Guy de Maupassant - Contes du jour et de la nuit (1885)
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Contes du jour et de la nuit (1885): краткое содержание, описание и аннотация
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Une porte s’ouvrit. Un homme parut. Il était grand, grave, un peu gros, en redingote noire. Il montra un siège de la main.
François Tessier s’assit, puis, d’une voix haletante :
— Monsieur… Monsieur… je ne sais pas si vous connaissez mon nom… si vous savez…
M. Flamel l’interrompit :
— C’est inutile, Monsieur, je sais. Ma femme m’a parlé de vous.
Il avait le ton digne d’un homme bon qui veut être sévère, et une majesté bourgeoise d’honnête homme. François Tessier reprit :
— Eh bien, Monsieur, voilà. Je meurs de chagrin, de remords, de honte. Et je voudrais une fois, rien qu’une fois, embrasser… l’enfant…
M. Flamel se leva, s’approcha de la cheminée, sonna. La bonne parut. Il dit :
— Allez me chercher Louis.
Elle sortit. Ils restèrent face à face, muets, n’ayant plus rien à se dire, attendant.
Et, tout à coup, un petit garçon de dix ans se précipita dans le salon, et courut à celui qu’il croyait son père. Mais il s’arrêta, confus, en apercevant un étranger.
M. Flamel le baisa sur le front, puis lui dit :
— Maintenant, embrasse Monsieur, mon chéri.
Et l’enfant s’en vint gentiment, en regardant cet inconnu.
François Tessier s’était levé. Il laissa tomber son chapeau, prêt à choir lui-même. Et il contemplait son fils.
M. Flamel, par délicatesse, s’était détourné, et il regardait par la fenêtre, dans la rue.
L’enfant attendait, tout surpris. Il ramassa le chapeau et le rendit à l’étranger. Alors François, saisissant le petit dans ses bras, se mit à l’embrasser follement à travers tout son visage, sur les yeux, sur les joues, sur la bouche, sur les cheveux.
Le gamin, effaré par cette grêle de baisers, cherchait à les éviter, détournait la tête, écartait de ses petites mains les lèvres goulues de cet homme.
Mais François Tessier, brusquement, le remit à terre. Il cria :
— Adieu ! Adieu !
Et il s’enfuit comme un voleur.
L'aveu
Le soleil de midi tombe en large pluie sur les champs. Ils s’étendent, onduleux, entre les bouquets d’arbres des fermes, et les récoltes diverses, les seigles mûrs et les blés jaunissants ; les avoines d’un vert clair, les trèfles d’un vert sombre, étalent un grand manteau rayé, remuant et doux sur le ventre nu de la terre.
Là-bas, au sommet d’une ondulation, en rangée comme des soldats, une interminable ligne de vaches, les unes couchées, les autres debout, clignant leurs gros yeux sous l’ardente lumière, ruminent et pâturent un trèfle aussi vaste qu’un lac.
Et deux femmes, la mère et la fille, vont, d’une allure balancée l’une devant l’autre, par un étroit sentier creusé dans les récoltes, vers ce régiment de bêtes.
Elles portent chacune deux seaux de zinc maintenus loin du corps par un cerceau de barrique ; et le métal, à chaque pas qu’elles font, jette une flamme éblouissante et blanche sous le soleil qui le frappe.
Elles ne parlent point. Elles vont traire les vaches. Elles arrivent, posent à terre un seau, et s’approchent des deux premières bêtes, qu’elles font lever d’un coup de sabot dans les côtes. L’animal se dresse, lentement, d’abord sur ses jambes de devant, puis soulève avec plus de peine sa large croupe, qui semble alourdie par l’énorme mamelle de chair blonde et pendante.
Et les deux Malivoire, mère et fille, à genoux sous le ventre de la vache, tirent par un vif mouvement des mains sur le pis gonflé, qui jette, à chaque pression, un mince fil de lait dans le seau. La mousse un peu jaune monte aux bords et les femmes vont de bête en bête jusqu’au bout de la longue file.
Dès qu’elles ont fini d’en traire une, elles la déplacent, lui donnant à pâturer un bout de verdure intacte.
Puis elles repartent, plus lentement, alourdies par la charge du lait, la mère devant, la fille derrière.
Mais celle-ci brusquement s’arrête, pose son fardeau, s’assied et se met à pleurer.
La mère Malivoire, n’entendant plus marcher, se retourne et demeure stupéfaite.
— Qué qu’tas ? dit-elle.
Et la fille, Céleste, une grande rousse aux cheveux brûlés, aux joues brûlées, tachées de son comme si des gouttes de feu lui étaient tombées sur le visage, un jour qu’elle peinait au soleil, murmura en geignant doucement comme font les enfants battus :
— Je n’peux pu porter mon lait !
La mère la regardait d’un air soupçonneux. Elle répéta :
— Qué qu’tas ?
Céleste reprit, écroulée par terre entre ses deux seaux, et se cachant les yeux avec son tablier :
— Ça me tire trop. Je ne peux pas.
La mère, pour la troisième fois, reprit :
— Qué que t’as donc ?
Et la fille gémit :
— Je crois ben que me v’la grosse.
Et elle sanglota.
La vieille à son tour posa son fardeau, tellement interdite qu’elle ne trouvait rien. Enfin elle balbutia :
— Te… te… te v’la grosse, manante, c’est-il ben possible ?
C’étaient de riches fermiers les Malivoire, des gens cossus, posés, respectés, malins et puissants.
Céleste bégaya :
— J’crais ben que oui, tout de même.
La mère effarée regardait sa fille abattue devant elle et larmoyant. Au bout de quelques secondes elle cria :
— Te v’la grosse ! Te v’la grosse ! Où qu’t’as attrappé ça, roulure ?
Et Céleste, toute secouée par l’émotion, murmura :
— J’crais ben que c’est dans la voiture à Polyte.
La vieille cherchait à comprendre, cherchait à deviner, cherchait à savoir qui avait pu faire ce malheur à sa fille. Si c’était un gars bien riche et bien vu, on verrait à s’arranger. Il n’y aurait encore que demi-mal ; Céleste n’était pas la première à qui pareille chose arrivait ; mais ça la contrariait tout de même, vu les propos et leur position.
Elle reprit :
— Et qué que c’est qui t’a fait ça, salope ?
Et Céleste, résolue à tout dire, balbutia :
— J’crais ben qu’c’est Polyte.
Alors la mère Malivoire, affolée de colère, se rua sur sa fille et se mit à la battre avec une telle frénésie qu’elle en perdit son bonnet.
Elle tapait à grands coups de poing sur la tête, sur le dos, partout ; et Céleste, tout à fait allongée entre les deux seaux, qui la protégeaient un peu, cachait seulement sa figure entre ses mains.
Toutes les vaches, surprises, avaient cessé de pâturer, et, s’étant retournées, regardaient de leurs gros yeux. La dernière meugla, le mufle tendu vers les femmes.
Après avoir tapé jusqu’à perdre haleine, la mère Malivoire, essoufflée, s’arrêta ; et reprenant un peu ses esprits, elle voulut se rendre tout à fait compte de la situation :
— Polyte ! Si c’est Dieu possible ! Comment que t’as pu, avec un cocher de diligence. T’avais ti perdu les sens ? Faut qu’i t’ait jeté un sort, pour sûr, un propre à rien !
Et Céleste, toujours allongée, murmura dans la poussière :
— J’y payais point la voiture !
Et la vieille Normande comprit.
Toutes les semaines, le mercredi et le samedi, Céleste allait porter au bourg les produits de la ferme, la volaille, la crème et les œufs.
Elle partait dès sept heures avec ses deux vastes paniers aux bras, le laitage dans l’un, les poulets dans l’autre ; et elle allait attendre sur la grand’route la voiture de poste d’Yvetot.
Elle posait à terre ses marchandises et s’asseyait dans le fossé, tandis que les poules au bec court et pointu, et les canards au bec large et plat, passant la tête à travers les barreaux d’osier, regardaient de leur œil rond, stupide et surpris.
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