Orson Card - La voix des morts

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La voix des morts: краткое содержание, описание и аннотация

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3 000 ans ont passé depuis le massacre des doryphores. Mais seulement vingt-six ans pour Ender Wiggin. Paradoxe de la relativité du temps dans l’espace ! Hanté par sa participation au génocide d’un peuple, Ender poursuit sa quête : trouver une planète où il pourra enfin déposer le cocon de la reine des doryphores.
Serait-ce Lusitania ? Là vivent les piggies, drôles de petits cochons à l’esprit agile. Des êtres étranges, véritable énigme pour les hommes. N’ont-ils pas assassiné, sans mobile apparent, le scientifique qui les étudiait ? Une mort mystérieuse et rituelle. Ender s’est jure de découvrir la vérité sur ce meurtre. Malgré la peur et l’incompréhension des hommes.
La paix régnera-t-elle un jour entre des races aussi différentes ? Les hommes, les piggies et… pourquoi pas les doryphores ?

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Il gémit doucement. Mais ce n’était pas une expression de douleur, c’était comme s’il tentait de parler et ne pouvait pas.

— Peux-tu bouger la mâchoire, Miro ? demanda Quim.

Lentement, Miro ouvrit puis ferma la bouche. Olhado tendit la main à un mètre au-dessus de la tête de Miro, et la bougea.

— Peux-tu suivre les mouvements de ma main avec les yeux ?

Les yeux de Miro suivirent. Novinha serra la main de Miro.

— As-tu senti lorsque je t’ai serré la main ?

Miro gémit à nouveau.

— Ferme la bouche pour non , dit Quim, et ouvre la bouche pour oui .

Miro ferma la bouche et fit :

— Mmmm.

Novinha était totalement désorientée ; en dépit de ses paroles encourageantes, c’était l’accident le plus horrible qui soit arrivé à un de ses enfants. Elle avait cru, lorsque Lauro avait perdu ses yeux et était devenu Olhado – elle détestait ce surnom mais l’utilisait également – qu’il ne pouvait rien arriver de pire. Mais Miro paralysé et impuissant de sorte qu’il ne sentait même pas le contact de sa main, cela était insupportable. Elle avait éprouvé un type de chagrin à la mort de Pipo, un autre à la mort de Libo, et de terribles regrets lorsque Marcão avait disparu. Elle se souvenait même du vide douloureux qu’elle avait ressenti lorsqu’elle avait vu mettre son père et sa mère en terre. Mais il n’y avait pas de douleur plus grande que celle qui consistait à voir son fils souffrir sans pouvoir l’aider.

Elle se leva, dans l’intention de partir. Pour lui, elle pleurerait en silence, dans une autre pièce.

— Mmm. Mmm. Mmm.

— Il ne veut pas que tu partes, traduisit Quim.

— Je resterai si tu veux, dit Novinha. Mais tu dois dormir encore. Navio a dit que plus tu dormirais, pendant quelque temps…

— Mmm. Mmm. Mmm.

— Il ne veut pas non plus dormir, dit Quim.

Novinha réprima son envie de répliquer sèchement à Quim qu’elle entendait parfaitement. Ce n’était pas le moment de se quereller. En outre, c’était Quim qui avait mis au point le système que Miro utilisait pour communiquer. Il avait le droit d’en être fier, d’agir comme s’il était la voix de Miro. C’était sa façon d’affirmer qu’il faisait partie de la famille. Qu’il n’abandonnait pas à cause de ce qu’il avait appris sur la praça. C’était sa façon de lui pardonner, de sorte qu’elle tint sa langue.

— Il veut peut-être nous dire quelque chose, suggéra Olhado.

— Mmm.

— Ou poser une question ? ajouta Quim.

— Ma. Aa.

— C’est terrible, dit Quim. S’il ne peut pas bouger les mains, il ne peut pas écrire.

Sem problema , dit Olhado. Défilement. Il peut choisir. Si nous le portons près du terminal, je peux faire défiler les lettres et il se contentera de dire oui quand la lettre désirée apparaîtra.

— Cela va prendre un temps fou, remarqua Quim.

— Veux-tu essayer, Miro ? demanda Novinha.

Il voulait.

Ils le portèrent au salon et le déposèrent sur le lit qui s’y trouvait. Olhado orienta l’écran du terminal vers Miro, afin qu’il puisse voir défiler les lettres. Il mit au point un bref programme faisant apparaître successivement les lettres pendant une fraction de seconde. Quelques essais permirent de régler la vitesse – assez lente pour que Miro puisse émettre un son signifiant : cette lettre , avant que l’ordinateur ne passe à la suivante.

Miro, à son tour, accéléra le mouvement en abrégeant délibérément les mots. P-I-G.

— Piggies, dit Olhado.

— Oui, dit Novinha. Pourquoi escaladais-tu la clôture avec les piggies ? »

— Mmmmm !

— Il pose une question, maman, précisa Quim. Il ne veut pas répondre.

— Aa.

— Veux-tu savoir ce qui est arrivé aux piggies qui étaient avec toi quand tu as franchi la clôture ? demanda Novinha. (C’était cela.) Ils sont partis dans la forêt. Avec Ouanda, Ela et le Porte-Parole des Morts. (Rapidement, elle lui raconta la réunion dans le bureau de l’évêque, ce qu’ils avaient appris à propos des piggies et, surtout, ce qu’ils avaient décidé de faire.) Lorsqu’ils ont débranché la clôture pour te porter secours, Miro, c’était une décision de rébellion contre le Congrès. Comprends-tu ? Les règlements de la commission n’existent plus. La clôture n’est plus que du fil de fer. La porte restera ouverte.

Les yeux de Miro s’emplirent de larmes.

— Est-ce tout ce que tu voulais savoir ? demanda Novinha. Tu devrais dormir.

— Non, dit-il. Non, non, non.

— Attendons que ses yeux soient clairs, intervint Quim. Ensuite, nous reprendrons le défilement.

D-I-G-A F-A-L…

Diga ao Falante pelos Mortos , dit Olhado.

— Que faut-il dire au Porte-Parole ? demanda Quim.

— Tu devrais dormir et nous dire cela plus tard, conseilla Novinha. Il va rester plusieurs heures absent. Il négocie les règles qui gouverneront les relations entre les piggies et nous. Pour les empêcher de nous tuer comme ils ont tué Pipo et L… et ton père.

Mais Miro refusa de dormir. Il continua d’épeler son message grâce au défilement du terminal. Ensemble, ils établirent ce qu’il voulait qu’ils disent au Porte-Parole. Et ils comprirent qu’il voulait qu’ils partent tout de suite, avant la fin des négociations. De sorte que Novinha confia la maison et les jeunes enfants à Dom Cristão et Dona Cristã.

Avant de sortir, elle s’arrêta près de son fils aîné. L’effort l’avait épuisé ; il avait les yeux fermés et respirait régulièrement. Elle lui toucha la main, la prit, la serra ; il ne pouvait percevoir le contact, elle le savait, mais c’était elle-même qu’elle réconfortait, pas lui.

Il ouvrit les yeux et, très doucement, elle sentit ses doigts appuyer sur les siens.

— J’ai senti, souffla-t-elle. Tu guériras.

Il ferma les yeux pour retenir ses larmes. Elle se redressa et gagna la porte en aveugle.

— J’ai une poussière dans l’œil, dit-elle à Olhado. Guide-moi jusqu’à ce que je puisse me diriger seule.

Quim se tenait déjà près de la clôture.

— La porte est trop loin ! cria-t-il. Peux-tu grimper, maman ?

Elle y parvint, mais cela ne fut pas facile.

— Il n’y a pas le moindre doute, dit-elle, Bosquinha va devoir nous permettre d’installer une autre porte ici même.

Il était tard, à présent, minuit passé ; Ouanda et Ela somnolaient. Pas Ender. Il marchandait avec Crieuse depuis plusieurs heures et la nervosité le soutenait ; la chimie de son corps avait réagi et, même s’il était rentré chez lui, il n’aurait pas pu s’endormir avant plusieurs heures.

Il était à présent beaucoup plus conscient des désirs et des besoins des piggies. Leur forêt était leur demeure, leur patrie ; ils n’avaient jamais eu besoin d’une autre définition de la propriété. À présent, toutefois, les champs d’amarante les avaient amenés à comprendre que la prairie pouvait également se révéler utile et qu’ils avaient besoin d’un moyen de contrôle. Cependant, ils n’avaient qu’une idée très vague de la façon de mesurer le terrain. Combien d’hectares avaient-ils besoin de cultiver ? Quelle surface de terre les humains pouvaient-ils utiliser ? Comme les piggies eux-mêmes ne comprenaient guère leurs besoins, Ender avait beaucoup de mal à les définir.

Les concepts de loi et de gouvernement étaient plus difficiles encore. Les épouses gouvernaient. Pour les piggies, c’était simple. Mais Ender avait fini par leur faire comprendre que les humains élaboraient leurs lois d’une façon différente, et que les lois humaines s’appliquaient aux problèmes humains. Pour leur faire comprendre pourquoi les humains avaient besoin de lois propres, Ender dut leur expliquer les structures d’accouplement des êtres humains. Il remarqua avec amusement que Crieuse fut scandalisée par l’idée que des adultes puissent s’accoupler, et que les hommes aient le même poids que les femmes dans l’élaboration des lois. L’idée de famille et de parenté distinctes de la tribu équivalait de son point de vue à « l’aveuglement à la fraternité ». Il était acceptable que les humains soient fiers des nombreux accouplements de leurs pères mais, du point de vue des épouses, les pères étaient choisis exclusivement sur la base de l’intérêt de la tribu. La tribu et l’individu – telles étaient les seules entités que les épouses respectaient. Finalement, toutefois, elles comprirent que les lois humaines devraient s’appliquer dans les limites des colonies humaines, et les lois des piggies dans les tribus de piggies. La question des frontières était totalement différente. Au bout de trois heures, elles n’avaient accepté qu’une chose, et une seule : la loi des piggies s’appliquerait dans la forêt et tout être humain qui y pénétrerait y serait soumis. La loi humaine s’appliquerait à l’intérieur de la clôture et les piggies qui s’y rendraient seraient soumis au gouvernement humain. Le reste de la planète serait divisé plus tard. C’était une petite victoire, mais c’était tout de même un début d’accord.

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