Guy de Maupassant - Miss Harriet (1884)
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La plupart des contes ont fait l'objet d'une publication antérieure dans des journaux comme Le Gaulois ou Gil Blas, parfois sous le pseudonyme de Maufrigneuse. Le recueil est publié le 22 avril 1884 chez l'éditeur Victor Havard.
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Et Cachelin, jetant sa serviette sur les plats, se précipita comme un fou ; Cora le suivit, le cœur battant ; mais Lesable demeura debout près de la porte, épiant de loin la tache pâle du lit à peine éclairé par la fin du jour. Il voyait le dos de son beau-père penché vers la couche, ne remuant pas, examinant ; et tout d’un coup il entendit sa voix qui lui parut venir de loin, de très loin, du bout du monde, une de ces voix qui passent dans les rêves et qui vous disent des choses surprenantes. Elle prononçait : « C’est fait ! on n’entend plus rien. » Il vit sa femme tomber à genoux, le front sur le drap et sanglotant. Alors il se décida à entrer, et, comme Cachelin s’était relevé, il aperçut, sur la blancheur de l’oreiller, la figure de tante Charlotte, les yeux fermés, si creuse, si rigide, si blême, qu’elle avait l’air d’une bonne femme en cire.
Il demanda avec angoisse : « Est-ce fini ? »
Cachelin, qui contemplait aussi sa sœur, se tourna vers lui et ils se regardèrent. Il répondit « Oui », voulant forcer son visage à une expression désolée, mais les deux hommes s’étaient pénétrés d’un coup d’œil, et sans savoir pourquoi, instinctivement, ils se donnèrent une poignée de main, comme pour se remercier l’un l’autre de ce qu’ils avaient fait l’un pour l’autre.
Alors, sans perdre de temps, ils s’occupèrent avec activité de toutes les besognes que réclame un mort.
Lesable se chargea d’aller chercher le médecin et de faire, le plus vite possible, les courses les plus pressées.
Il prit son chapeau et descendit l’escalier en courant, ayant hâte d’être dans la rue, d’être seul, de respirer, de penser, de jouir solitairement de son bonheur.
Lorsqu’il eut terminé ses commissions, au lieu de rentrer il gagna le boulevard, poussé par le désir de voir du monde, de se mêler au mouvement, à la vie heureuse du soir. Il avait envie de crier aux passants : « J’ai cinquante mille livres de rentes », et il allait, les mains dans les poches, s’arrêtant devant les étalages, examinant les riches étoffes, les bijoux, les meubles de luxe, avec cette pensée joyeuse : « Je pourrai me payer cela maintenant. »
Tout à coup il passa devant un magasin de deuil et une idée brusque l’effleura : « Si elle n’était point morte ? S’ils s’étaient trompés ? »
Et il revint vers sa demeure, d’un pas plus pressé, avec ce doute flottant dans l’esprit.
En rentrant il demanda : « Le docteur est-il venu ? »
Cachelin répondit : « Oui. Il a constaté le décès, et il s’est chargé de la déclaration. »
Ils entrèrent dans la chambre de la morte. Cora pleurait toujours, assise dans un fauteuil. Elle pleurait très doucement, sans peine, presque sans chagrin maintenant, avec cette facilité de larmes qu’ont les femmes.
Dès qu’ils se trouvèrent tous trois dans l’appartement, Cachelin prononça à voix basse : « À présent que la bonne est partie se coucher, nous pouvons regarder s’il n’y a rien de caché dans les meubles. »
Et les deux hommes se mirent à l’œuvre. Ils vidaient les tiroirs, fouillaient dans les poches, dépliaient les moindres papiers. À minuit, ils n’avaient rien trouvé d’intéressant. Cora s’était assoupie, et elle ronflait un peu, d’une façon régulière. César demanda : « Est-ce que nous allons rester ici jusqu’au jour ? » Lesable, perplexe, jugeait cela plus convenable. Alors le beau-père en prit son parti : « En ce cas, dit-il, apportons des fauteuils » ; et ils allèrent chercher les deux autres sièges capitonnés qui meublaient la chambre des jeunes époux.
Une heure plus tard, les trois parents dormaient avec des ronflements inégaux, devant le cadavre glacé dans son éternelle immobilité.
Ils se réveillèrent au jour, comme la petite bonne entrait dans la chambre. Cachelin aussitôt avoua, en se frottant les paupières : « Je me suis un peu assoupi depuis une demi-heure à peu près. »
Mais Lesable, qui avait aussitôt repris possession de lui, déclara : « Je m’en suis bien aperçu. Moi, je n’ai pas perdu connaissance une seconde ; j’avais seulement fermé les yeux pour les reposer. »
Cora regagna son appartement.
Alors Lesable demanda avec une apparente indifférence : « Quand voulez-vous que nous allions chez le notaire prendre connaissance du testament ?
— Mais… ce matin, si vous voulez.
— Est-il nécessaire que Cora nous accompagne ?
— Ça vaut peut-être mieux, puisqu’elle est l’héritière, en somme.
— En ce cas, je vais la prévenir de s’apprêter.
Et Lesable sortit de son pas vif.
L’étude de maître Belhomme venait d’ouvrir ses portes quand Cachelin, Lesable et sa femme se présentèrent, en grand deuil, avec des visages désolés.
Le notaire les reçut aussitôt, les fit asseoir. Cachelin prit la parole : « Monsieur, vous me connaissez : je suis le frère de Mlle Charlotte Cachelin. Voici ma fille et mon gendre. Ma pauvre sœur est morte hier ; nous l’enterrerons demain. Comme vous êtes dépositaire de son testament, nous venons vous demander si elle n’a pas formulé quelque volonté relative à son inhumation ou si vous n’avez pas quelque communication à nous faire. »
Le notaire ouvrit un tiroir, prit une enveloppe, la déchira, tira un papier, et prononça : « Voici, Monsieur, un double de ce testament dont je puis vous donner connaissance immédiatement.
« L’autre expédition, exactement pareille à celle-ci, doit rester entre mes mains. » Et il lut :
« Je soussignée, Victorine-Charlotte Cachelin, exprime ici mes dernières volontés :
« Je laisse toute ma fortune, s’élevant à un million cent vingt mille francs environ, aux enfants qui naîtront du mariage de ma nièce Céleste-Coralie Cachelin, avec jouissance des revenus aux parents jusqu’à la majorité de l’aîné des descendants.
« Les dispositions qui suivent règlent la part afférente à chaque enfant et la part demeurant aux parents jusqu’à la fin de leurs jours.
« Dans le cas où ma mort arriverait avant que ma nièce eût un héritier, toute ma fortune restera entre les mains de mon notaire, pendant trois ans, pour ma volonté exprimée plus haut être accomplie si un enfant naît durant cette période.
Mais dans le cas où Coralie n’obtiendrait point du Ciel un descendant pendant les trois années qui suivront ma mort, ma fortune sera distribuée, par les soins de mon notaire, aux pauvres et aux établissements de bienfaisance dont la liste suit. »
Suivait une série interminable de noms de communautés, de chiffres, d’ordres et de recommandations.
Puis maître Belhomme remit poliment le papier entre les mains de Cachelin, ahuri de saisissement.
Il crut même devoir ajouter quelques explications : « Mlle Cachelin, dit-il, lorsqu’elle me fit l’honneur de me parler pour la première fois de son projet de tester dans ce sens, m’exprima le désir extrême qu’elle avait de voir un héritier de sa race. Elle répondit à tous mes raisonnements par l’expression de plus en plus formelle de sa volonté, qui se basait d’ailleurs sur un sentiment religieux, toute union stérile, pensait-elle, étant un signe de malédiction céleste. Je n’ai pu modifier en rien ses intentions. Croyez que je le regrette bien vivement. » Puis il ajouta, en souriant vers Coralie : « Je ne doute pas que le desideratum de la défunte ne soit bien vite réalisé. »
Et les trois parents s’en allèrent, trop effarés pour penser à rien.
Ils regagnaient leur domicile, côte à côte, sans parler, honteux et furieux, comme s’ils s’étaient mutuellement volés. Toute la douleur de Cora s’était soudain dissipée, l’ingratitude de sa tante la dispensant de la pleurer. Lesable, enfin, dont les lèvres pâles étaient serrées par une contraction de dépit, dit à son beau-père : « Passez-moi donc cet acte, que j’en prenne connaissance de visu. » Cachelin lui tendit le papier, et le jeune homme se mit à lire. Il s’était arrêté sur le trottoir et, tamponné par les passants, il resta là, fouillant les mots de son œil perçant et pratique. Les deux autres l’attendaient, deux pas en avant, toujours muets.
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