Fedor Dostoïevski - Le Double

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Ce court roman fut publié un mois après Les Pauvres Gens. Il reçut un accueil mitigé dans le public, maints lecteurs se plaignaient de ses longueurs, quelques critiques dénoncèrent une trop nette imitation de Gogol. Cependant Biélinski insistait sur la portée sociale de ce roman et il lui consacra un article dans lequel il caractérisait Goliadkine comme «un de ces hommes prêts à s'offenser, maniaques de leur ambition, que l'on trouve souvent dans les classes moyennes et basses. Il lui semble toujours qu'on le vise par certaines paroles, certains regards, certains gestes, qu'on le circonvient et qu'on trame contre lui des intrigues et des sapes souterraines». Le critique dit même qu'il trouvait dans Le Double «encore plus de talent créateur et de profondeur de pensée que dans Les Pauvres Gens.» Dostoïevski avait l'intention de remanier de fond en comble cette nouvelle, mais n'en a pas eu le temps. Goliadkine devait y devenir un fouriériste faisant partie du cercle de Pétrachevski. Il aurait eu l'ambition de se mettre à la tête d'une révolte et son double aurait été l'espion qui trahirait les révolutionnaires. On peut regretter que ce projet ne se soit pas réalisé. Dostoïevski écrit lui-même, en 1877, dans son Journal d'un Écrivain: «Cette nouvelle ne m'a pas du tout réussi, mais son idée avait été assez claire, et je n'ai jamais introduit une idée plus grave dans la littérature. Cependant la forme de cette nouvelle a très mal réussi.»

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– Eh bien, et la calèche?

– La calèche est arrivée, également.

– Pour la journée?

– Oui, pour la journée. Vingt-cinq roubles.

– Mes chaussures sont-elles là, aussi?

– Elles sont là.

– Crétin. Ne peux-tu pas parler correctement, dire elles sont là, M’sieur. Apporte-les…

Goliadkine parut fort enchanté de ses nouvelles chaussures. Il se fit ensuite apporter du thé et ordonna à Petrouchka de lui préparer de quoi se laver et se raser. Il mit beaucoup de temps et de soin à se raser et autant à se laver, avala son thé en toute hâte, pour se consacrer enfin à la tâche la plus importante: l’habillement de sa personne. Il enfila ses pantalons presque neufs, puis revêtit une chemise à boutons dorés, un gilet orné de jolies fleurs aux couleurs voyantes, noua au cou une cravate de soie bigarrée et enfin endossa sa redingote, également neuve et soigneusement brossée.

Tout en s’habillant, il ne cessait de jeter des regards pleins de tendresse vers ses chaussures; à chaque instant il soulevait tantôt l’une tantôt l’autre pour en admirer la façon, tout en marmottant sans arrêt entre ses dents et soulignant, de temps à autre, ce colloque intérieur d’une grimace pleine de contentement.

Il faut dire, toutefois, que ce matin-là, M. Goliadkine devait être un peu dans la lune, car les sourires et les grimaces que lui décochait Petrouchka, tout en l’aidant à se vêtir, échappaient complètement à son attention. Enfin, habillé des pieds à la tête, ayant rectifié sa tenue sans omettre le moindre détail, M. Goliadkine plaça son portefeuille dans la poche de sa redingote. Petrouchka avait déjà enfilé ses bottes et se trouvait absolument prêt. M. Goliadkine constatant que tous les préparatifs étaient terminés, et que plus rien ne les retenait désormais dans la chambre, s’engagea dans l’escalier, d’un pas presse et fébrile, le cœur battant d’émotion.

Une calèche bleue, ornée de blasons, s’avança à grand fracas vers le perron. Petrouchka échangea quelques œillades complices avec le cocher et les badauds qui se trouvaient là tout en aidant son maître à s’installer dans la voiture: puis d’une voix empruntée, retenant à grande peine un rire imbécile, il hurla: «Démarre», et sauta sur le marchepied arrière. La calèche s’ébranla au milieu d’un tintamarre de grelots, de grondements et de crissements et se dirigea vers la Perspective Nevski. La calèche bleue avait à peine dépassé la porte cochère, que M. Goliadkine, se frottant convulsivement les mains, laissa échapper un long rire silencieux, le rire d’un homme de tempérament jovial, qui vient de réussir un bon tour, et s’en amuse à cœur joie.

Cependant, cet accès d’allégresse prit fin rapidement et une étrange expression, pleine d’inquiétude, apparut sur le visage de M Goliadkine.

Malgré le temps humide et brumeux, il abaissa les vitres des portières et se mit à dévisager avec un air soucieux les passants des deux côtés de la chaussée. Toutefois, aussitôt qu’il avait l’impression d’être observé, il se composait un visage plein d’assurance et de respectabilité. Au croisement de la rue Liteinaia et de la Perspective Nevski, il eut un frisson, motivé sembla-t-il par une sensation très désagréable; il grimaça à la manière d’un malheureux auquel on vient d’écraser, par inadvertance, un cor, et se jeta dans le coin le plus obscur de la calèche, d’un mouvement brusque, presque craintif.

Il venait de croiser deux de ses collègues, jeunes fonctionnaires employés dans le même service que lui.

M. Goliadkine eut la nette impression que, de leur côté, les jeunes fonctionnaires étaient extrêmement surpris de rencontrer leur collègue en de pareilles circonstances. L’un d’eux montra du doigt M. Goliadkine. Il lui sembla également entendre l’autre l’appeler à haute voix par son nom, ce qui, dans la rue, était évidemment fort déplacé.

Notre héros se tapit dans son coin sans répondre. «Quels gamins, se dit-il. Qu’y a-t-il de si extraordinaire en tout cela. Un homme en calèche, qu’y a-t-il de surprenant? Cet homme a besoin d’aller en calèche, c’est bien simple… il la prend… Du vrai fumier ces gamins. Je les connais bien… des gamins qui méritent le fouet. Tout ce qui les intéresse, c’est de toucher leur salaire et de vadrouiller un peu. Je les aurais bien remis à leur place, mais pour ce que ça sert…»

M. Goliadkine n’acheva pas sa phrase. À demi-mort de frayeur, il vit passer, à la droite de sa propre calèche, une luxueuse voiture, attelée d’une paire de chevaux de Kazan, dont la vue lui était familière. La personne assise dans la voiture aperçut au passage le visage de M. Goliadkine, qui, juste à ce moment, avait eu l’imprudence de sortir sa tête par la portière. Le monsieur parut grandement étonné de cette rencontre inattendue, et se penchant autant qu’il lui était possible, se mit à scruter avec beaucoup de curiosité et d’attention le coin de la calèche où notre héros s’était empressé de se réfugier.

Ce monsieur était André Philippovitch, chef administratif du département où travaillait M. Goliadkine, en qualité d’adjoint au chef de bureau. Voyant qu’André Philippovitch l’avait parfaitement reconnu et qu’il le dévisageait de tous ses yeux, se rendant compte, d’autre part, qu’il ne pouvait pas se cacher, M. Goliadkine devint rouge jusqu’aux oreilles. «Dois-je saluer, répondre aux marques d’intérêt qu’il me prodigue, me découvrir… ou plutôt faire semblant que ce n’est pas moi, que c’est quelqu’un d’autre qui est dans la voiture, quelqu’un qui me ressemble étonnamment, et, dans ce cas, le regarder comme si de rien n’était?…» En proie à une indescriptible panique, M. Goliadkine ne cessait de se poser ces questions. «Oui, c’est bien cela: ce n’est pas moi, bien sûr, ce n’est pas moi» bredouillait-il, enlevant son chapeau devant André Philippovitch et ne le quittant pas des yeux. «Moi, moi, ce n’est pas moi, murmurait-il à demi-étouffé, ce n’est pas moi, ce n’est rien, je vous jure que ce n’est pas moi, absolument pas moi» Mais déjà la somptueuse voiture avait doublé sa calèche et l’attrait magnétique du regard de son chef avait disparu. Et cependant Goliadkine, toujours cramoisi et souriant, continuait à marmonner…

«Quel imbécile j’ai été d’avoir fait semblant de ne pas le reconnaître, se dit-il enfin: je devais le saluer, oui, le saluer franchement, de plain-pied, avec même une certaine noblesse. Un salut qui aurait voulu dire: Eh bien, oui. André Philippovitch, moi aussi je suis invité à dîner. Voilà, c’est tout simple.» Mais le souvenir de sa gaffe lui revint à la mémoire. Brûlant de honte, les sourcil froncés, notre héros dévorait de regards terribles l’avant de la calèche; on sentit qu’il aurait voulu, par ses regards réduire en cendres, d’un seul coup, tous ses ennemis. Soudain il eut une subite inspiration et tira le cordon fixé au coude du cocher. Il fit arrêter la voiture et donna l’ordre de revenir en arrière, rue Liteinaia. Le motif de ce revirement était simple; en ce moment même, M. Goliadkine éprouvait l’irrésistible besoin de confier quelque chose de particulièrement intéressant à son médecin, Christian Ivanovitch. Il ne connaissait d’ailleurs ce médecin que depuis fort peu de temps: pour être exact, disons qu’il ne l’avait vu, en tout et pour tout, qu’une seule fois, la semaine précédente. Il s’agissait d’une consultation assez insignifiante. «Mais un médecin, c’est une sorte de confesseur, n’est-ce pas? Il serait stupide de lui dissimuler quoi que ce soit! N’est-il pas de son devoir de bien connaître ses malades?… Mais est-ce bien cela? se disait notre héros, sortant de sa calèche devant le perron d’une maison de cinq étages de la rue Liteinaia, oui, est-ce bien cela? Est-ce décent? Est-ce bien à propos? Enfin!… Quel mal y a-t-il à cela?» continuait-il à murmurer en montant l’escalier, le souffle coupé, contenant à grand-peine les battements de son cœur, cœur qui avait l’habitude de battre très fort, lorsque notre héros montait chez quelqu’un. «Oui, quel mal y a-t-il? Je viens le voir pour ma santé. Il n’y a rien de répréhensible à cela. Je serais bête de dissimuler, je ferai semblant d’être venu chez lui, en passant… et il verra bien de quoi il s’agit.» Raisonnant de la sorte, M. Goliadkine parvint au second étage et s’arrêta devant la porte de l’appartement n°5. Une jolie plaque de cuivre portait l’inscription:

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