Émile Zola - Thérèse Raquin
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Quant à Thérèse Raquin , c’est le résidu de toutes les horreurs publiées précédemment. On y a égoutté tout le sang et toutes les infamies: c’est le baquet de la mère Bancal.
Le sujet est simple, d’ailleurs, le remords physique de deux amants qui tuent le mari pour être plus libres de le tromper, mais qui, ce mari tué (il s’appelait Camille), n’osent plus s’étreindre, car voici, selon l’auteur, le supplice délicat qui les attend: «Ils poussèrent un cri et se pressèrent davantage afin de ne pas laisser entre leur chair de place pour le noyé. Et ils sentaient toujours des lambeaux de Camille qui s’écrasaient ignoblement entre eux, glaçant leur peau par endroits, tandis que le reste de leur corps brûlait.»
A la fin, ne parvenant pas à écraser suffisamment le noyé dans leurs baisers, ils se mordent, se font horreur, et se tuent ensemble de désespoir de ne pouvoir se tuer réciproquement.
Si je disais à l’auteur que son idée est immorale, il bondirait, car la description du remords passe généralement pour un spectacle moralisateur; mais si le remords se bornait toujours à des impressions physiques, à des répugnances charnelles, il ne serait plus qu’une révolte du tempérament, et il ne serait pas le remords. Ce qui fait la puissance et le triomphe du bien, c’est que même la chair assouvie, la passion satisfaite, il s’éveille et brûle dans le cerveau. Une tempête sous un crâne est un spectacle sublime: une tempête dans les reins est un spectacle ignoble.
La première fois que Thérèse aperçoit l’homme qu’elle doit aimer, voici comment s’annonce la sympathie: «La nature sanguine de ce garçon, sa voix pleine, ses rires gras, les senteurs âcres et puissantes qui s’échappaient de lui troublaient la jeune femme et la jetaient dans une sorte d’angoisse nerveuse.»
O Roméo! ô Juliette! quel flair subtil et prompt aviez-vous pour vous aimer si vite? Thérèse est une femme qui a besoin d’un amant. D’un autre côté, Laurent, son complice, se décide à noyer le mari après une promenade où il subit la tentation suivante: «Il sifflait, il poussait du pied les cailloux, et par moments il regardait avec des yeux fauves les balancements des hanches de sa maîtresse.»
Comment ne pas assassiner ce pauvre Camille, cet être maladif et gluant, dont le nom rime avec camomille, après une telle excitation?
On jette le mari à l’eau. A partir de ce moment, Laurent fréquente la morgue jusqu’à ce que son noyé soit admis à l’exposition. L’auteur profite de l’occasion pour nous décrire les voluptés de la morgue et ses amateurs.
Laurent s’y délecte à voir les femmes assassinées. Un jour il s’éprend du cadavre d’une fille qui s’est pendue; il est vrai que le corps de celle-ci, «frais et gras, blanchissait avec des douceurs de teinte d’une grande délicatesse… Laurent la regarda longtemps, promenant ses regards sur la chair, absorbé dans une sorte de désir peureux.»
Les dames du monde vont à la morgue, paraît-il; une d’elles y tombe en contemplation devant le corps robuste d’un maçon. «La dame – dit l’auteur – l’examinait, le retournait, le pesait, s’absorbait dans le spectacle de cet homme. Elle leva un coin de sa voilette, regarda encore puis s’en alla.»
Quant aux gamins, «c’est à la morgue que les jeunes voyous ont leur première maîtresse.»
Comme ma lettre peut être lue après déjeuner, je passe sur la description de la jolie pourriture de Camille. On y sent grouiller les vers.
Une fois le noyé bien enterré, les amants se marient. C’est ici que commence leur supplice.
Je ne suis pas injuste et je reconnais que certaines parties de cette analyse des sensations de deux assassins sont bien observées. La nuit de ces noces hideuses est un tableau frappant. Je ne blâme pas systématiquement les notes criardes, les coups de pinceau violents et violets; je me plains qu’ils soient seuls et sans mélange; ce qui fait le tort de ce livre pouvait en être le mérite.
Mais la monotonie de l’ignoble est la pire des monotonies. Il semble, pour rester dans les comparaisons de ce livre, qu’on soit étendu sous le robinet d’un des lits de la morgue, et jusqu’à la dernière page, on sent couler, tomber goutte à goutte sur soi cette eau faite pour délayer des cadavres.
Les deux époux, de fureur en fureur, de dépravations en dépravations, en viennent à se battre, à vouloir se dénoncer. Thérèse se prostitue, et Laurent, «dont la chair est morte», regrette de ne pouvoir en faire autant.
Enfin, un jour, ces deux forçats de la morgue tombent épuisés, empoisonnés, l’un sur l’autre, devant le fauteuil de la vieille mère paralytique de Camille Raquin, qui jouit intérieurement de ce châtiment par lequel son fils est vengé.
Ce livre résume trop fidèlement toutes les putridités de la littérature contemporaine pour ne pas soulever un peu de colère. Je n’aurais rien dit d’une fantaisie individuelle, mais à cause de la contagion il y va de toutes nos lectures. Forçons les romanciers à prouver leur talent autrement que par des emprunts aux tribunaux et à la voirie.
A la vente de ce pacha qui vient de liquider sa galerie tout comme un Européen, M. Courbet représentait le dernier mot de la volupté dans les arts par un tableau qu’on laissait voir, et par un autre suspendu dans un cabinet de toilette qu’on montrait seulement aux dames indiscrètes et aux amateurs. Toute la honte de l’école est là dans ces deux toiles, comme elle est d’ailleurs dans les romans: la débauche lassée et l’anatomie crue. C’est bien peint, c’est d’une réalité incontestable, mais c’est horriblement bête.
Quand la littérature dont j’ai parlé voudra une enseigne, elle se fera faire par M. Courbet une copie de ces deux toiles. Le tableau possible attirera les chalands à la porte; l’autre sera dans le sanctuaire, comme la muse, le génie, l’oracle.
Ferragus
La réponse de Zola dans «Le Figaro», 31 janvier 1868
Vous êtes chef des Dévorants, monsieur, et vous m’avez dévoré en toute conscience! Je vous jure que j’aurais eu la bonté d’âme de me laisser manger sans me plaindre, si vous vous étiez contenté du misérable morceau que je pouvais offrir personnellement à votre furieux appétit. Mais vous attaquez toutes mes croyances, vous mordez MM. de Goncourt que j’aime et que j’admire, vous écrivez un réquisitoire contre une école littéraire qui a produit des œuvres vivantes et fortes. J’ai droit de réponse, n’est-ce pas? non pour me défendre, moi chétif, mais pour défendre la cause de la vérité.
C’est entendu, je me mets à part, je ne me rappelle plus même que je suis l’auteur de Thérèse Raquin . Vous avez parlé de charnier, de pus, de choléra, je vais parler à mon tour des réalités humaines, des enseignements terribles de la vie.
Je vous avoue, monsieur, que je vous aurais répondu tout de suite si je n’avais éprouvé un scrupule bête. J’aime à savoir à qui je m’adresse, votre masque me gêne. J’ai peur de vous dire des choses désagréables sans le vouloir. Oh! je me suis creusé la tête. J’ai épelé votre article, fouillant chaque mot, cherchant une personnalité connue au fond de vos phrases. Je déclare humblement que mes recherches ont été vaines. Votre style a un débraillé violent qui m’a dérouté. Quant à vos opinions, elles sont dans une moyenne honnête ne portant pas de signature individuelle.
On m’a bien cité quelques noms: mais, vraiment, monsieur, si vous êtes un de ceux que l’on m’a nommés, il est à croire que le masque vous a donné le langage bruyant et lâché de nos bals publics. Quand on a le visage couvert, on peut se permettre l’engueulement classique, surtout en un temps de carnaval. Je me plais à penser que, dans un salon, vous dévorez les gens avec plus de douceur.
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