Max Gallo - Le Peuple et le Roi
Здесь есть возможность читать онлайн «Max Gallo - Le Peuple et le Roi» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Старинная литература, fra. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:Le Peuple et le Roi
- Автор:
- Жанр:
- Год:неизвестен
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:3 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 60
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Le Peuple et le Roi: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Le Peuple et le Roi»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
Le Peuple et le Roi — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Le Peuple et le Roi», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
« Je ne puis peindre le respect dont nous fûmes environnés, dit Pétion. Quel ascendant puissant, me disais-je, a cette Assemblée ! »
Barnave s’est installé entre le roi et la reine. Pétion entre Madame de Tourzel et Madame Élisabeth.
Il semble à Pétion que la sœur du roi s’abandonne contre lui.
« Madame Élisabeth serait-elle convenue de sacrifier son honneur pour me faire perdre le mien ? » se demande-t-il tout en observant Barnave qui chuchote avec la reine.
La chaleur est étouffante.
« Le roi n’a pas voulu sortir de France », répète Madame Élisabeth.
« Non, Messieurs, dit le roi en parlant avec volubilité, je ne sortais pas, je l’ai déclaré, cela est vrai. »
On arrive à Meaux le vendredi 24 juin.
On repartira pour Paris vers sept heures du matin, le samedi 25 juin.
Louis feuillette son Journal, relit ce qu’il a écrit, jour après jour, au fil de ces heures qui, et il s’en étonne, ne lui laissent aucun regret pour lui-même.
Il souffre pour la reine et les enfants, pour sa sœur et ses trois gardes du corps, insultés, et pour Madame de Tourzel.
Il songe à cet homme, sans doute un noble fidèle, égorgé dans un fossé.
Il a appris que le comte de Provence a atteint la Belgique sans encombre.
Dieu décide du sort qu’il réserve à chacun.
Louis a noté :
« Jeudi 21 juin : départ à minuit de Paris, arrivé et arrêté à Varennes-en-Argonne, à onze heures du soir.
22 : Départ de Varennes à cinq ou six heures du’matin, déjeuner à Sainte-Menehould, arrivé à dix heures à Châlons, y souper et coucher à l’ancienne Intendance.
23 : À onze heures et demie on a interrompu la messe pour presser le départ, déjeuner à Châlons, dîner à Épernay, trouvé les commissaires de l’Assemblée auprès du port à Buisson, arrivé à onze heures à Dormans, y souper, dormi trois heures dans un fauteuil.
24 : Départ de Dormans, à sept heures et demie, dîner à la Ferté-sous-Jouarre, arrivé à onze heures, à Meaux, souper et coucher à l’Évêché.
Samedi 25 : Départ de Meaux à six heures et demie… »
Il ajoutera à cette journée du samedi 25 juin : « … arrivé à Paris sans s’arrêter. »
Il ne dit rien de la foule immense dans la chaleur, des cris, du tour de Paris par les « nouveaux boulevards », pour éviter les manifestations violentes.
Puis les Champs-Elysées, la place Louis-XV.
La garde nationale forme la haie, crosse en l’air. Et la foule crie, quand la reine descend de voiture dans la cour des Tuileries : « À bas l’Autrichienne. »
On se précipite pour tenter de s’emparer des trois gardes du corps habillés en courriers. Les commissaires les arrachent à ces « tigres » – comme les nomme Barnave – qui déjà, dans la forêt de Bondy, puis à Pantin, ont voulu prendre la berline d’assaut. Les femmes étaient les plus haineuses, « tigresses », qui menaçaient de dépecer la reine, de l’écarteler.
On a crié : « La bougresse, la putain, elle a beau nous montrer son enfant, on sait bien qu’il n’est pas de lui. »
C’est la garde nationale qui les a repoussées, et le fait encore devant les Tuileries. Mais les soldats n’appliquent pas l’ordre qui a été donné par l’Assemblée :
« Quiconque applaudira le roi sera bâtonné, quiconque l’insultera sera pendu. »
Mais le roi reste le roi : il n’a été que suspendu.
Dans les appartements royaux, les valets en livrée s’affairent autour de Louis, font sa toilette.
« En voyant le roi, écrit Pétion, en le contemplant, jamais on n’aurait pu deviner tout ce qui venait de se passer ; il était tout aussi flegme, tout aussi tranquille que si rien n’eût été. Il se mit sur-le-champ en représentation. »
À La Fayette qui vient prendre ses ordres, Louis répond en riant : « Il me semble que je suis plus à vos ordres que vous n’êtes aux miens. »
Et Louis note le lendemain dans son Journal :
« Dimanche 26 : Rien du tout, la messe dans la galerie. Conférence des commissaires de l’Assemblée. »
Ce matin-là, la reine ayant ôté son bonnet de nuit devant sa femme de chambre, celle-ci constata que les cheveux de Marie-Antoinette étaient devenus tout blancs « comme ceux d’une femme de soixante-dix ans ».
Dans son Journal, le surlendemain, Louis XVI écrit : « 28 : J’ai pris du petit-lait. »
24
En ces derniers jours du mois de juin 1791, Paris est écrasé par une chaleur lourde et orageuse.
Et Louis souffre d’être prisonnier dans les appartements des Tuileries, de ne pouvoir se promener dans les jardins, sur les terrasses, ni naturellement chevaucher et chasser dans les forêts.
Les gardes nationaux, soldés ou volontaires, ont dressé des tentes sur les pelouses. Des sentinelles patrouillent sans relâche. Les portes des chambres – y compris celle de la reine – doivent rester ouvertes, afin que les gardes puissent à tout instant s’assurer de la présence des souverains.
Louis a joué un tour à ces patriotes. Il s’est caché derrière une tapisserie, laissant l’inquiétude gagner ses gardiens, qui ont appelé en renfort deux sapeurs et douze grenadiers, afin qu’ils brisent les portes dont ils ne possèdent pas la clé.
— Eh bien me voilà, a lancé le roi, en soulevant le coin de la tapisserie.
Il lui plaît de constater le malaise de ces « patriotes » venus l’interroger, qu’ils soient gardes nationaux, commissaires de l’Assemblée ou même qu’il s’agisse du général La Fayette.
La Fayette et les commissaires, qui reflètent l’opinion de la majorité de l’Assemblée, n’utilisent jamais le mot d e fuite mais parlent soit d ’enlèvement, soit de voyage.
S’ils font mention de la Déclaration adressée aux Français qu’il avait laissée dans la chambre avant de quitter les Tuileries, c’est pour dire qu’il s’agit d’un brouillon sans valeur, qu’aucun ministre n’a signé, et qui n’engage pas le souverain.
Ils répètent que le roi est inviolable, qu’on ne peut donc le juger, et qu’il ne restera suspendu que jusqu’au moment où il aura de nouveau prêté serment à la Constitution.
Louis, peu à peu, se rassure.
Il mesure combien cette majorité de députés est inquiète à l’idée que le peuple, et les membres du club des Cordeliers – Danton, Desmoulins –, et la partie des Jacobins qui suit Robespierre pourraient imposer la République, ou une régence de Philippe d’Orléans.
Le duc s’est choisi le nom de Philippe Égalité. Il fait mine d’avoir renoncé à toute ambition personnelle, mais ses partisans – l’écrivain Choderlos de Laclos, Danton -continuent de mener campagne pour la déchéance du roi, qui permettrait de faire de Philippe d’Orléans le successeur, le régent ou le lieutenant général du royaume.
Sinon, un César imposerait sa dictature. Ce pourrait être La Fayette, ou bien un marquis de Bouillé, qui, depuis le Luxembourg, a écrit à l’Assemblée pour menacer Paris d’une destruction « pierre après pierre », si le roi ou les membres de la famille royale étaient maltraités. Et le marquis de Bouillé a assuré qu’il était responsable de l’enlèvement du roi.
Louis s’étonne de voir la majorité de l’Assemblée accepter cette thèse et, peu à peu, il se persuade que la situation peut encore se retourner.
Il doit être patient, faire croire à ces députés qui ne veulent pas l’accabler, qui l’écoutent avec déférence, qu’il est prêt à accepter la Constitution.
« J’ai bien reconnu dans ce voyage, dit-il à La Fayette, que je m’étais trompé et que l’attachement à la révolution est l’opinion générale. »
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «Le Peuple et le Roi»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Le Peuple et le Roi» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «Le Peuple et le Roi» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.
