Les Mille Et Une Nuits Tome III

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La princesse fit tout ce qu’elle put pour dissuader le prince Perviz, en le conjurant de ne pas l’exposer au danger, au lieu d’un frère, d’en perdre deux; mais il demeura inébranlable nonobstant les remontrances qu’elle lui fit; et, avant qu’il partît, afin qu’elle pût être informée du succès du voyage qu’il entreprenait, comme elle l’avait été de celui du prince Bahman par le moyen du couteau qu’il lui avait laissé, il lui donna aussi un chapelet de perles de cent grains pour le même usage, et, en le lui présentant: «Dites ce chapelet à mon intention pendant mon absence; en le disant, s’il arrive que les grains s’arrêtent, de manière que vous ne puissiez plus les mouvoir ni les faire couler les uns après les autres comme s’ils étaient collés, ce sera une marque que j’aurai eu le même sort que notre frère. Mais espérons que cela n’arrivera pas, et que j’aurai le bonheur de vous revoir avec la satisfaction que nous attendons vous et moi.»

Le prince Perviz partit; et, le vingtième jour de son voyage, il rencontra le même derviche à l’endroit où le prince Bahman l’avait trouvé. Il s’approcha de lui, et après l’avoir salué, il le pria, s’il le savait, de lui enseigner le lieu où était l’oiseau qui parlait, l’arbre qui chantait et l’eau jaune. Le derviche lui fit les mêmes difficultés et les mêmes remontrances qu’il avait faites au prince Bahman, jusqu’à lui dire qu’il y avait très-peu de temps qu’un jeune cavalier, dont il lui voyait beaucoup de ressemblance, lui avait demandé le même chemin; que, vaincu par ses instances pressantes et par son importunité, il le lui avait enseigné, et lui avait donné de quoi lui servir de guide et prescrit ce qu’il devait observer pour réussir; mais qu’il ne l’avait pas vu revenir, d’où il n’y avait pas à douter qu’il n’eût eu le même sort que ceux qui l’avaient précédé.

«Bon derviche, reprit le prince Perviz, je sais qui est celui dont vous parlez: c’était mon frère aîné, et je suis informé avec certitude qu’il est mort; de quelle mort, c’est ce que j’ignore. – Je puis vous le dire, repartit le derviche; il a été changé en pierre noire comme ceux de qui je viens de parler, et vous devez vous attendre à la même métamorphose, à moins que vous n’observiez plus exactement que lui les bons conseils que je lui avais donnés, au cas que vous persistiez à ne vouloir pas renoncer à votre résolution, à quoi je vous exhorte encore une fois.

«- Derviche, insista le prince Perviz, je ne puis assez vous marquer combien je vous suis redevable de l’intérêt que vous prenez à la conservation de ma vie, tout inconnu que je vous suis et sans que j’aie rien fait pour mériter votre bienveillance. Mais j’ai à vous dire qu’avant que je prisse mon parti j’y ai bien songé, et que je ne puis l’abandonner. Ainsi je vous supplie de me faire la même grâce que vous avez faite à mon frère: peut-être réussirai-je mieux que lui à suivre les mêmes enseignements que j’attends de vous. – Puisque je ne puis réussir, dit le derviche, à vous persuader de vous relâcher de ce que vous avez résolu, si mon grand âge ne m’en empêchait et que je pusse me soutenir, je me lèverais pour vous donner la boule que j’ai ici, laquelle doit vous servir de guide.»

Sans donner au derviche la peine d’en dire davantage, le prince Perviz mit pied à terre, et comme il se fut avancé jusqu’au derviche, le derviche, qui venait de tirer la boule de son sac, où il y en avait un bon nombre d’autres, la lui donna et lui dit l’usage qu’il en devait faire, comme ci-devant au prince Bahman; et, après l’avoir bien averti de ne pas s’effrayer des voix qu’il entendrait sans voir personne, quelque menaçantes qu’elles fussent, mais de ne pas laisser de monter jusqu’à ce qu’il eût aperçu la cage et l’oiseau, il le congédia.

Le prince Perviz remercia le derviche, et quand il fut remonté à cheval, il jeta la boule devant le cheval, et en piquant des deux en même temps, il la suivit. Il arriva enfin au bas de la montagne, et quand il eut vu que la boule s’était arrêtée, il mit pied à terre. Avant qu’il fît le premier pas pour monter, il demeura un moment dans la même place en rappelant dans sa mémoire les avis que le derviche lui avait donnés. Il s’encouragea et il monta, bien résolu d’arriver jusqu’au haut de la montagne, et il avança cinq ou six pas; alors il entendit derrière lui une voix qui lui parut fort proche, comme d’un homme qui le rappelait et l’insultait en criant: «Attends, téméraire, que je te punisse de ton audace.»

À cet outrage, le prince Perviz oublia tous les avis du derviche; il mit la main sur le sabre, il le tira et il se tourna pour se venger; mais à peine eut-il le temps de voir que personne ne le suivait, qu’il fut changé en une pierre noire, lui et son cheval.

Depuis que le prince Perviz était parti, la princesse Parizade n’avait pas manqué, chaque jour, de porter à la main le chapelet qu’elle avait reçu de sa main le jour qu’il était parti, et, quand elle n’avait autre chose à faire, de le dire en faisant passer les grains par ses doigts l’un après l’autre. Elle ne l’avait pas même quitté la nuit tout ce temps-là: chaque soir en se couchant elle se l’était passé autour du cou, et le matin en s’éveillant elle y avait porté la main pour éprouver si les grains venaient toujours l’un après l’autre. Le jour enfin, et au moment que le prince Perviz eut la même destinée que le prince Bahman, d’être changé en pierre noire, comme elle tenait le chapelet à son ordinaire et qu’elle le disait, tout à coup elle sentit que les grains n’obéissaient plus au mouvement qu’elle leur donnait, et elle ne douta pas que ce ne fût la marque de la mort certaine du prince son frère. Comme elle avait déjà pris sa résolution sur le parti qu’elle prendrait au cas que cela arrivât, elle ne perdit pas le temps en donnant des marques extérieures de sa douleur. Elle se fit un effort pour la retenir toute en elle-même, et dès le lendemain, après s’être, déguisée en homme, armée et équipée, et qu’elle eut marqué à ses gens qu’elle reviendrait dans peu de jours, elle monta à cheval et partit en prenant le même chemin que les deux princes ses frères avaient tenu.

La princesse Parizade, qui était accoutumée à monter à cheval en prenant le divertissement de la chasse, supporta la fatigue du voyage mieux que d’autres dames n’auraient pu faire. Comme elle avait fait les mêmes journées que les princes ses frères, elle rencontra aussi le derviche dans la vingtième journée de marche, comme eux. Quand elle fut près de lui, elle mit pied à terre, et, en tenant son cheval par la bride, elle alla s’asseoir près de lui; et, après qu’elle l’eut salué, elle lui dit: «Bon derviche, vous voudrez bien que je me repose quelques moments près de vous, et me faire la grâce de me dire si vous n’avez pas entendu dire que quelque part aux environs il y a dans ces cantons un lieu où l’on trouve l’oiseau qui parle, l’arbre qui chante et l’eau jaune.»

Le derviche répondit: «Madame, puisque votre voix me fait connaître quel est votre sexe, nonobstant votre déguisement en homme, et que c’est ainsi que je dois vous appeler, je vous remercie de votre compliment et je reçois avec un très-grand plaisir l’honneur que vous me faites. J’ai connaissance du lieu où se trouvent les choses dont vous me parlez; mais à quel dessein me faites-vous cette demande?

«- Bon derviche, reprit la princesse Parizade, on m’en a fait un récit si avantageux, que je brûle d’envie de les posséder. – Madame, repartit le derviche, on vous a dit la vérité: ces choses sont encore plus surprenantes et plus singulières qu’on ne vous les a représentées; mais on vous a caché les difficultés qu’il y a à surmonter pour parvenir à en jouir. Vous ne vous seriez pas engagée dans une entreprise si pénible et si dangereuse si l’on vous en avait bien informée. Croyez-moi, ne passez pas plus avant, retournez sur vos pas et ne vous attendez pas que je veuille contribuer à votre perte.

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