Robert Silverberg - Au temps pour l'espace
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- Название:Au temps pour l'espace
- Автор:
- Издательство:Fleuve Noir
- Жанр:
- Год:1982
- Город:Paris
- ISBN:2-265-01969-0
- Рейтинг книги:5 / 5. Голосов: 1
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— C’est exact ! Je m’appelle Alan Donnell, et voici Roger Bond.
— Moi c’est Quantrell… Kevin Quantrell.
Il était courtaud et trapu ; sur son visage à la mâchoire carrée, au teint fortement basané, se lisait une confiance naturelle en lui-même.
— J’appartiens à l’équipage du Teafortwo. Nous rentrons juste du système d’Aldébaran. Voilà deux semaines que nous sommes dans l’Enclave… et pas près d’en repartir !…
Alan siffla, admiratif :
— Aldébaran ! Wouh ! Cela fait, attends voir… un aller et retour de cent neuf ans ! Tu dois être un sacré « vieillard », Quantrell !
— Je suis né en 3403, cela me fait 473 ans TT… En réalité, je n’ai que dix-sept ans et demi. Juste avant Aldébaran, nous avons fait un saut sur Capella : cela nous a bouffé quatre-vingt-cinq ans et on n’y a vu que du feu !
— Tu me bats de 170 ans, constata Alan. Mais, je n’ai moi-même que dix-sept ans.
Quantrell sourit fièrement.
— Il n’est pas idiot le type qui a conçu le système mémocal pour compter les jours que nous vivons réellement. Sans ça, nous serions tout le temps complètement paumés.
L’air maussade, il s’appuya au mur d’un immeuble délabré, qui, autrefois, avait dû fièrement arborer un orgueilleux revêtement d’acier chromé, si caractéristique de l’architecture du début du XXVII esiècle. Ce n’était plus qu’une paroi brun sale, recouverte d’une croûte de rouille qui s’écaillait.
— Alors, votre opinion sur notre petit paradis ? interrogea Quantrell. Sûr que les cités terriennes se trouvent ridicules à côté, non ?
Il indiquait de sa main tendue les hauts immeubles étincelants de la ville proche qui flamboyaient sous le soleil matinal, de l’autre côté du fleuve.
— Es-tu déjà allé là-bas ? demanda Alan.
— Non, répondit Quantrell d’une voix étranglée. Mais si nous continuons à être retenus ici…
Il crispait et décrispait les poings nerveusement.
— Quel est votre problème ?
— C’est le vaisseau, le Teafortwo. Nous avons passé plus d’un siècle dans l’espace, tu comprends. Alors, au retour, les équipes d’inspection ont découvert tellement de trucs qui clochaient qu’il faut purement et simplement le transformer entièrement. Voilà deux semaines qu’ils bossent dessus, et vu la tournure que ça prend, il en faudra encore au moins autant avant qu’il puisse redécoller. Quant à moi, je ne sais pas pendant combien de temps je vais encore supporter d’être confiné dans cette Enclave.
— C’est exactement comme ça que ton frère…, commença Roger. (Il s’interrompit brusquement.) Je…
— Pas grave, ne t’inquiète pas, fit Alan.
Quantrell leur lança une œillade interrogative.
— Qu’y a-t-il ?
— Rien, c’est au sujet de mon frère… J’avais un jumeau, et puis un jour, il en a eu marre, s’est attrapé la bougeotte… Il a quitté l’astronef à la dernière escale sur Terre, et nous avons dû décoller sans lui.
Quantrell, compréhensif, hocha la tête.
— C’est dur. Mais je le comprends… et d’une certaine manière, je l’envie. Moi-même, je voudrais bien en avoir autant dans les tripes pour décider de tout lâcher, comme ça. À chaque nouveau soir qui tombe sur l’Enclave, je me dis « Demain, tu désertes ! ». Et puis, je suis toujours là le lendemain soir… je m’assois et j’attends… je ne sais même pas quoi…
Le regard d’Alan se porta vers le bas de la rue qui s’étirait tranquillement sous la chaleur du soleil. On voyait çà et là quelques Spacios d’âge canonique, assis par deux ou trois, qui se racontaient des histoires de leur jeunesse, une jeunesse remontant à des milliers d’années, au moins.
« L’Enclave, songea Alan, c’est un hospice pour vieillards. »
Ils marchèrent encore un moment, jusqu’à ce que les néons bourdonnant d’un théâtre de spectacle sensoriel attirent leur attention.
— J’y vais ! dit Roger. Cet endroit commence à me flanquer le cafard ! Vous venez ?
Alan jeta un coup d’œil à Quantrell qui faisait la grimace en refusant de la tête.
— Je crois que je vais m’en passer pour l’instant, fit-il.
— Même chose pour moi, dit Quantrell.
Roger, dépité, les regarda tour à tour d’un air renfrogné, puis haussa les épaules.
— Tant pis, j’y vais quand même. Un bon sensoriel, c’est exactement ce qu’il faut à mon humeur présente. À tout à l’heure, Alan.
Après que Roger les eut quittés, Alan et Quantrell poursuivirent leur promenade dans l’Enclave. Alan se demandait si, après tout, il n’aurait pas mieux fait d’aller au sensoriel avec Roger ; l’Enclave commençait à le déprimer lui aussi et ces spectacles en trois dimensions avaient le chic de vous changer les idées.
Mais il voulait en savoir plus sur Kevin Quantrell. Il n’avait pas tous les jours l’occasion de discuter avec un garçon de son âge et d’un autre vaisseau.
— Tu sais, dit-il, au fond, nous autres Spacios, menons une vie terriblement vide. Mais on ne s’en aperçoit que lorsqu’on vient à l’Enclave.
— Il y a un bout de temps que j’ai compris ça, répondit Quantrell.
— En somme, que faisons-nous ? demanda Alan en tendant les bras. Nous parcourons l’espace en tous sens, à toute vitesse, mais nous revenons toujours nous blottir frileusement dans une Enclave quelconque. En réalité, nous n’aimons ni l’un, ni l’autre, mais nous cherchons à tout prix à nous en persuader. Quand nous sommes dans l’espace, nous n’avons qu’une envie, revenir à l’Enclave. Mais dès que nous avons atterri, nous brûlons de retourner là-haut… Tu parles d’une vie !
— Et alors ? Tu as une solution ? Tu connais, toi, le moyen d’arranger les choses pour nous, sans bouleverser tout le commerce intergalactique ?
— Parfaitement ! fit Alan d’une voix sèche. Parfaitement, j’ai une solution ! L’hyperpropulsion.
Quantrell éclata d’un rire amer.
— De toutes les histoires à dormir debout que j’ai…
— Et allez donc ! le coupa Alan, en colère. Premier réflexe, rire bêtement. Pour vous tous, une propulsion qui utiliserait les distorsions de l’espace, ce n’est qu’un délire de cinglé ! Mais as-tu réfléchi au fait que les scientifiques terriens ne sont pas près de se creuser la cervelle pour découvrir une telle propulsion, si nous-mêmes ne poussons pas un peu à la roue ? Pour eux, les choses sont très bien comme ça ! La Contraction Fitzgerald ne leur pose aucun problème, à eux.
— Mais, on a bien effectué des recherches sur l’hyperpropulsion, non ? Même après Cavour, je veux dire.
— Oui, oh !… de temps à autre. Mais jamais ils ne se sont penchés vraiment sérieusement sur la question, alors, bien sûr, ils ne sont arrivés à rien ! S’ils avaient réellement collé quelques types sur le problème, ils auraient trouvé, et il n’y aurait plus ni Enclave, ni Contraction Fitgerald, et nous, les Spacios, pourrions mener une vie normale !
— Et ton frère… ne serait pas coupé des siens comme il l’est actuellement…
— Évidemment. Mais au lieu de réfléchir, on commence par rigoler.
Quantrell avait l’air désolé.
— Excuse-moi. J’ai bien l’impression que, cette fois, j’ai pas mis toute la gomme de mes turbines à comprenette ! Mais, dis-moi, ton hyperpropulsion, là, elle ferait table rase de tout ce système des Enclaves, non ?
— Mais bien sûr ! Quand nous rentrerions d’un voyage dans l’espace, nous pourrions parfaitement participer à la vie de tous les jours, au lieu de rester cloîtrés ici, comme dans des réserves.
Alan leva les yeux vers les tours de la cité terrienne ; elles avaient beau être juste sur l’autre rive, elles représentaient l’inaccessible. Là-bas, quelque part, se trouvait Steve. Et peut-être aussi quelqu’un à qui il pourrait parler de l’hyperpropulsion, quelqu’un d’influent qui saurait déclencher les recherches nécessaires.
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