Guy de Maupassant - Contes divers (1882)
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On repartit, comme si on eût bu un coup de vin, plus gaillardement, plus joyeusement. Des plaisanteries couraient même, et cette gaieté s’éveillait que la présence d’une femme redonne toujours au sang français.
Les soldats maintenant marchaient au pas, fredonnant des sonneries, réchauffés soudain. Et un vieux franc-tireur, qui suivait la litière, attendant son tour pour remplacer le premier camarade qui flancherait, ouvrit son cœur à son voisin. « Je n’ suis plus jeune, moi, et bien, cré coquin, l’ sexe, y a tout d’ même que ça pour vous flanquer du cœur au ventre. »
Jusqu’à trois heures du matin on avança presque sans repos ; mais, brusquement, pareil à un souffle, le commandement : « Halte ! » fut de nouveau chuchoté. Puis, presque par instinct, tout le monde s’aplatit par terre.
Là-bas, au milieu de la plaine, quelque chose remuait. Cela semblait courir, et comme la neige ne tombait plus, on distinguait vaguement, très loin encore, une apparence de monstre qui s’allongeait ainsi qu’un serpent, puis, soudain, paraissait se rapetisser, se ramasser en boule, s’étendre de nouveau en prenant des élans rapides et s’arrêtait encore, et repartait sans cesse.
Des ordres murmurés couraient parmi les hommes étendus ; et, de temps en temps, un petit bruit sec et métallique claquait.
Brusquement la forme errante se rapprocha, et l’on vit venir au grand trot, l’un derrière l’autre, douze uhlans perdus dans la nuit.
Ils étaient si près maintenant qu’on entendait le souffle des chevaux, et le son de ferraille des armes, et le craquement du cuir des selles.
Alors, la voix forte du capitaine hurla : « Feu, nom de Dieu ! »
Et cinquante coups de fusil crevèrent le silence glacé des champs ; quatre ou cinq détonations attardées partirent encore, puis une autre toute seule, la dernière ; et quand l’aveuglement de la poudre enflammée se fut dissipé, on vit que les douze hommes, avec neuf chevaux, étaient tombés. Trois bêtes s’enfuyaient d’un galop forcené, et l’une traînait derrière elle, pendu par le pied à l’étrier, et bondissant, le cadavre de son cavalier.
Le capitaine joyeux cria : « Douze de moins, nom de Dieu ! » Un soldat, dans le tas, répondit : « V’là des veuves ! » Un autre ajouta : « Faut pas grand temps tout d’même pour faire le saut. »
Alors, du fond de la litière, sous l’entassement des capotes, une petite voix endormie sortit : « Qu’est-ce qu’il y a, père ? Pourquoi tire-t-on des coups de fusil ? » Le vieillard répondit : « Ce n’est rien ; dors, petite ! » On repartit.
On marcha encore près de quatre heures.
Le ciel pâlissait ; la neige devenait claire, lumineuse, luisante ; un vent froid balayait les nuages ; et une pâle roseur, comme un faible lavage d’aquarelle, s’étendait à l’orient.
Une voix lointaine soudain cria : « Qui vive ? » Une autre voix répondit. Tout le détachement fit halte. Et le capitaine partit lui-même en avant.
On attendit longtemps. Puis on recommença d’avancer. Bientôt on aperçut une masure et devant, un poste français, l’arme au bras. Un commandant à cheval nous regardait défiler. Tout à coup il demanda : « Qu’est-ce que vous portez sur ce brancard ? » Alors les capotes remuèrent ; on en vit sortir d’abord deux petites mains qui les écartaient, puis une tête ébouriffée, toute ennuagée de cheveux, mais qui souriait et répondit : « C’est moi, Monsieur, j’ai bien dormi, allez. Je n’ai pas froid. » Un grand rire s’éleva parmi les hommes, un rire de vive satisfaction ; et un enthousiaste, pour exprimer sa joie, ayant vociféré : « Vive la République ! » toute la troupe, comme prise de folie, beugla frénétiquement : « Vive la République ! »
Douze ans se sont écoulés.
L’autre jour, au théâtre, la fine tête d’une jeune femme blonde éveilla en moi un confus souvenir, un souvenir obsédant, mais indéterminable. Je fus bientôt tellement troublé par le désir de savoir le nom de cette femme que je le demandai à tout le monde.
Quelqu’un me dit : « C’est la vicomtesse de L…, la fille du comte de Roufé. »
Et tous les détails de cette nuit de guerre se sont levés en ma mémoire, si nets que je les ai immédiatement racontés, afin qu’il les écrivît pour le public, à mon voisin de fauteuil et ami, qui signe
Maufrigneuse
16 février 1882
Le saut du berger
De Dieppe au Havre, la côte présente une falaise ininterrompue, haute de cent mètres environ, et droite comme une muraille. De place en place, cette grande ligne de rochers blancs s’abaisse brusquement, et une petite vallée étroite, aux pentes rapides couvertes de gazon ras et de joncs marins, descend du plateau cultivé vers une plage de galet où elle aboutit par un ravin semblable au lit d’un torrent. La nature a fait ces vallées, les pluies d’orages les ont terminées par ces ravins, entaillant ce qui restait de falaise, creusant jusqu’à la mer le lit des eaux qui sert de passage aux hommes.
Quelquefois un village est blotti dans ces vallons, où s’engouffre le vent du large.
J’ai passé l’été dans une de ces échancrures de la côte, logé chez un paysan, dont la maison, tournée vers les flots, me laissait voir de ma fenêtre un grand triangle d’eau bleue encadrée par les pentes vertes du val et tachée parfois de voiles blanches passant au loin dans un coup de soleil.
Le chemin allant vers la mer suivait le fond de la gorge, et brusquement s’enfonçait entre deux parois de marne, devenait une sorte d’ornière profonde, avant de déboucher sur une belle nappe de cailloux roulés, arrondis et polis par la séculaire caresse des vagues.
Ce passage encaissé s’appelle le « Saut du Berger ».
Voici le drame qui l’a fait ainsi nommer :
On raconte qu’autrefois ce village était gouverné par un jeune prêtre austère et violent. Il était sorti du séminaire plein de haine pour ceux qui vivent selon les lois naturelles et non suivant celles de son Dieu. D’une inflexible sévérité pour lui-même, il se montra pour les autres d’une implacable intolérance ; une chose surtout le soulevait de colère et de dégoût : l’amour. S’il eût vécu dans les villes, au milieu des civilisés et des raffinés qui dissimulent derrière les voiles délicats du sentiment et de la tendresse, les actes brutaux que la nature commande, s’il eût confessé dans l’ombre des grandes nefs élégantes les pécheresses parfumées dont les fautes semblent adoucies par la grâce de la chute et l’enveloppement d’idéal autour du baiser matériel, il n’aurait pas senti peut-être ces révoltes folles, ces fureurs désordonnées qu’il avait en face de l’accouplement malpropre des loqueteux dans la boue d’un fossé ou sur la paille d’une grange.
Il les assimilait aux brutes, ces gens-là qui ne connaissaient point l’amour, et qui s’unissaient seulement à la façon des animaux ; et il les haïssait pour la grossièreté de leur âme, pour le sale assouvissement de leur instinct, pour la gaieté répugnante des vieux lorsqu’ils parlaient encore de ces immondes plaisirs.
Peut-être aussi était-il, malgré lui, torturé par l’angoisse d’appétits inapaisés et sourdement travaillé par la lutte de son corps révolté contre un esprit despotique et chaste.
Mais tout ce qui touchait à la chair l’indignait, le jetait hors de lui ; et ses sermons violents, pleins de menaces et d’allusions furieuses, faisaient ricaner les filles et les gars qui se coulaient des regards en dessous à travers l’église ; tandis que les fermiers en blouse bleue et les fermières en mante noire se disaient au sortir de la messe, en retournant vers la masure dont la cheminée jetait sur le ciel un filet de fumée bleue : « I’ ne plaisante pas là-dessus, mo’sieu le curé. »
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