Max Gallo - Le Peuple et le Roi

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« De cette tribune, s’écrie Vergniaud à l’Assemblée, en tendant le bras vers les Tuileries, on aperçoit le palais où des conseillers perfides égarent le roi… La terreur et l’épouvante sont souvent sorties de ce palais. Qu’elles y rentrent aujourd’hui au nom de la loi… La loi y atteindra sans distinction tous les coupables et il n’y a pas une tête qui convaincue d’être criminelle puisse échapper à son glaive. »

Louis le comprend : l’enjeu de la guerre, c’est pour lui la vie ou la mort.

Mais la guerre est déjà là.

À Paris, à quelques pas des Tuileries, on pille les épiceries.

« Les femmes du faubourg Saint-Marceau se sont en grand nombre répandues dans divers quartiers de la ville. »

On a entendu leurs cris rue Saint-Honoré, dans les rues autour de la place Louis-XV. Elles cherchent du café et du sucre, devenus rares et d’un prix exorbitant, depuis que les Noirs de Saint-Domingue et des Antilles se sont soulevés contre les colons, et ont brisé leurs chaînes d’esclaves.

Elles dénoncent l’« accaparement ». Et elles réclament la taxation des prix du sucre et du café, mais surtout de la viande et du pain. Elles entraînent derrière elles les vagabonds, les indigents. Et les gardes nationaux pactisent avec elles.

Tous les jours, des émeutes éclatent, faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marceau.

Dans les provinces, les subsistances manquent. La récolte de grains a été médiocre dans le Centre et le Midi. Les habitants des villes et des villages proches de Paris refusent de laisser partir leurs grains vers la capitale. Partout c’est la même inquiétude, les mêmes scènes : voitures chargées de grains arrêtées, pillées, boulangeries saccagées, pain taxé. Et la garde nationale l’arme au pied, et jamais le recours à la loi martiale.

Et pourtant l’on tue.

À Étampes, le 3 mars 1792, les habitants veulent arrêter les convois de grains qui traversent leur ville. Ils les pillent, exigent une taxation du pain.

Le maire, Simoneau, s’avance, accompagné d’un détachement de cavalerie, tente d’expliquer que la libre circulation des grains est voulue par la Constitution, que la liberté du commerce permettra que l’on obtienne un juste prix, qui satisfera consommateurs et fermiers. Mais des coups de feu partent des rangs des émeutiers et Simoneau est tué.

L’Assemblée lui rendra hommage. Il est le « martyr de la loi et de la liberté ». Louis s’associe à cette célébration, mais derrière les barrières, ceux qui regardent passer le cortège des députés qui accompagne le cercueil de Simoneau – martyr – sont bien peu nombreux.

Et l’anarchie, les émeutes ne cessent pas.

À Noyon, le peuple empêche le départ de quatre bateaux chargés de grains.

À Beauvais, les troupes interviennent pour permettre à un convoi de grains de partir pour Paris. Mais à Béthune les soldats du 14 erégiment d’infanterie se mutinent et refusent d’obéir à leurs « officiers aristocrates ».

À Dunkerque, le peuple dévaste les magasins des négociants du port. Il y a quatorze tués et soixante blessés.

Et pendant ce temps-là, les Jacobins s’engagent dans un grand élan enthousiaste à ne plus consommer de sucre et de café !

Comme si cela pouvait permettre le rétablissement de l’ordre, la fin de l’anarchie, alors qu’au contraire, les violences gagnent tout le pays. Dans les départements de l’Ouest les prêtres jureurs sont isolés, condamnés, frappés !

On se bat dans le sud du pays entre catholiques « aristocrates » et protestants patriotes !

Les « patriotes » de Marseille s’en vont massacrer les aristocrates d’Arles. Et à ces désordres s’ajoute la crise financière : les assignats perdent chaque jour de leur valeur, et c’est avec ce papier-monnaie que sont payés les salaires, alors que tous les prix montent. Et les impôts ne rentrent pas !

Le procureur-syndic du département de Paris dénonce une « insurrection patricienne » contre le paiement des impôts et il fait afficher la liste des contribuables en retard !

Autant de suspects décrétés aristocrates et menacés !

Et Louis sent monter la peur autour de lui, une sorte de fébrilité qu’il constate chez les gardes nationaux qui font leur service aux Tuileries.

Les journaux rapportent les séances du club des Jacobins, où Robespierre prononce un grand discours sur les Moyens de sauver l’État et la liberté .

Il faut, dit Maximilien, « épurer » les cadres de l’armée, « purger » le pays, mettre les sections en permanence, prêtes à agir contre les « aristocrates ».

Il faut unir les patriotes de Paris et des départements.

« Je suis du peuple, martèle Robespierre, l’amour de la justice, de l’humanité, de la liberté est une passion comme une autre. Quand elle est dominante on lui sacrifie tout ; quand on a ouvert son âme à des passions d’une autre espèce, comme à la soif de l’or et des honneurs, on leur immole tout et la gloire et la justice, et l’humanité, et le peuple et la patrie. Voilà tout te secret du cœur humain ; voilà toute la différence qui existe entre le crime et la probité, entre les tyrans et les bienfaiteurs du genre humain. »

Comment faire vivre dans le même royaume des hommes qui s’accusent les uns les autres d’être le Bien et le Mal ? Comment apaiser les tensions ? Comment éviter la guerre civile entre eux ? Et comment ne rechercheraient-ils pas les uns et les autres, dans la guerre avec l’étranger, le moyen de terrasser ici leurs ennemis ?

Pour les uns, les aristocrates, pour les autres, les révolutionnaires. Et ces derniers espèrent que la guerre propagera parmi les peuples les idées de liberté de la Déclaration des droits de l’homme.

Et que les émigrés seront vaincus et dispersés, les monarques renversés par leurs peuples. Et la nation française, rayonnant, et puisant dans les caisses des riches États, de la Hollande, aura de quoi combler le déficit qui se creuse, et renflouer l’assignat qui perd chaque jour de sa valeur.

Avenir sombre ! Que faire ?

Louis et Marie-Antoinette reçoivent Fersen venu clandestinement à Paris. Le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II, explique le comte suédois, a mis au point avec le duc de Brunswick un plan d’offensive qui devrait conduire les troupes prussiennes, en quelques semaines, à Paris. L’ordre sera rétabli, et le roi disposera à nouveau de tous ses pouvoirs légitimes.

Louis ne commente pas les propos de Fersen. Il reste silencieux alors que Marie-Antoinette manifeste sa détermination, se félicite de ce que tous les journaux royalistes – Les Amis du roi, La Gazette universelle, Le Journal de M. Suleau – publient la diatribe du chancelier d’Autriche Kaunitz contre les Jacobins, « factieux, républicains, dissolvateurs de la monarchie, boute-feux », et les journalistes ajoutent « gens à pendre, à écarteler, à brûler ».

Pour se réjouir de telles attaques, d’une telle violence, il faudrait être sûr de vaincre, et Louis s’il estime que les armées des souverains d’Europe écraseront les troupes françaises, divisées, désertées par leurs officiers, se demande si cette victoire viendra assez tôt pour éviter que la « populace » ne s’en prenne à la famille royale.

Il a avec accablement, et aussi un sentiment de révolte, appris que les soldats suisses du régiment de Châteauvieux qui s’étaient rebellés à Nancy et que le marquis de Bouillé avait châtiés, ont été libérés du bagne, et qu’une fête de la liberté sera célébrée en leur honneur à Paris. Les Jacobins et les journaux patriotes saluent ces mutins comme des héros. Et se moquent du général La Fayette – « Blondinet » – qui avait été favorable à la répression des rebelles.

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