Gustave Aimard - L'éclaireur

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Après avoir dit ces quelques mots, don Stefano, ou du moins celui qui se faisait appeler ainsi, fit un mouvement pour s'éloigner, mais d'un geste brusque Balle-Franche l'arrêta.

– Qu'y a-t-il? demanda l'étranger. Le chasseur posa l'index de sa main droite sur sa bouche pour lui recommander le silence, et se tournant vers Ruperto, qui avait assisté, impassible et silencieux, à l'entretien:

– Au Coyote! lui dit-il d'une voix basse et inarticulée.

Sans répondre, Ruperto bondit comme un jaguar et disparut dans un buisson de cotonniers qui se trouvait à peu de distance.

Au bout de quelques instants, les deux hommes qui étaient demeurés le corps penché en avant, dans l'attitude de gens qui écoutent, mais sans prononcer une parole, entendirent un froissement de feuilles, un bruit de branches brisées suivi de la chute d'un corps lourd sur le sol, puis plus rien.

Presque aussitôt, le cri de la chouette s'éleva dans la nuit.

– Ruperto, nous appelle, dit alors Balle-Franche, tout est fini.

– Que s'est-il donc passé? demanda don Stefano avec inquiétude.

– Moins que rien, répliqua le chasseur, en lui faisant signe de le suivre. Vous aviez un espion à vos trousses, voilà tout.

– Un espion?

– Pardieu! Vous allez le voir.

– Oh! Oh! Ceci est grave.

– Moins que vous le supposez, puisque nous le tenons.

– Oui, mais alors il nous faudra donc tuer cet homme?

– Qui sait? Cela dépendra probablement de l'explication que nous aurons avec lui; dans tous les cas, ce n'est pas un grand mal d'écraser de semblables vermines.

Tout en parlant ainsi, Balle-Franche et son compagnon avaient pénétré dans le buisson.

Domingo, renversé et garrotté étroitement au moyen de la reata de Ruperto, se débattait vainement pour rompre les liens qui lui entraient dans les chairs. Ruperto, les deux mains réunies sur le canon de son rifle dont la crosse reposait à terre, écoutait en ricanant mais sans lui répondre le flot d'injures et de récriminations que la rage arrachait au métis.

– ¡Dios me ampare! disait celui-ci en se tordant comme une vipère. ¡Verdugo del demonio! Est-ce ainsi que l'on agit entre gente de razón? Suis-je donc un peau-rouge pour me ficeler comme une carotte de tabac et me serrer les membres comme à un veau que l'on mène à l'abattoir? Si jamais tu tombes entre mes mains, chien maudit, tu me payeras le tour que tu m'as joué!

– Au lieu de menacer, mon brave homme, dit Balle-Franche en intervenant, il me semble que vous feriez mieux de convenir loyalement que vous êtes entre nos mains et d'agir en conséquence.

Le bandit tourna brusquement la tête, la seule partie du corps qu'il avait de libre vers le chasseur.

– Vous avez bon air à m'appeler brave homme et à me donner des conseils, vieux trappeur de rats musqués, lui dit-il brutalement; êtes-vous des blancs ou des Indiens, pour traiter ainsi un chasseur.

– Si au lieu de chercher à entendre ce qui ne vous regardait pas, digne señor Domingo, c'est ainsi qu'on vous nomme je crois, dit don Stefano d'un air narquois, si vous étiez resté tranquillement à dormir dans votre camp, le petit désagrément dont vous vous plaignez ne vous serait pas arrivé.

– Je dois reconnaître la justesse de votre raisonnement, reprit le bandit avec ironie, mais dame, que voulez-vous? J'ai toujours eu la manie de chercher à apprendre ce qu'on voulait me cacher.

L'étranger lui lança un regard soupçonneux.

– Et avez-vous depuis longtemps cette manie, mon bon ami? dit-il.

– Depuis ma plus tendre jeunesse, répliqua-t-il effrontément.

– Voyez-vous cela, vous avez dût apprendre bien des choses alors?

– Énormément, mon bon seigneur.

Don Stefano se tourna vers Balle-Franche.

– Mon ami, lui dit-il, desserrez donc un peu les liens de cet homme, il y a tout à gagner en sa compagnie: je désire jouir quelques instants de sa conversation.

Le chasseur exécuta silencieusement l'ordre qui lui était donné.

Le bandit poussa un soupir de satisfaction en se sentant moins gêné et se releva sur son séant.

– ¡Cuerpo de Cristo! s'écria-t-il avec un accent railleur, au moins maintenant la position est tenable, on peut causer.

– N'est-ce pas?

– Ma foi, oui, je suis bien à votre service pour tout ce que vous voudrez, seigneurie.

– Alors je profiterai de votre complaisance.

– Profitez, seigneurie, profitez; je ne puis que gagner à causer avec vous.

– Croyez-vous?

– J'en suis convaincu.

– Au fait, vous pourriez avoir raison; dites-moi, à part cette noble curiosité dont vous m'avez si franchement fait l'aveu, n'auriez-vous pas par hasard d'autres petits défauts?

Le bandit eut l'air de chercher consciencieusement pendant deux ou trois minutes dans sa tête, puis il répondit en faisant l'agréable.

– Ma foi non, seigneurie, je ne vois pas.

– En êtes-vous sûr?

– Hum! Il se pourrait, mais pourtant je ne crois pas.

– Là, vous le voyez, vous n'en êtes pas sûr?

– Au fait, c'est vrai! s'écria le bandit avec une feinte franchise; vous le savez, seigneurie, la nature humaine est si incomplète.

Don Stefano fit un geste d'assentiment.

– Si je vous aidais, dit-il, peut-être que…

– Nous trouverions, n'est-ce pas, seigneurie, interrompit vivement Domingo. Eh bien! Aidez, aidez, je ne demande pas mieux, moi.

– Ainsi, par exemple, remarquez bien que je n'affirme rien, je suppose, voilà tout.

– ¡Caray! Je le sais bien, allez, seigneurie, ne vous gênez pas.

– Ainsi dis-je! N'auriez-vous pas un certain faible pour l'argent?

– Pour l'or surtout.

– C'est ce que je voulais dire.

– C'est qu'aussi l'or est bien tentant, seigneurie.

– Je ne vous en fais pas un crime, mon ami, je me borne à constater; du reste, cette passion est si naturelle!

– N'est-ce pas?

– Que vous devez en être atteint.

– Eh bien! Je vous avoue, seigneurie, que vous avez deviné.

– Voyez-vous, j'en étais sûr.

– Oh! L'or gagné honnêtement.

– Cela va sans dire; ainsi, par exemple, supposons que quelqu'un vous offrit mille piastres pour découvrir le secret du palanquin de don Miguel Ortega.

– Dame! fit le bandit en fixant un clair regard sur l'étranger qui, de son côté, l'examinait attentivement.

– Et si ce quelqu'un, continua don Stefano, vous donnait en sus, comme arrhes du marché, une bague comme celle-ci.

En disant ces paroles, il faisait chatoyer un magnifique diamant aux yeux du bandit.

– J'accepterais, cuerpo de Cristo! s'écria celui-ci avec un accent de convoitise, dussé-je, pour découvrir ce secret, compromettre à jamais la part que j'espère en Paradis!

Don Stefano se tourna vers Balle-Franche.

– Déliez cet homme, dit-il froidement, nous nous entendons.

En se sentant libre, le métis fit un bond de joie.

– La bague! dit-il.

– La voilà, fit don Stefano en la lui remettant, c'est convenu?

Domingo croisa le pouce de sa main droite sur celui de sa main gauche, et redressant fièrement la tête:

– Sur la sainte croix du Rédempteur, dit-il d'une voix ferme et accentuée, je jure de faire tous mes efforts pour découvrir le secret que don Miguel cache si jalousement; je jure de ne jamais trahir le caballero avec lequel je traite en ce moment; ce serment, je le fais devant les trois caballeros ici présents, m'engageant, si je le faussais, à subir sans me plaindre telle peine, fût-ce la mort, qu'il plaira à ces trois caballeros de m'infliger.

Le serment fait par Domingo est le plus redoutable que puisse prononcer un Hispano-américain; il n'y a pas d'exemple qu'il ait été jamais faussé. Don Stefano s'inclina convaincu de la loyauté du bandit.

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