Stephen King - Carnets noirs

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En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.
Après
King renoue avec un de ses thèmes de prédilection : l’obsession d’un fan. Dans ce formidable roman noir où l’on retrouve les protagonistes de
(prix Edgar 2015), il rend un superbe hommage au pouvoir de la fiction, capable de susciter chez le lecteur le meilleur… ou le pire.
STEPHEN KING
« Une déclaration d’amour à la lecture et à la littérature américaine… Merveilleux, effrayant, émouvant. » The Washington Post

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« Pete ! Qu’est-ce que tu fais ? Il arrive ! »

À qui le dis-tu, pense Pete, et il ouvre le deuxième carton. Alors qu’il rajoute le reste des carnets à la pile renversée sur le ciment du sous-sol, les bruits de pas s’arrêtent. Il a vu les chaussures. Lèvres Rouges ouvre la porte du sous-sol. Il est prudent maintenant. Il essaye de réfléchir à la situation.

« Peter ? Tu es venu voir ta sœur ?

— Oui, répond Pete. Je suis venu la voir avec un revolver à la main.

— Tu sais quoi ? dit le Loup. Je te crois pas. »

Pete dévisse le bouchon du bidon d’essence à briquet et renverse le contenu sur la pile de carnets, aspergeant le fouillis d’histoires, de poèmes et de divagations énervées et à moitié ivres qui bien souvent s’interrompent en milieu de phrase. Et aussi les deux romans qui parachèvent l’histoire d’un Américain déglingué nommé Jimmy Gold traversant tant bien que mal les années soixante en quête d’une sorte de rédemption. En quête — selon ses propres mots — de conneries qui soient pas que des conneries. D’une main fébrile, Pete cherche le briquet qui lui glisse d’abord entre les doigts. Merde, il aperçoit déjà l’ombre du bonhomme là-haut. Et aussi l’ombre du revolver.

Tina, entravée comme un animal, le nez et les lèvres barbouillés de sang, a les yeux dilatés par la terreur. Ce salaud l’a battue, pense Pete. Pourquoi il a fait ça ? C’est qu’une petite fille.

Mais il sait. Sa sœur est un substitut semi-acceptable de celui que Lèvres Rouges veut vraiment battre.

« Vous feriez mieux de me croire, dit Pete. C’est un quarante-cinq, beaucoup plus gros que le vôtre. Il était dans le bureau de mon père. Vous feriez mieux de partir. Ça serait la chose la plus intelligente à faire. »

Mon Dieu, Seigneur, faites que ça marche.

Mais la voix de Pete flanche sur les derniers mots et monte dans les aigus incertains du garçon de treize ans qu’il était quand il a trouvé les carnets. Lèvres Rouges entend ça, rigole, et commence à descendre les marches. Pete se saisit à nouveau du briquet — solidement, cette fois — et fait sauter le clapet du pouce au moment où Lèvres Rouges apparaît entièrement à sa vue. Il actionne la molette qui produit les étincelles, s’apercevant soudain qu’il a oublié de vérifier si le briquet était plein, un oubli qui pourrait signer la fin de sa vie, et de celle de sa sœur, dans les dix secondes qui viennent. Mais l’étincelle produit une robuste flamme jaune.

Peter lève le briquet trente centimètres au-dessus de la pile de livres.

« Vous avez raison, dit-il. J’ai pas de revolver. Mais j’ai trouvé ça dans le bureau de mon père. »

53

Hodges et Jerome traversent le terrain de base-ball au pas de course. Jerome prend de l’avance mais Hodges n’est pas bien loin derrière. Jerome s’arrête à l’angle du petit terrain de basket décrépit et désigne du doigt une Subaru verte garée près du quai de chargement. Hodges lit la plaque d’immatriculation personnalisée — BOOKS4U [17] Se lit « Books for you » et signifie « Des livres pour vous ». — et hoche la tête.

Ils viennent à peine de reprendre leur course quand un hurlement furieux leur parvient de l’intérieur : « T’es où, enfoiré de fils de pute ? »

Ça, ça doit être Bellamy. Et l’enfoiré de fils de pute est sans aucun doute Peter Saubers. Le garçon s’est introduit dans les lieux avec la clé de son père, ce qui veut dire que la porte d’entrée est ouverte. Hodges se désigne du doigt, puis désigne le bâtiment. Jerome hoche la tête mais dit à voix basse :

« Vous avez pas de revolver.

— Exact, mais mes pensées sont pures et ma force est pareille à la force de dix [18] Citation du poème « Sir Galahad » d’Alfred Tennyson : « Ma force est pareille à la force de dix/Car mon cœur est pur. » .

— Hein ?

— Tu restes ici, Jerome. Et je plaisante pas.

— Vous êtes sûr ?

— Oui. Tu aurais pas un couteau, par hasard ? Même juste un canif ?

— Non. Désolé.

— C’est pas grave, regarde autour de toi. Et trouve une bouteille. Il doit y en avoir, les jeunes viennent probablement boire des bières ici en cachette après la tombée de la nuit. Casse-la. Et puis amuse-toi à crever des pneus. Si ça part en vrille, il reprendra pas la voiture de Halliday pour se tirer. »

Le visage de Jerome indique qu’il aime pas trop les implications possibles d’un tel ordre. Il saisit le bras de Hodges et le serre.

« Pas de mission kamikaze, Bill, vous m’entendez ? Parce que vous n’avez rien à racheter.

— Je sais. »

La vérité, c’est qu’il ne sait rien de tel. Il y a quatre ans de ça, une femme qu’il aimait est morte dans une explosion qui lui était destinée. Il ne se passe pas un jour sans qu’il pense à Janey, pas une nuit sans qu’il reste les yeux ouverts dans son lit à penser : Si seulement j’avais été un peu plus rapide. Un peu plus malin.

Cette fois-ci non plus, il a pas été assez rapide, et pas assez malin, et c’est pas de se dire que la situation a évolué trop vite qui va sortir ces gosses de l’impasse potentiellement mortelle dans laquelle ils sont coincés. Tout ce qu’il sait, c’est que ni Tina ni son frère ne peuvent mourir aujourd’hui alors qu’il est de quart. Il fera tout ce qu’il faudra pour empêcher que ça arrive.

Il tapote la joue de Jerome.

« Fais-moi confiance, petit. Je ferai ma part. Toi, tu t’occupes de ces pneus. Tu peux aussi arracher quelques câbles de démarrage, tant que tu y es. »

Hodges commence à s’éloigner et ne se retourne qu’une fois qu’il a atteint l’angle du bâtiment. Jerome le regarde d’un air mécontent, mais cette fois, il reste où il est. Ce qui est une bonne chose. Ce qui serait encore pire que si Bellamy tuait Peter et Tina, ce serait qu’il tue Jerome.

Hodges tourne au coin du bâtiment et court vers l’entrée principale.

La porte, ici comme au 23 Sycamore Street, est grande ouverte.

54

Lèvres Rouges, comme hypnotisé, regarde fixement la pile de carnets Moleskine. Enfin, il lève les yeux vers Pete. Il lève aussi le revolver.

« Allez-y, dit Pete. Tirez et vous verrez ce qui arrivera aux carnets quand je lâcherai le briquet. J’ai versé l’essence sur le dessus mais elle a eu le temps de s’infiltrer jusqu’au centre. Et ils sont vieux. Ils vont flamber comme une torche. Et peut-être tout le bordel qu’il y a ici avec.

— C’est une impasse mexicaine alors, dit Lèvres Rouges. Le seul problème, Peter — et je me mets dans tes godasses, là —, c’est que mon revolver va tenir plus longtemps que ton briquet. Qu’est-ce que tu feras quand il s’éteindra ? »

Il essaie d’avoir le ton calme du mec qui gère la situation mais ses yeux arrêtent pas de faire du ping-pong entre le Zippo et les carnets. Les couvertures de ceux du dessus luisent d’un éclat humide, comme de la peau de phoque.

« Je saurai quoi faire le moment venu, dit Pete. À la seconde où la flamme commencera à baisser et virera au bleu, je le lâcherai. Et là, vouff !

— Tu le feras pas. »

La lèvre supérieure du Loup se soulève, découvrant ses dents jaunes. Ses crocs.

« Pourquoi non ? C’est que des mots. Comparés à la vie de ma sœur, c’est que des conneries.

— Ah oui ? » Lèvres Rouges oriente le revolver sur Tina. « Alors éteins ton briquet ou je la tue sous tes yeux. »

À la vue du revolver pointé sur le ventre de sa sœur, des mains de fer étreignent douloureusement le cœur de Pete, mais il ne referme pas le Zippo. Il se penche, l’abaissant très lentement vers la pile de carnets.

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