeth en faisant allusion à la taille de l’embryon.

— Il a moins d’un dixième de millimètre, répondit Svengaard dont le visage s’épanouit en un sourire. C’est une morula. Dans les temps primitifs, il n’aurait pas encore achevé son voyage vers l’utérus. Pour nous, c’est le stade où il est le plus réceptif : nous devons agir avant la formation du trophoblaste.

Les Durant acquiescèrent religieusement.

Le docteur Svengaard se rengorgea devant leur attitude. Il devinait leurs esprits occupés à rassembler les bribes d’informations recueillies au cours de leur scolarité réduite.

D’après leurs dossiers, elle était bibliothécaire dans une crèche et lui éducateur, deux professions qui n’exigeaient guère de connaissances.

Harvey effleura l’éprouvette, retira précipitamment la main. Le cristal lui parut chaud et animé de vibrations imperceptibles. Le frap-frap-frap de la pompe ne cessait pas. Il comprit l’intention délibérée contenue dans ce bruit lancinant. Grâce à l’entraînement reçu dans la Résistance, les failles les plus ténues dans la conduite de Svengaard ne lui échappaient pas. Il jeta un coup d’œil sur le laboratoire ; des tubes de verre, des meubles gris aux arêtes vives, brillantes et des courbes de plasmeld, de multiples compteurs semblables à des yeux inquisiteurs, l’odeur de désinfectant et de produits chimiques, tout dans ce laboratoire avait été judicieusement aménagé selon deux impératifs : chaque objet était à la fois fonctionnel et destiné à inspirer la crainte et le respect au profane.

Lizbeth concentra son attention sur le seul élément banal de la pièce, celui qui lui paraissait le plus familier : un évier de grès surmonté de deux robinets brillants. Il était coincé entre deux bizarres assemblages de verre alambiqué et de plasmeld d’un gris sinistre. Cet évier la contrariait : il symbolisait l’idée de déchet. On jetait les ordures dans un évier pour les broyer avant de les faire disparaitre à grande eau dans les canalisations des égouts.

Un tout petit objet pouvait tomber dans un évier et s’y perdre.

À jamais.

Un tout petit objet.

— On ne m’empêchera pas d’observer.

— Bon sang ! se dit Svengaard. Il y avait du flottement dans sa voix. Ce léger flottement, cet embarras la trahissaient ; ils ne s’accordaient pas avec la sûreté de soi qu’elle affichait. Le modelage de Lizbeth était un modelage réussi… Néanmoins le chirurgien avait intensifié l’instinct maternel.

— Nous nous inquiétons autant de vous que de votre enfant, intervint-il. Le traumatisme…

— La loi nous y autorise, interrompit Harvey, qui transmit à Lizbeth : C’était plus ou moins ce que nous avions prévu.

Ce crétin-là sait ce qu’il dit pensa le médecin qui poussa un soupir. D’après les statistiques, un couple de parents sur cent mille insistait pour observer en dépit des dissuasions plus ou moins subtiles. Mais les statistiques et la réalité sont deux choses différentes. Svengaard avait remarqué les coups d’œil sévères que lui lançait Harvey. Dans le modelage de ce dernier, on avait privilégié l’instinct de protection du mâle – un peu trop, semblait-il. Harvey ne pouvait pas supporter de voir sa femelle contrariée. C’était un fécondateur de premier ordre, un mari modèle qui n’avait jamais participé aux orgies des Stéris, bref, un chef.

Un crétin.

— La loi, dit Svengaard d’une voix sentencieuse et condescendante, exige que j’avertisse les parents des risques de traumatisme qu’ils courent. Je n’avais aucune intention de vous empêcher d’observer.

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