Pierre Martinet - Cellule Delta

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Beyrouth 2011 Entraînés à être des tueurs redoutables, des fauves agiles et rapides, les cinq agents de la Cellule Delta sont chargés des opérations spéciales dans lesquelles l'État français ne peut laisser traîner ses mains : Annie, Aymar, Hichad, Henry et Vincent ont un permis clandestin de tuer et une autorisation de chasse permanente.
C'est après les terroristes qu'ils courent : en faire des cibles avant d'en être la cible.
Informés que des islamistes radicaux étroitement liés à AQMI profitent du printemps arabe pour se fortifier, les Delta se préparent à rejoindre la Libye. À Benghazi précisément, où ils ont appris qu'une convention de terroristes venus de toute cette région du monde va se tenir dans le plus grand secret…
Pierre Martinet a passé vingt ans dans les unités parachutistes d'élite, dont cinq au célèbre Service Action de la DGSE (services secrets français). Avec
(Éditions Privé, 2005), il a brisé le silence.

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Elle a agi vite, en moins de vingt minutes. « Douchez-vous, sans vous laver les cheveux ! » conclut la brune d’un ton mi-péremptoire, mi-amusé. Elle sort de la salle de bains et laisse Vincent sous l’eau chaude.

Un costard, un attaché-case et une odeur d’après-rasage ont suffi à faire de lui un parfait businessman, tout aussi crédible que les autres types qui fréquentent cet hôtel une nuit ou deux, le temps de faire leurs affaires douteuses ou pas à Beyrouth, de tromper leur femme après un verre au bar et d’acheter un cadeau pour elle.

La fille lui tend un passeport qu’il troque contre l’ancien. Une nouvelle identité… quoique… une vieille connaissance en fait, puisque Vincent s’est déjà, par le passé, appelé Samuel Saden. Il a déjà enfilé ce patronyme et la vie qui va avec.

Le miroir de l’ascenseur dit à Vincent combien sa transformation entre les mains de la jolie Libanaise a été efficace. Même si cette nouvelle apparence n’est pas faite pour être portée longtemps, elle est son unique couverture. Au cas où on bougerait autour du narco-trafiquant, au cas où il aurait été repéré, mieux vaut qu’il mue. Le taxi, il le commande et l’attend dans l’hôtel ; ne pas avoir l’air trop pressé, organisé, c’est mieux. Un homme d’affaires ne prend pas le risque d’arpenter une ville étrangère à la recherche d’un taxi. D’autant que l’heure n’aide pas à passer inaperçu : maintenant, tout le monde fait la sieste, les rues désertes amplifient n’importe quel déplacement, geste, bruit ; une odeur de cardamome et d’agneau flotte mollement dans l’air.

Sanglant

Octobre 1983, Beyrouth, Liban

Cette odeur, pour lui, n’est pas neutre. Elle se marie à d’autres odeurs, moins appétissantes, la poudre, le sang humain… Beyrouth, son théâtre en béton de mauvais souvenirs, de bruits aux échos interminables… L’embuscade et ses sifflements… Ce que l’on retient des lance-roquettes, avant l’impact. Ils avaient déjà morflé pourtant, ils avaient déjà explosé avec les autres sous le choc d’un camion piégé. L’attentat du Drakkar, vingt-sept ans plus tôt. Cinquante-huit morts et quinze blessés.

L’odeur était restée, un massacre ne se tait jamais.

Rien n’est jamais trop laid pour les enfoirés. Des innocents déchiquetés, ça ne suffisait pas. À Beyrouth, le pire semblait toujours probable. L’horreur avait tendance à s’emballer quand elle avait commencé… Quand quelqu’un s’énervait ici, il frappait en série, fort, rudement, et se débrouillait pour que ça fasse des montagnes de morts, de blessés. Et plein de traumatisés aussi, c’est important les traumatisés, qui pourraient témoigner longtemps de l’horreur.

Comme ces quatre paras appelés pour nettoyer le carnage du Drakkar.

Vincent, Dominique, Luc et Charlie font partie de Diodon 4, la Force Multinationale de Sécurité à Beyrouth. Depuis trois jours, ils charrient des cadavres. Ils sont imprégnés d’une odeur de mort qui a transpercé leurs vêtements et atteint leur chair. Leur peau sent le macchabée. À eux quatre, ils transportent les effluves d’un énorme charnier. Ils ont ramassé leurs frères à la cuillère, en silence. Ils se sont demandés à quoi tenait l’identité d’un être quand il ne restait plus de lui qu’un corps pulvérisé.

Ce soir, ils sont écœurés, comprimés par ce qu’ils ont vu. Et puis ils ressentent un malaise, comme une gêne à être encore vivants alors que les autres seront enterrés en tout petits morceaux. Des images abominables les collent. Ils essaient de penser à autre chose, leur famille, leurs potes, la bonne bière qu’ils vont boire tout à l’heure, la petite amie qui les attend en France… impossible d’échapper au film. En boucle, Vincent revoit ce cadavre de petite fille dans une position atroce : en train de tenir ses tripes hors de son ventre arraché, son regard de stupéfaction, ses cheveux blancs, sa jupe déchirée sur ses jambes sanguinolentes. Et le para, dans un geste absurde, qui veut remettre en place les boyaux de la morte. La séquence s’est tatouée pour longtemps dans sa rétine.

Dans le camion TP 3 qui les ramène à leur poste, au nord de Beyrouth, sur le Ring, ils ne se parlent pas, ni ne sourient. Ils n’ont pas besoin d’échanger puisqu’ils pensent tous la même chose. Ils sont furieux et partager leur colère ne la soulagerait pas. Derrière leurs lunettes noires, ils regardent les passants avec un ressentiment dont ils sentent bien qu’il est injuste. Mais pour eux, maintenant, les terroristes sont partout, ils se planquent parmi les innocents pour échapper à leur rage. Ils ont décidé, leur douleur a décidé, que tout Beyrouth est un repaire de potentiels terroristes. Ils roulent sur l’avenue Bechara El-Khoury, la haine vissée aux tripes.

À un carrefour, une Mercedes blanche déboule de la gauche et bloque la route. Le camion stoppe net. Ça va très vite, trop vite. Les quatre hommes n’ont pas le temps de klaxonner que déjà une roquette RPG siffle sur leur gauche et atteint le train avant, qui explose. Dominique croit qu’il est mort, Vincent se dit qu’ils vont mourir, les deux autres à l’arrière, eux, hésitent entre l’envie de se battre contre ces mecs qui viennent de leur tomber dessus et celle de se tirer à toutes jambes. En gros, ils sont mal barrés.

De toute façon, ils ne peuvent pas sortir du camion : à entendre le barouf, les attaquants ont sorti les kalach et arrosent. Les balles cognent la carlingue sur la gauche. L’arrière aussi subit des impacts et le toit est touché. Luc et Charlie en déduisent qu’il y a autour au moins un autre foyer de tirs. Devant, Dominique vient de gueuler, il s’est pris une balle dans l’épaule gauche. Excité par la vue de son pote blessé, impuissant à se servir de son arme, Vincent réagit : il arme son famas et saute hors de la cabine du camion. Il a réglé en un dixième de seconde son arme en mode rafales de trois. Dressé, vengeur, il vise les mecs dans la Mercedes. Avec succès. Ils ont arrêté de tirer, ce qui prouve, a priori , qu’ils sont morts. Mais, comme l’ont compris ses deux camarades de l’arrière, les balles ne cessent pas de zébrer l’air. En se retournant, Vincent distingue un immeuble du haut duquel les tirs semblent provenir. Il appelle Luc et Charlie à la rescousse. « Ça vient de là-bas, les gars, j’y vais, couvrez-moi ! »

Ses deux comparses hors du camion, Vincent se met à courir en évitant les balles, en longeant un mur, en s’abritant derrière une voiture. L’objectif est à cent mètres, les cent mètres les plus longs de sa vie. Sur le chemin, il essaie de compter les tireurs. Trois, peut-être quatre, pas plus… Il atteint l’entrée de l’immeuble et se doute qu’il en trouvera un pour l’attendre dans la cage d’escalier. Il lui reste peu de munitions, il va falloir jouer à l’économie, à la précision donc. Ne pas gâcher, viser. À peine introduit dans le bâtiment, il aperçoit un homme en treillis armé d’une kalach prête à faire feu sur lui, en haut de l’escalier. Il n’a pas le temps de s’en servir que Vincent l’abat, avec une seule balle. Sur le palier, à sa droite, on cherche à le shooter. Il se baisse et, en se relevant rapidement, fait tomber son adversaire. Il emprunte ensuite le couloir, en quête de la terrasse. Un crissement derrière lui l’incite à se retourner et à tirer avant que l’autre ait eu le temps de toucher la détente.

Alors qu’il voulait doubler son tir, il s’est rendu compte qu’il était à sec. Il a grillé ses six chargeurs, il va devoir se démerder autrement. À l’arme blanche. Sur lui, il a son Camillus, le couteau des Marines américains, arme fiable et discrète, cadeau de bienvenue de son unité. Enfin, il a trouvé la porte d’accès à la terrasse. Il se cogne dans l’angle à un type trapu avec une moustache, dont il bloque les bras dans le dos, d’une main. Et avec l’autre, restée libre, il enfonce son poignard dans le plexus solaire de son ennemi qui, dans un râle, s’écroule à ses pieds. Le couteau de Vincent est assez bien aiguisé pour dépecer une chèvre, alors pour planter un homme… Le para récupère un AK 47 souillé qui va lui permettre de dégommer les deux derniers tireurs perchés.

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