Max Gallo - Le Peuple et le Roi
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Mais ce fils n’est plus qu’un corps souffrant, déformé.
Il a murmuré à Louis et à Marie-Antoinette que sa mort sera prochaine, qu’il attend cette délivrance, qu’il l’espère même.
Louis et Marie-Antoinette ont pleuré. Mais les larmes n’empêchent pas la mort de se saisir d’un enfant, fût-il fils de roi.
Louis voudrait se recroqueviller sur cette douleur, ce désespoir. Mais à chaque minute, il est arraché à son angoisse intime par ces événements qui se succèdent, qui font de la quinzième année de son règne une année cruciale.
Et une autre angoisse, politique, nourrie de l’angoisse intime, le saisit.
Il s’interroge : et si la mort annoncée du dauphin était le présage noir de la mort de la monarchie ?
Il tente de se persuader que son fils cadet, âgé de quatre ans, vigoureux, est désormais le successeur désigné. Mais l’aîné avait porté l’espoir.
Et il va mourir.
Pour Louis, c’est comme si un voile de deuil couvrait tout le royaume. Et que le roi était aussi impuissant que le père.
Et pourtant, il a accordé ce que l’opinion réclamait.
Les élections pour les représentants aux États généraux vont se dérouler dans tous les bailliages.
Scrutin à un tour pour la noblesse et le clergé, à deux ou trois degrés pour les paysans et dans les villes.
À Paris, un régime particulier exige que l’électeur possède soit un office ou une maîtrise, soit un grade universitaire, ou paie un impôt de capitation de six livres, ce qui limitera le nombre d’électeurs à cinquante mille sur six cent mille habitants.
On se défie de la capitale.
On a vu entrer, venant de toute l’Île-de-France, « un nombre effrayant d’hommes mal vêtus, et d’une figure sinistre », paysans affamés, chassés par la disette, vagabonds déguenillés, armés de grands bâtons.
Ils côtoient les dizaines de milliers d’ouvriers, sans emploi, jetés à la rue par la fermeture des ateliers.
Le pain est si cher qu’il dévore tout l’argent d’une famille, qui ne peut plus acheter autre chose, ni chaussures, ni vêtements, ni meubles. Et les échoppes, les ateliers périclitent.
On compte cent vingt mille indigents à Paris.
Et cette situation fait craindre des violences.
Et la disette, qui fait de Paris, en ce début d’année 1789, une ville affamée, frappe tout le pays.
L’hiver 1789, après une année de sécheresse et des averses soudaines de grêle, qui ont saccagé les récoltes, est d’une rigueur extrême : 18 degrés au-dessous de zéro au mois de janvier 1789. La Seine gèle à Paris et au Havre.
Et on manque partout de grain.
Les foules se rassemblent devant les boulangeries.
« Chaque boutique est environnée d’une foule à qui l’on distribue le pain avec la plus grande parcimonie. Ce pain est en général noirâtre, terreux, amer, donne des inflammations de la gorge et cause des douleurs d’entrailles », écrit un témoin.
Les autorités ne peuvent maîtriser la situation.
Les convois de grain sont attaqués par des bandes menées par des femmes, qui sont en tête de toutes ces manifestations qui tournent au pillage, au saccage des maisons des riches, des châteaux ou même des couvents soupçonnés de receler du grain.
Necker avoue qu’il est terrorisé chaque nuit à l’idée – un cauchemar – que Paris pourrait manquer de pain pendant vingt-quatre heures. Et il imagine ce qui peut se produire, alors même que les troupes chargées de maintenir l’ordre sont elles-mêmes mal nourries.
Le pain manque aussi aux soldats, et il est aussi terreux que celui vendu si cher dans les boulangeries.
Necker ne cache pas au roi, au vu des dépêches qu’il reçoit des intendants et des subdélégués qui les assistent, « qu’il n’y a plus d’obéissance nulle part, et qu’on n’est pas même sûr des troupes ».
Les villageois forcent, ici et là, les laboureurs et les fermiers qui ont apporté des grains au marché à les vendre à bas prix.
Toutes les provinces du royaume sont touchées par cette épidémie de révolte. La Bretagne, la Normandie, le Languedoc, la Provence.
« Je renouvelle à Monsieur Necker, écrit le commandant militaire des provinces du centre, un tableau de l’affreuse situation de la Touraine et de l’Orléanais. Chaque lettre que je reçois de ces deux provinces est le détail de trois ou quatre émeutes à grand-peine contenues par les troupes et la maréchaussée. »
Des villes créent des « milices bourgeoises » pour tenter de protéger marchés, boutiques, demeures des représentants de l’autorité.
Personne n’échappe à cette colère accumulée, comme si la révolte était devenue universelle, comme l’avait été durant des siècles la résignation.
À Manosque, l’évêque qui visite le séminaire est accusé de favoriser un accapareur.
On le lapide. On lui crie :
« Nous sommes pauvres, vous êtes riche, nous voulons tout votre bien. »
Dans certaines localités, on installe une municipalité « insurrectionnelle », qui met à contribution tous les gens aisés.
C’est la faim, la disette, la peur de la famine qui sont la « poudre » de ces explosions, mais l’étincelle est politique.
La convocation des États généraux, le doublement du nombre des députés du tiers état, semblent ouvrir enfin devant les « infortunés » une brèche, dans laquelle ils ont le sentiment que le roi les invite à s’engouffrer.
On pille, on saccage les boulangeries, les domiciles des « riches », des « gros », au cri de « Vive la Liberté ! Vive le Roi ! ».
Avec effroi, Louis prend conscience de cette situation, dont la reine, le comte d’Artois, les aristocrates affirment qu’elle est provoquée par cette concession faite aux revendications du tiers état, à ce droit de vote quasi universel institué pour la désignation des représentants aux États généraux.
Ils critiquent ces assemblées électorales, où tout le monde intervient, où l’on adopte des « cahiers de doléances », dont les modèles sont écrits à Paris, dans les clubs.
Et c’est bien le roi qui a accepté ce débat national. Et, tête baissée, Louis doit reconnaître que le règlement fixant les conditions de la campagne pour les États généraux, publié le 24 janvier, outre qu’il fixe à vingt-cinq ans l’âge auquel on peut voter, précise :
« Sa Majesté a désiré que des extrémités de son royaume et des habitations les moins connues chacun fût assuré de faire parvenir jusqu’à Elle ses vœux et ses réclamations. »
Et, voici que les sujets qui ne se rebellaient que par saccades, séparées les unes des autres dans l’espace et le temps, s’emparent dans un mouvement d’ensemble de la parole.
La campagne pour les élections aux États généraux unifie la révolte en même temps que le royaume.
Et l’idée prévaut que le roi lui-même justifie cette révolte.
Louis s’en inquiète.
Les mots qu’il a laissé prononcer par Necker, ceux qu’il a approuvés en organisant les élections, se sont transformés en pierres lancées contre les privilégiés et donc aussi contre lui.
Necker avait dit :
« Le vœu du tiers état, quand il est unanime, quand il est conforme aux principes d’équité, s’appellera toujours le vœu national. Le temps le consacrera, le jugement de l’Europe l’encouragera et le souverain ne peut que régler dans sa justice ou devancer dans sa sagesse, ce que les circonstances et les opinions doivent amener d’elles-mêmes. »
C’était accorder au tiers état un rôle éminent, exprimant « le vœu national », et donc, réduire en fait la place des ordres privilégiés !
Cela a pu apparaître comme une manœuvre habile destinée à affaiblir les aristocrates et le haut clergé hostile aux réformes.
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