Orson Card - La voix des morts

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La voix des morts: краткое содержание, описание и аннотация

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3 000 ans ont passé depuis le massacre des doryphores. Mais seulement vingt-six ans pour Ender Wiggin. Paradoxe de la relativité du temps dans l’espace ! Hanté par sa participation au génocide d’un peuple, Ender poursuit sa quête : trouver une planète où il pourra enfin déposer le cocon de la reine des doryphores.
Serait-ce Lusitania ? Là vivent les piggies, drôles de petits cochons à l’esprit agile. Des êtres étranges, véritable énigme pour les hommes. N’ont-ils pas assassiné, sans mobile apparent, le scientifique qui les étudiait ? Une mort mystérieuse et rituelle. Ender s’est jure de découvrir la vérité sur ce meurtre. Malgré la peur et l’incompréhension des hommes.
La paix régnera-t-elle un jour entre des races aussi différentes ? Les hommes, les piggies et… pourquoi pas les doryphores ?

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Ce fut un discours émouvant. Les autres ne suggérèrent aucune réponse à Ender. Humain les avait partiellement convaincus.

— Votre rêve est bon, lui assura Ender. C’est le rêve de toutes les créatures vivantes. Le désir qui est la racine même de la vie : croître jusqu’à ce que tout l’espace que l’on voit fasse partie de soi, soit contrôlé par soi. C’est le désir de grandeur. Cependant, il y a deux façons de le réaliser. La première consiste à tuer tout ce qui n’est pas soi-même, de l’engloutir ou de le détruire, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus la moindre opposition. Mais cette façon est mauvaise. Elle dit à l’univers : Je suis l’unique manifestation de la grandeur et, pour me faire la place dont j’ai besoin, le reste doit renoncer à ce qu’il a et cesser d’exister. Tu comprends, Humain, que si les êtres humains raisonnaient ainsi, agissaient ainsi, ils pourraient tuer tous les piggies de Lusitania et s’approprier cette planète. Que resterait-il de vos rêves, si nous étions mauvais ?

Humain s’efforçait de comprendre.

— Je vois que vous nous avez fait des cadeaux alors que vous auriez pu prendre le peu que nous avions. Mais pourquoi nous avoir fait ces cadeaux si nous ne pouvons pas les utiliser pour devenir puissants ?

— Nous voulons que vous vous développiez, que vous voyagiez parmi les étoiles. Ici, sur Lusitania, nous voulons que vous soyez forts et puissants, avec des centaines de milliers de frères et d’épouses. Nous voulons vous enseigner à cultiver de nombreux types de plantes et à élever de nombreux types d’animaux. Ela et Novinha, ces deux femmes, travailleront tous les jours de leur vie pour élaborer de nouvelles plantes capables de vivre sur Lusitania, et toutes les bonnes choses qu’elles réaliseront, elles vous les donneront. De sorte que vous pourrez vous développer. Mais pourquoi un seul piggy, dans les autres forêts, devrait-il mourir simplement pour que vous puissiez avoir ces cadeaux ? Et en quoi vous serait-il nuisible qu’ils en bénéficient également ?

— S’ils deviennent aussi forts que nous, qu’aurons-nous gagné ?

Qu’est-ce que j’attends de ce frère ? se demanda Ender. Son peuple s’est toujours mesuré aux autres tribus. Sa forêt ne fait pas cinquante hectares, ou cinq cents – elle est plus grande ou plus petite que les forêts des tribus voisines. Ce que je dois faire, maintenant, c’est le travail d’une génération : je dois lui enseigner une façon nouvelle de définir l’importance de son peuple.

— Rooter est-il respectable ? demanda Ender.

— Oui, il l’est, répondit Humain. C’est mon père. Son arbre n’est ni le plus vieux ni le plus gros mais, à notre connaissance, il n’est jamais arrivé qu’un père ait eu des enfants aussi nombreux si peu de temps après avoir été planté.

— Ainsi, d’une certaine façon, tous les enfants qu’il a engendrés font encore partie de lui. Plus ses enfants sont nombreux, plus il devient respectable. (Humain hocha lentement la tête.) Et plus ta vie est réussie, plus ton père devient respectable, n’est-ce pas ?

— Si ses enfants agissent bien, oui, c’est un grand honneur pour l’arbre-père.

— Es-tu obligé de tuer tous les autres arbres respectables pour que ton père soit respectable ?

— C’est différent, répondit Humain. Tous les autres arbres respectables sont des pères de la tribu. Et les arbres moins importants sont tout de même des frères.

Néanmoins, Ender constata qu’Humain hésitait. Il résistait aux idées d’Ender parce qu’elles étaient bizarres, pas parce qu’elles étaient fausses ou incompréhensibles. Il commençait à comprendre.

— Regarde les épouses, reprit Ender. Elles n’ont pas d’enfants. Il leur est impossible d’être respectables au sens où ton père l’est.

— Porte-Parole, tu sais qu’il n’y a pas plus respectable qu’elles. Toute la tribu leur obéit. Lorsqu’elles nous gouvernent bien, la tribu prospère ; lorsque la tribu devient nombreuse, les épouses également deviennent puissantes…

— En dépit du fait que vous n’êtes pas leurs enfants ?

— Comment pourrions-nous l’être ? demanda Humain.

— Néanmoins, vous ajoutez à leur respectabilité. Bien qu’elles ne soient ni vos mères ni vos pères, elles grandissent lorsque vous grandissez.

— Parce que nous sommes la tribu ! Nous sommes ici, dans la forêt, nous…

— Si un piggy venait d’une autre tribu et vous demandait de rester avec vous comme un frère…

— Nous n’en ferions jamais un arbre-père !

— Vous avez tenté de transformer Pipo et Libo en arbres-pères.

Humain respirait péniblement.

— Je vois, dit-il. Ils faisaient partie de la tribu. Ils venaient du ciel, mais nous les considérions comme des frères et avons tenté d’en faire des pères. La tribu est ce que nous croyons qu’elle est. Si nous disons que la tribu est tous les Petits de la forêt, et tous les arbres, alors c’est ce qu’est la tribu. Bien que quelques arbres, parmi les plus âgés, viennent des guerriers de deux tribus différentes, tombés à la bataille. Nous devenons une tribu parce que nous disons que nous sommes une tribu.

L’esprit de ce petit raman émerveilla Ender. Rares étaient les êtres humains capables de saisir cette idée, et de l’étendre au-delà des limites étroites de leur tribu, leur famille, leur nation.

Humain passa derrière Ender, s’appuya à lui, le poids du jeune piggy reposant contre son dos. Ender sentit la respiration d’Humain contre sa joue, puis leurs joues se pressèrent l’une contre l’autre, tous les deux regardant dans la même direction. D’un seul coup, Ender comprit :

— Tu vois ce que je vois, dit-il.

— Vous, les humains, vous grandissez en nous recevant en votre sein, les humains, les piggies, les doryphores, tous les ramen. Alors, nous sommes une tribu, et notre grandeur est votre grandeur, et la vôtre est la nôtre. (Ender sentit le corps d’Humain trembler sous l’effet de la force de l’idée.) Tu nous dis que nous devons considérer toutes les autres tribus de la même façon. Comme une seule tribu, une tribu unie, de sorte que nous grandissions quand elle grandit.

— Vous pourriez y envoyer des professeurs, suggéra Ender. Des frères qui pourraient y passer leur troisième vie et y avoir des enfants.

— C’est une chose étrange qu’il est difficile de demander aux épouses, fit observer Humain. Peut-être impossible. Leur esprit ne fonctionne pas comme celui des frères. Un frère peut penser à de nombreuses choses différentes. Mais une épouse ne pense qu’à une chose, à savoir exclusivement ce qui est bon pour les enfants et les petites mères.

— Peux-tu leur faire comprendre cela ? demanda Ender.

— En théorie, mieux que toi, répondit Humain. Mais en pratique probablement pas. Je vais certainement échouer.

— Je ne crois pas que tu échoueras.

— Tu es venu ici ce soir pour élaborer un accord entre nous, les piggies de notre tribu, et vous, les humains qui vivez sur cette planète. Les humains de l’extérieur de Lusitania ne se soucieront pas de l’accord, et les piggies de l’extérieur de la forêt non plus.

— Il faut que nous parvenions au même accord avec eux.

— Et, dans cet accord, vous, les humains, vous promettez de tout nous enseigner ?

— Aussi rapidement que vous pourrez comprendre.

— De répondre à toutes les questions que nous poserons ?

— Si nous connaissons les réponses.

— Quand ! Si ! Ce ne sont pas les mots d’un accord ! Donne-moi des réponses nettes, Porte-Parole. (Humain se redressa, s’éloigna d’Ender, revint s’immobiliser devant lui et se pencha sur lui.) Promets que vous nous enseignerez tout ce que vous savez.

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