Guy de Maupassant - Poésie
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Ils marchaient sans parler. Il semblait irrité
Et la guettait parfois d'un regard de côté ;
Ils gagnèrent un bois. Sur l'herbe d'une sente,
À travers la verdure encor claire et récente,
Des flaques de soleil tombaient devant leurs pas ;
Ils avançaient dessus et ne les voyaient pas.
Mais elle s'affaissa, haletante et sans force,
Au pied d'un arbre dont elle étreignit l'écorce,
Ne pouvant retenir ses sanglots et ses cris.
Il attendit d'abord, immobile et surpris,
Espérant que bientôt elle serait calmée,
Et sa lèvre lançait des filets de fumée
Qu'il regardait monter, se perdre dans l'air pur.
Puis il frappa du pied, et soudain, le front dur :
« Finissez, je ne veux ni larmes ni querelle. »
« Laissez-moi souffrir seule, allez-vous-en », dit-elle.
Et relevant sur lui ses yeux noyés de pleurs :
« Oh ! comme j'avais l'âme éperdue et ravie !
Et maintenant elle est si pleine de douleurs !…
Quand on aime, pourquoi n'est-ce pas pour la vie ?
Pourquoi cesser d'aimer ? Moi, je t'aime… Et jamais
Tu ne m'aimeras plus ainsi que tu m'aimais ! »
Il dit : « Je n'y peux rien. La vie est ainsi faite.
Chaque joie, ici-bas, est toujours incomplète.
Le bonheur n'a qu'un temps. Je ne t'ai point promis
Que cela durerait jusqu'au bord de la tombe.
Un amour naît, vieillit comme le reste, et tombe.
Et puis, si tu le veux, nous deviendrons amis
Et nous aurons, après cette dure secousse,
L'affection des vieux amants, sereine et douce. »
Et pour la relever il la prit par le bras.
Mais elle sanglota : « Non, tu ne comprends pas. »
Et, se tordant les mains dans une douleur folle,
Elle criait : « Mon Dieu ! mon Dieu ! » Lui, sans parole,
La regardait. Il dit : « Tu ne veux pas finir,
Je m'en vais » et partit pour ne plus revenir.
Elle se sentit seule et releva la tête.
Des légions d'oiseaux faisaient une tempête
De cris joyeux. Parfois un rossignol lointain
Jetait un trille aigu dans l'air frais du matin,
Et son souple gosier semblait rouler des perles.
Dans tout le gai feuillage éclataient des chansons :
Le hautbois des linots et le sifflet des merles,
Et le petit refrain alerte des pinsons.
Quelques hardis pierrots, sur l'herbe de la sente,
S'aimaient, le bec ouvert et l'aile frémissante.
Elle sentait partout, sous le bois reverdi,
Courir et palpiter un souffle ardent et tendre ;
Alors, levant les yeux vers le ciel, elle dit :
« Amour ! l'homme est trop bas pour jamais te comprendre ! »
Propos des rues
Quand sur le boulevard je vais flâner un brin,
Combien de fois j'entends, sans mourir de chagrin,
Deux messieurs décorés, qui semblent fort capables,
Causer, en se faisant des sourires aimables.
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Comment, c'est vous ?
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Par quel hasard ?
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Et la santé ?
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Pas mal, et vous ?
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Merci, très bien.
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Quel temps superbe !
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
S'il peut continuer, nous aurons un été
Magnifique !
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
C'est vrai.
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Demain je vais à l'herbe !
Dans ma propriété.
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
C'est le moment, tout part.
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Oui. – Chez moi les lilas ont un peu de retard ;
Le fond de l'air est sec et les nuits sont très fraîches.
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Voici la lune rousse. Aurez-vous bien des pêches ?
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Oui – pas mal.
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Quoi de neuf, en outre ?
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Rien.
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Madame
Va bien ?
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Un peu grippée.
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Oh ! par le temps qui court,
Tout le monde est malade. – Avez-vous vu le drame
De Machin ?
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Moi ? – Non pas – Qu'en dit-on ?
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Presque un four.
Ce n'est pas assez fait au courant de la plume.
Ce n'est point du Sardou. Très fort, Sardou !
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Très fort !
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Machin s'applique trop. C'est bon dans un volume,
On y remarque moins le travail et l'effort ;
Mais au théâtre il faut écrire comme on cause.
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Moi je reprends Feuillet. En voilà, de la prose !
Quand à tous les faiseurs de livres d'aujourd'hui
Je m'en prive. – Je n'ai plus l'âge où l'on peut lire
Beaucoup ; et mon journal suffit à mon ennui.
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Le journal… et… le sexe !…
– Ils ont ce petit rire
Par lequel on avoue un vice comme il faut. –
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Et la table ?
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Oh ! ça non. – Je n'ai pas ce défaut.
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Et vous vous occupez toujours de politique ?
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Beaucoup, c'est même là ma consolation !
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Oh ! consacrer sa vie à la Chose publique,
Certes, c'est une grande et noble ambition.
Nous avons maintenant une fière phalange
D'orateurs à la Chambre.
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Ils sont très forts, très forts.
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Mais quel malheur que Thiers et Changarnier soient morts !
À propos, lisez-vous ce Zola ?
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Quelle fange ! ! !
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Et l'on viendra se plaindre après que tout est cher,
Et qu'on fraude, et qu'on trompe, et qu'on vole, et qu'on pille !
On sape la morale, on détruit la famille.
Où tombons-nous ?
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Hélas !… Allons, adieu mon cher,
L'heure me presse.
DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
Adieu. Compliments à madame.
PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
Je n'y manquerai pas. Mes respects, s'il vous plaît,
À votre demoiselle.
– Et chacun s'en allait. –
Et des prêtres savants disent qu'ils ont une âme !
Et que s'il est un signe où l'on voit sûrement
Qu'un Dieu fit naître l'homme au-dessus de la bête,
C'est qu'il mit la pensée auguste dans sa tête,
Et que ce noble esprit progresse incessamment !
Mais voilà si longtemps que ce vieux monde existe,
Et la sottise humaine obstinément persiste !
Entre l'homme et le veau si mon cœur hésitait,
Ma raison saurait bien le choix qu'il faudrait faire !
Car je ne comprends pas, ô cuistres, qu'on préfère
La bêtise qui parle à celle qui se tait !
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