Guy de Maupassant - Chroniques

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C'est le besoin d'argent qui, très tôt, pousse le jeune Maupassant, alors employé de ministère, à donner des articles de critique littéraire. Mais il rechigne un peu à se lier à un journal comme à se livrer à une écriture trop hâtive : « Jamais mon nom au bas d'une chronique écrite en moins de deux heures. » Et cependant, après la publication de « Boule de suif » au printemps de 1880 - il a trente ans tout juste -, sa réputation de conteur change la donne : c'est une rémunération d'écrivain reconnu qu'on lui offre et, l'année suivante, une soixantaine de chroniques paraissent dans Le Gaulois. D'autres journaux accueilleront aussi sa signature jusqu'à ce que, en 1887, il décide de pleinement se consacrer à ses derniers livres. Mais il aura écrit près de deux cent cinquante chroniques, dont le présent volume offre une anthologie ordonnée selon quatre grands thèmes : société et politique, mœurs du jour, flâneries et voyages, lettres et arts. Ainsi se dessine un témoignage capital sur son époque, mais ainsi se construit aussi une part de son œuvre qu'on ne saurait négliger : dans les journaux, les chroniques alternent avec les contes ou les nouvelles, et des parentés de structure ou de thèmes ne manquent pas d'apparaître au point que l'on hésite à faire de tel texte une nouvelle plutôt qu'une chronique. Assurément, l'unité est ici celle d'un monde et d'une époque : mais c'est aussi bien celle que leur imposent le regard et la plume d'un homme qui a pu se dire « acteur et spectateur de lui-même et des autres ».

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C’est donc dans l’École épirote, « qui mériterait plutôt le nom d’École nationale », que semble concentré ce qui reste du génie grec, gardé, comme une étincelle sacrée au milieu des montagnes inaccessibles, des contrées indomptables, indomptées, toujours en révolte.

C’est de là que repart la jeune sève ; c’est en cette école que se fondront les autres, car elle parle la langue populaire et moderne commune à tous les Grecs, elle ne garde nulle trace d’imitation ; l’inspiration de ses poètes est bien originale, vraiment grecque.

Après cette exposition fort précise et dont les lignes qui précèdent ne font qu’indiquer les divisions et les traits principaux, Mme Juliette Lamber passe en revue les poètes grecs contemporains et donne des extraits de leurs œuvres principales.

Il ne m’est pas possible de la suivre dans le détail de cette inspection. Tous les curieux de littérature d’ailleurs liront ce livre ; et je me bornerai à mon tour à juger dans leur ensemble tous les morceaux qu’on nous offre.

Mais, en ce cas, juger est un gros mot ; car, ainsi que le dit fort bien l’auteur : « En poésie, tout n’appartient pas à la pensée, et il y a une grande partie du charme de l’expression, de l’art d’associer les mots, de l’harmonie des consonnes, de la délicatesse de la forme, qui disparaît dans toute traduction. » Cela est vrai absolument. Tout ce qui est rythme, sonorité, musique, élégance, bonheur des mots, m’échappe donc. Je n’ai devant moi que la pensée, toute nue, des poètes. Or, la pensée d’un poète, c’est la matière brute, c’est la mine ; mais, plus la matière est précieuse, plus l’objet ciselé par l’artiste aura de valeur. L’or est toujours de l’or avant d’être bijou.

Puis, n’y a-t-il pas bien des poètes que nous admirons, malgré les traductions : Shakespeare, le Dante, le Tasse, Byron, Milton, Gœthe, Pouchkine, etc., etc. ?

Ce qui m’a frappé surtout dans les poètes grecs contemporains que cite Mme Juliette Lamber, c’est une ressemblance surprenante avec la pléiade française du XVIe siècle. Ils n’en différent que par les chants héroïques où ils célèbrent la liberté et maudissent la servitude.

On m’objectera que les poètes de la Pléiade s’inspiraient eux-mêmes directement des anciens Grecs ; que cette sorte de parenté vient de là, et encore de ce que toutes les littératures qui naissent se ressemblent, comme les enfants au maillot ; c’est à mesure qu’elles grandissent que les dissemblances s’accentuent.

Je n’ai à répondre que ceci :

Quand Ronsard, Remi Belleau et autres se sont mis à chanter les fleurs, la rosée, la lune et les étoiles, les jeunes filles mortes, le dieu Amour et sa mère Cythérée, ils étaient au milieu d’une Europe peu lettrée encore, presque barbare. Ils charmaient un peuple naïf par une grâce un peu mièvre, mais nouvelle, ou plutôt renouvelée, après des siècles de sauvagerie. Leur inspiration se bornait souvent à réciter des sortes de litanies de la nature, où défilaient toutes les choses gracieuses que nous aimons encore aujourd’hui comme on les aimait alors. Cela pouvait suffire en ce temps.

Mais, depuis, de tels poètes ont passé sur le monde nous avons lu de tels vers, que notre esprit, courbaturé d’admiration, est devenu fort exigeant. Il nous faut de l’originalité, du nouveau, de l’audace et de la force. Nous ne nous retournons plus pour les simples joueurs de guitare.

Chez les poètes grecs de la nouvelle école, je ne distingue pas encore une originalité bien éclatante. Ils vivent trop sur ce champ communal des « choses poétiques » si utile aux débutants.

Or, nous avons appris, grâce à des maîtres comme Hugo, Baudelaire et bien d’autres, que la poésie est partout et nulle part ; je veux dire qu’elle n’existe que dans le cerveau des poètes. La nature entière avec l’humanité est devant eux : qu’ils fassent jaillir la source sacrée en frappant où ils voudront. Mais l’homme (et il y en a beaucoup) qui rechante éternellement la rosée, les fleurs, la jeune fille morte, le clair de lune, etc., n’est pas un poète. On a extrait de ces choses toute la poésie qu’elles contenaient : il faut trouver autre part. Où ? Je l’ignore, c’est affaire au poète.

C’est de ces ressassées, de ces relavages sans fin que viennent l’insurmontable ennui, la noire monotonie, l’insupportable insignifiance des innombrables recueils poétiques pondus chaque année par les Chérubins de la littérature française.

Si l’Académie voulait faire de bonne besogne (et elle n’en fera pas), il faudrait qu’elle dressât une liste des mots et des choses poétiques dont il serait défendu aux poètes de se servir désormais. Plus de perles de rosée, plus de lune argentée, plus de blondes jeunes filles, plus d’étoiles d’or. Cela nous donne des nausées comme si nous avions une indigestion de sirops.

C’est qu’il est difficile d’être poète aujourd’hui ; après tant de maîtres. Il faut briser les chaînes de la tradition, casser les moules de limitation, répandre les fioles étiquetées d’élixirs poétiques, et oser, innover, trouver, créer ! On a ramassé, pour les sertir, toutes les pierres fines qui traînaient au soleil ; mais il en est d’autres assurément, plus cachées, plus difficiles à voir. Cherchez, poètes, ouvrez la terre : elles sont dedans ; remuez les fanges si vous les croyez dessous ; fouillez partout dans les profondeurs, car toutes les surfaces ont été retournées.

C’est cette recherche acharnée du nouveau, de l’originalité dans l’invention, que je ne vois pas encore très accentuée chez les poètes grecs contemporains. Ils célèbrent leur patrie avec talent et répètent, avec beaucoup de grâce il est vrai, trop de lieux communs. Quelques-uns pourtant montrent une allure très personnelle et très franche, un vrai souffle. Mais ils ont de tels ancêtres qu’il ne leur est pas permis de ressembler à tous les poètes qui chantent sur la terre l’amour et la liberté ! Mme Juliette Lamber, d’ailleurs, reconnaît elle-même que les poètes grecs contemporains ne font que préluder encore. Mais elle constate que le génie poétique vit, toujours ardent, dans ce peuple ; elle indique de quels germes éparpillés va sortir l’école nouvelle qui deviendra l’école grecque moderne ; elle pressent, annonce les artistes qui vont naître sur cette terre inépuisable ; et tous les fragments qu’elle cite, non comme des chefs-d’œuvre, mais comme de grandes promesses, me donnent la conviction qu’elle ne se trompe pas.

Vive Mustapha !

(Le Gaulois, 30 juin 1881)

Il est bien difficile, vraiment, de se fier aux renseignements que nous fournit la presse française. Au moment où nos troupes marchaient vers Tunis, à travers le pays qu’on suppose encore être celui des Kroumirs, des journalistes, assurément mal intentionnés, ont fait courir des bruits fâcheux sur le sympathique Mustapha-ben-Ismail, que nous possédons aujourd’hui dans nos murs.

On racontait une histoire à peu près pareille à celle de la grande-duchesse de Gerolstein, nommant d’un seul coup général un beau garçon. Le Bey, semblable en cela aux vieux célibataires qui ne veulent être servis que par de jolies bonnes, aurait fait son premier ministre d’un petit, tout petit employé du palais, séduit par sa grâce et sa bonne mine.

On ajoutait que le jeune ministre avait pour nous une médiocre amitié, et qu7il l’avait plus d’une fois prouvé à notre consul.

On accuse vite en France. On tourne vite aussi. La même presse, aujourd’hui, n’a point assez d’encensoirs pour notre gracieux visiteur, qui est devenu notre ami, le meilleur de nos amis, depuis que le képi galonné du général Bréart a franchi les portes de Tunis.

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