Les Mille Et Une Nuits Tome III
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La princesse, en laissant le salon à part, mena le sultan d’appartement en appartement, et le sultan, après avoir considéré chaque pièce avec attention, et les avoir admirées par leurs diversités: «Ma belle, dit-il à la princesse Parizade, appelez-vous ceci une maison de campagne? Les villes les plus belles et les plus grandes seraient bientôt désertes si toutes les maisons de campagne ressemblaient à la vôtre. Je ne m’étonne plus que vous vous y plaisiez si fort et que vous méprisiez la ville. Faites-moi voir aussi le jardin, je m’attends bien qu’il correspond à la maison.»
La princesse ouvrit une porte qui donnait sur le jardin, et ce qui frappa d’abord les yeux du sultan fut la gerbe d’eau jaune couleur d’or. Surpris par un spectacle si nouveau pour lui, et après l’avoir regardé un moment avec admiration: «D’où vient cette eau merveilleuse, dit-il, qui fait tant de plaisir à voir? où en est la source, et par quel art en a-t-on fait un jet si extraordinaire et auquel je ne crois pas qu’il y ait rien de pareil au monde? Je veux voir cette merveille de près.» Et en disant ces paroles, il avança. La princesse continua de le conduire, et elle le mena vers l’endroit où l’arbre harmonieux était planté.
En approchant, le sultan, qui entendit un concert tout différent de ceux qu’il eût jamais entendus, s’arrêta et chercha des yeux où étaient les musiciens; et comme il n’en vit aucun, ni près ni loin, et que cependant il entendait assez distinctement le concert, dont il était charmé: «Ma belle, dit-il en s’adressant à la princesse Parizade, où sont les musiciens que j’entends? sont-ils sous terre, sont-ils invisibles dans l’air? Avec des voix si excellentes et si charmantes, ils ne hasarderaient rien de se laisser voir; au contraire, ils feraient plaisir.
«- Sire, répondit la princesse en souriant, ce ne sont pas des musiciens qui forment le concert que vous entendez, c’est l’arbre que Votre Majesté voit devant elle qui le rend, et si elle veut se donner la peine d’avancer quatre pas, elle n’en doutera pas, et les voix lui seront plus distinctes.»
Le sultan s’avança, et il fut si charmé de la douce harmonie du concert, qu’il ne se lassait pas de l’entendre. À la fin il se souvint qu’il avait à voir l’eau jaune de près; ainsi, en rompant son silence: «Ma belle, demanda-t-il à la princesse, dites-moi, je vous prie, cet arbre admirable se trouve-t-il par hasard dans votre jardin? est-ce un présent que l’on vous a fait, ou l’avez-vous fait venir de quelque pays éloigné? Il faut qu’il vienne de bien loin; autrement, curieux des raretés de la nature comme je le suis, j’en aurais entendu parler. De quel nom l’appelez-vous?
«- Sire, répondit la princesse, cet arbre n’a pas d’autre nom que celui d’arbre qui chante, et il n’en croît pas dans le pays; il serait trop long de raconter par quelle aventure il se trouve ici. C’est une histoire qui a rapport avec l’eau jaune et avec l’oiseau qui parle, qui nous est venu en même temps, et que Votre Majesté pourra voir après qu’elle aura vu l’eau jaune d’aussi près qu’elle le souhaite; si elle l’a pour agréable, j’aurai l’honneur de la lui raconter quand elle se sera reposée et remise de la fatigue de la chasse, à laquelle elle en ajoute une nouvelle par la peine qu’elle se donne à la grande ardeur du soleil.
«- Ma belle, reprit le sultan, je ne m’aperçois pas de la peine que vous dites, tant elle est bien récompensée par les choses merveilleuses que vous me faites voir: dites plutôt que je ne songe pas à celle que je vous donne. Achevons donc et voyons l’eau jaune: je meurs déjà d’envie de voir et d’admirer l’oiseau qui parle.»
Quand le sultan fut arrivé au jet d’eau jaune, il eut longtemps les yeux attachés sur la gerbe, qui ne cessait de faire un effet merveilleux, en s’élevant en l’air et en retombant dans le bassin. «Selon vous, ma belle, dit-il en s’adressant toujours à la princesse, cette eau n’a pas de source, et elle ne vient d’aucun endroit aux environs par un conduit amené sous terre; au moins je comprends qu’elle est étrangère, de même que l’arbre qui chante.
«- Sire, reprit la princesse, la chose est comme Votre Majesté le dit, et pour marque que l’eau ne vient pas d’ailleurs, c’est que le bassin est d’une seule pièce, et qu’ainsi elle ne peut venir ni par les côtés ni par dessous. Et ce qui doit rendre l’eau plus admirable à Votre Majesté, c’est que je n’en ai jeté qu’un flacon dans le bassin, et qu’elle a foisonné comme elle le voit, par une propriété qui lui est particulière.» Le sultan enfin en s’éloignant du bassin: «En voilà, dit-il, assez pour la première fois, car je me promets bien de revenir souvent: menez-moi, que je voie l’oiseau qui parle.»
En approchant du salon, le sultan aperçut sur les arbres un nombre prodigieux d’oiseaux qui remplissaient l’air chacun de son chant et de son ramage. Il demanda pourquoi ils étaient là assemblés plutôt que sur les autres arbres du jardin, où il n’en avait ni vu ni entendu chanter. «Sire, répondit la princesse, c’est qu’ils viennent tous des environs pour accompagner le chant de l’oiseau qui parle. Votre Majesté peut l’apercevoir dans la cage qui est posée sur une des fenêtres du salon où elle va entrer, et si elle y fait attention, elle s’apercevra qu’il a le chant éclatant au-dessus de celui de tous les autres oiseaux, même du rossignol, qui n’en approche que de bien lo in.»
Le sultan entra dans le salon, et comme l’oiseau continuait son chant: «Mon esclave, dit la princesse en élevant la voix, voilà le sultan, faites-lui votre compliment.» L’oiseau cessa de chanter dans le moment, et tous les autres oiseaux cessèrent de même. «Que le sultan, dit-il, soit le très-bienvenu, que Dieu le comble de prospérités et prolonge le nombre de ses années!» Comme le repas était servi sur le sofa près de la fenêtre où était l’oiseau, le sultan, en se mettant à table: «Oiseau, dit-il, je te remercie de ton compliment, et je suis ravi de voir en toi le sultan et le roi des oiseaux.»
Le sultan, qui vit devant lui le plat de concombres, qu’il croyait farcis à l’ordinaire, y porta d’abord la main, et son étonnement fut extrême de les voir farcis de perles. «Quelle nouveauté! dit-il. À quel dessein une farce de perles? Les perles ne se mangent pas.» Il regardait déjà les deux princes et la princesse pour leur demander ce que cela signifiait, mais l’oiseau l’interrompit: «Sire, dit-il, Votre Majesté peut-elle être dans un étonnement si grand d’une farce de perles qu’elle voit de ses yeux, elle qui a cru si facilement que la sultane son épouse était accouchée d’un chien, d’un chat, d’un morceau de bois? – Je l’ai cru, repartit le sultan, parce que les sages-femmes me l’ont assuré. – Ces sages-femmes, Sire, repartit l’oiseau, étaient sœurs de la sultane, mais sœurs jalouses du bonheur dont vous l’aviez honorée préférablement à elles; et, pour satisfaire leur rage, elles ont abusé de la facilité de Votre Majesté; elles avoueront leur crime si vous les faites interroger. Les deux frères et leur sœur que vous voyez sont vos enfants, qu’elles ont exposés, mais qui ont été recueillis par l’intendant de vos jardins, et nourris et élevés par ses soins.»
Le discours de l’oiseau éclaira l’entendement du sultan en un instant. «Oiseau, s’écria-t-il, je n’ai pas de peine à ajouter foi à la vérité que tu me découvres et que tu m’annonces. L’inclination qui m’entraînait de leur côté et la tendresse que je sentais déjà pour eux ne me disaient que trop qu’ils étaient de mon sang. Venez donc, mes enfants, venez, ma fille, que je vous embrasse et que je vous donne les premières marques de mon amour et de ma tendresse de père.» Il se leva, et après avoir embrassé les deux princes et la princesse l’un après l’autre en mêlant ses larmes avec les leurs: «Ce n’est pas assez, mes enfants, dit-il, il faut aussi que vous vous embrassiez les uns les autres, non comme enfants de l’intendant de mes jardins, auquel j’aurai l’obligation éternelle de vous avoir conservé la vie, mais comme les miens, sortis du sang des rois de Perse, dont je suis persuadé que vous soutiendrez bien la gloire.»
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