Vladimir Mikhanovski - Aventures en forêt
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- Название:Aventures en forêt
- Автор:
- Издательство:Radouga
- Жанр:
- Год:1990
- Город:Moscou
- ISBN:5-05-003201-6
- Рейтинг книги:4 / 5. Голосов: 1
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— Eh bien, si elle répète des choses notoirement connues. Mais le plus terrible, c’est le mensonge. Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir été empoisonné par de l’information fallacieuse ?
— Si, une intoxication légère, marmottai-je.
— Vous avez de la chance, dit le vieillard. Il est dangereux aussi de s’étrangler avec de l’inforia…
— S’étrangler ?
— Cela se produit quand l’information est avalée par trop rapidement.
— Laissons la machine et revenons à l’homme, dis-je. L’organisme humain peut-il être nourri au moyen de la seule information et rien d’autre ?
— Non, vous n’avez pas saisi le fond, dit tristement le vieillard. Voilà déjà une heure que je m’évertue à vous expliquer que tout ce que l’organisme vivant — dont l’homme — reçoit de l’extérieur se réduit, en dernière analyse, à l’information. Toute sa vie l’homme ne fait que recevoir et traiter de l’inforia. Sans l’inforia il n’y aurait rien de vivant, si vous voulez savoir. Sans l’inforia le genre humain se serait désagrégé, il aurait disparu !…
— Oh…, fis-je, sceptique.
— Mais si ! Les cellules héréditaires, ne sont-ce pas un écheveau d’information recelant toutes les propriétés d’un individu donné de manière à les transmettre de génération en génération, des ancêtres aux descendants ?
— Certainement…
— Et la mémoire, la mémoire humaine, n’est-elle pas la plus riche réserve d’information ?
Le vieillard se classait donc, lui et son peuple, dans le genre humain.
— Détruisez la mémoire. Que deviendra alors l’humanité ? poursuivit le vieillard. L’histoire, les arts, la culture disparaîtront. Un écrivain antique avait relaté cette histoire : le diable proposa à un pauvre tous les biens de la Terre à condition qu’il lui fasse don de sa mémoire. L’homme accepta, le diable tint parole et lui donna tout ce qu’il demanda. Seulement, privé de mémoire, l’homme perdit son visage humain. La mémoire, c’est tout, dit le vieillard en faisant un geste de la main. Or, recèle-t-elle quelque chose qui ne soit pas de l’information ?
— Il me semble que je commence à comprendre où vous voulez en venir, dis-je. Cela signifie que la nourriture ordinaire, disons un morceau de pain…
— Ce n’est rien d’autre qu’une certaine portion d’information, reprit le vieillard. D’information pour l’estomac, pour les cellules nerveuses, pour l’intestin et, en dernière analyse, pour tout l’organisme. Mais une information grossière, de mauvaise qualité, primaire, si l’on peut dire. Une telle nourriture peut être débarrassée des adjonctions et transformée en pure information. Nous nous nourrissons de ces blocs d’information.
— J’y ai goûté, dis-je.
— Je reviens à l’idée initiale, fit le vieillard. La machine se moque du combustible avec lequel on l’alimente, pourvu qu’il soit de bonne qualité. Or, l’homme est la même machine, quoique plus complexe. C’est pourquoi lui aussi est indifférent à l’information dont il se nourrit, pourvu qu’elle soit de bonne qualité. Partant, l’homme doit consommer une inforia pure, naturelle. Nous sommes parvenus à l’obtenir. — Il y avait quelque chose de solennel dans la voix du vieillard. — Par la même occasion nous avons triomphé d’une foule de maladies gastriques. En règle générale, le tube digestif en tant que tel a perdu sa raison d’être.
Le temps passait et le monde dans lequel je me trouvais ne me semblait plus aussi étrange qu’au début. Ce monde vivait selon ses lois qui ne manquaient assurément pas de logique.
Cependant, ces gens ne devaient-ils pas avoir quelque chose de commun avec mon bon vieux monde ordinaire ?
— Chez vous, l’argent existe ? demandai-je à brûle-pourpoint.
— L’argent ? répéta le vieillard. Qu’est-ce que c’est ?
— L’argent…, fis-je, décontenancé. Il permet d’acheter tout ce qui est indispensable.
— Chez nous chacun reçoit autant d’inforia qu’il le désire. Vous, par exemple. Vous avez dit que vous veniez de dîner à l’infor central. Avez-vous payé les blocs d’information avec cet… argent ?
Il avait raison. Mais je n’abdiquai pas.
— Comment vous passez-vous d’argent ?
— Il ne sert à rien.
— Mais si vous avez besoin de comparer deux blocs d’information pour établir celui qui a le plus de valeur ? Avec des roubles et des kopecks la chose serait aisée. Mais sans l’aide de l’argent…
— Vous ne savez donc pas qu’il est très simple de mesurer l’inforia ? dit le vieillard. L’unité de mesure de l’information est le bit. Un bit équivaut à…
— Seulement pas de conférence, implorai-je. J’en ai par-dessus la tête. Je regardai alentour.
Le vieillard avait disparu comme par enchantement.
L’information absorbée commençait visiblement à faire son œuvre. J’avais des nausées, des brûlures d’estomac. J’étais complètement retourné. Ou bien l’information était trop relevée, ou bien elle était simplement fallacieuse.
J’avançais. Les maisonnettes devant moi oscillaient, tantôt sortant du brouillard, tantôt de nouveau englouties par celui-ci. « Et si, effectivement, tout se réduisait à cette inforia ? me demandai-je en faisant une grimace due à un terrible mal de crâne. Si l’on réfléchit bien… Lorsque j’interroge un élève, qu’est-ce que je lui demande sinon de l’information ? Le savoir ! C’est l’assimilation de l’information. Et lorsque je colle une mauvaise note, c’est que l’information est insuffisamment assimilée. En lisant un livre, n’est-ce pas de l’information que nous recherchons au premier chef ? De l’information sur ce que nous ignorons encore, sur ce qui nous préoccupe et intéresse. Et si ce n’est pas le cas, alors nous refermons le livre de dépit… »
Trébuchant dans la demi-obscurité, je faillis tomber. Me baissant, je ramassai un débris poreux ressemblant à du tuf. Un autre à ma place l’aurait jeté. Mais par habitude professionnelle je me dirigeai vers un lampadaire qui diffusait une lumière blafarde. Mais bien sûr ! Que peut-on attendre d’autre dans ce pays ? C’était non pas une pierre, mais un bloc fossilisé d’information. A tout hasard je l’empochai. Une fois rentré, je relaterai à tout le monde mon périple au pays Inforia. Ma fille, elle me croira d’emblée. Si quelqu’un émet des doutes, je montrerai ce débris. Qu’on essaye un peu de réfuter une pièce à conviction !
« Et toutes les grandes découvertes scientifiques ? poursuivis-je mes réflexions. C’est que chacune d’elles n’est rien d’autre qu’une nouvelle parcelle d’information sur la nature qui nous environne. N’est-ce pas ? »
J’inventai toutes sortes d’exemples confirmant l’idée selon laquelle tout dans notre monde se réduit à l’information. Et j’imaginai comment, dans un avenir proche, les écoliers résoudraient des problèmes de ce genre :
« Deux tuyaux sont branchés sur un bassin. Si l’on ouvre les deux robinets, le bassin se remplit d’information en cinq heures. On connaît le diamètre des tuyaux. En combien d’heures le bassin se remplira d’information si celle-ci coule dans un tuyau et s’écoule dans l’autre ?… »
Marchant au hasard, je débouchai de nouveau dans la rue principale. Les passants étaient rares.
Je me sentais étranger parmi ces petits êtres adroits qui vaquaient à leurs occupations.
Vous ne pouvez imaginer ma joie lorsque j’aperçus la fine silhouette familière ! C’était Ol. Elle donnait à manger à des oiseaux peluchés. Ceux-ci piaillaient autour d’elle. Deux d’entre eux s’étaient posés sur ses épaules, les plus hardis picoraient des miettes d’information dans le creux de sa main.
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