— Ol, appelai-je.
— Enfin, prononça une voix réjouie à proximité.
Je me retournai.
— Restez couché. Vous ne devez pas bouger, dit sévèrement une jeune fille en blouse blanche surgissant des ténèbres. Elle avait le même visage que la jeune fille aux oiseaux.
— Ol, répétai-je.
— Je m’appelle effectivement Olga. Vous me connaissez donc ? s’étonna la jeune fille.
— Bien sûr. Vous êtes Ol, du pays Inforia…
— Il délire de nouveau, dit quelqu’un sur un ton inquiet.
— Le symptôme typique de l’empoisonnement par des champignons, prononça une basse avec assurance. Je crains qu’il faille répéter le lavement.
En entendant les mots « répéter le lavement », je sentis mon état s’améliorer prestissimo.
— Où l’avez-vous trouvé ? demanda quelqu’un.
— Dans la bande boisée.
— Au-delà de la station ?
— Oui.
— Il était allongé à deux pas de la voie, dit Ol.
— Vous avez eu la malencontreuse idée de manger des champignons, dit un homme. Après les petits habitants du pays Inforia, il me paraissait immense. Prenez donc cela. Il me tendit un verre contenant un liquide rosâtre.
Après avoir bu la boisson tonifiante, je sentis que j’avais définitivement repris mes sens. Je ne cessai de regarder Ol. Confuse, elle détourna les yeux. J’avais l’impression qu’un simple effort me renverrait dans le merveilleux petit pays, dans la ville lilliputienne dans les rues de laquelle je venais d’errer.
— Alors, comment ça va ? me demanda un médecin.
En guise de réponse je me levai et effectuai quelque pas dans la chambre.
— Parfait, dit-il.
Ol me sourit et je compris que nous ne pouvions pas nous séparer aussi simplement. En effet, n’avions-nous pas un secret commun ?
— Olga, dit le médecin, accompagnez votre cavalier. Il peut encore attraper le dernier train.
Plongeant la main dans la poche de ma veste, je sentis quelque chose de dur. Le débris fossilisé d’information ! J’avais dans le creux de la main une pierre à la forme étrange. Sa surface, rongée par les intempéries, semblait couverte de caractères.
— D’où tenez-vous cela ? demanda le médecin en fronçant les sourcils. C’est curieux…
Il tourna et retourna longtemps la pierre, comme s’il cherchait à lire une écriture inconnue.
— L’acide du sol a dissous les mouchetures les plus tendres de la roche, dit-il enfin en me rendant la pierre. D’où ces arabesques.
Je ne dis rien. Parce que j’ai horreur des sceptiques et de ceux qui ont l’habitude de donner à chaque événement une explication trop simple.
Владимир Михановский. Гостиница “Сигма”. На французском языке.
Перевод сделан по книге : Владимир Михановский. Гостиница “Сигма”. М., “Детская литература”, 1979 Редактор — О. В. Пучков Для старшего школьного возраста.
A NOS LECTEURS
Les Éditions « Radouga » vous seront reconnaissantes pour toutes les remarques et suggestions que vous seriez susceptibles de faire à propos de la présente édition.
Permettez-nous d’espérer que la lecture de nos publications vous fera mieux connaître la culture de notre pays.
Notre adresse : 17, Zoubovski boulevard, 119859, Moscou, URSS
Imprimé en Union Soviétique
Редактор русского текста О. В. ПУЧКОВ
Контрольный редактор В. Ф. РУМЯНЦЕВ
Художник С. А. ТРУБИН
Художественный редактор К. Ш. БАЛАСАНОВА
Технический редактор М. В. ЛУБЯНСКАЯ
ИБ № 5900
Сдано в набор 31.08.89. Подписано в печать 8.02.90. Формат 84x100/32. Бумага офсетная. Гарнитура Универс. Печать офсет. Уcл. печ. л. 14,04. Уел. кр.-отт. 28,47. Уч.-изд. л. 14,75. Тираж 5500 экз. Заказ № 1452. Цена 2 р. Изд. № 6398.
Издательство “Радуга” В/О Совэкспорткнига Государственного комитета СССР по печати.
119859, Москва, ГСП-3, Зубовский бульвар, 17.
Отпечатано с оригинал-макета способом фотоофсет на Можайском полиграфкомбинате В/О Совэкспорткнига Государственного комитета СССР по печати.
143200, Можайск, ул. Мира, 93.