Guy de Maupassant - Chroniques

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C'est le besoin d'argent qui, très tôt, pousse le jeune Maupassant, alors employé de ministère, à donner des articles de critique littéraire. Mais il rechigne un peu à se lier à un journal comme à se livrer à une écriture trop hâtive : « Jamais mon nom au bas d'une chronique écrite en moins de deux heures. » Et cependant, après la publication de « Boule de suif » au printemps de 1880 - il a trente ans tout juste -, sa réputation de conteur change la donne : c'est une rémunération d'écrivain reconnu qu'on lui offre et, l'année suivante, une soixantaine de chroniques paraissent dans Le Gaulois. D'autres journaux accueilleront aussi sa signature jusqu'à ce que, en 1887, il décide de pleinement se consacrer à ses derniers livres. Mais il aura écrit près de deux cent cinquante chroniques, dont le présent volume offre une anthologie ordonnée selon quatre grands thèmes : société et politique, mœurs du jour, flâneries et voyages, lettres et arts. Ainsi se dessine un témoignage capital sur son époque, mais ainsi se construit aussi une part de son œuvre qu'on ne saurait négliger : dans les journaux, les chroniques alternent avec les contes ou les nouvelles, et des parentés de structure ou de thèmes ne manquent pas d'apparaître au point que l'on hésite à faire de tel texte une nouvelle plutôt qu'une chronique. Assurément, l'unité est ici celle d'un monde et d'une époque : mais c'est aussi bien celle que leur imposent le regard et la plume d'un homme qui a pu se dire « acteur et spectateur de lui-même et des autres ».

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Un Empereur byzantin au Xe siècle : Nicéphore Phocas.

Byzance ! S’il est dans l’histoire un nom de ville évocateur de visions féeriques et mystérieuses, c’est celui-là ! Et de la Byzance du Xe siècle, on ne sait rien ou presque rien.

Cité inconnue et magnifique, immense capitale d’un immense empire, sans cesse en guerre avec le musulman ou avec le chrétien du Nord, bien souvent victorieuse, pleine du bruit des triomphes, de fêtes inimaginables, d’un luxe fantastique, d’un déploiement de pompes dont les énumérations savantes font passer dans nos yeux d’invraisemblables images ; raffinée, corrompue, barbare et dévote, elle semble dans le mystère qui l’entoure une ville étrange, où tous les instincts humains, toutes les grandeurs et toutes les ignominies, toutes les vertus et tous les vices fermentaient à la frontière de deux continents, à l’entrecroisement de deux civilisations, entre deux époques du monde, au milieu de la lutte furieuse du Croissant et de la Croix.

Il est vraiment surprenant qu’on puisse avec d’indéchiffrables écritures trouvées surales pierres, sur des parchemins, sur des médailles, reconstituer la physionomie d’une époque comme l’a fait M. Gustave Schlumberger en nous racontant Nicéphore Phocas.

Ce livre extrêmement érudit est pourtant amusant pour tout le monde, pour quiconque sait voir et rêver en lisant, à la façon d’un conte des Mille et Une Nuits.

La guerre était alors le grand souci, la grande passion, le grand amusement, le grand passe-temps des hommes. Ce n’était pas notre guerre brutale et légale, mais une guerre artiste, colorée, pilleuse, massacreuse, monstrueusement mouvementée et belle. La nôtre disparaît dans le bruit et dans les fumées du canon. Celle d’alors éclate aux lueurs du feu grégeois, du « feu liquide » que les navires byzantins lançaient sur l’ennemi. L’auteur décrit d’une façon saisissante les effets et les ravages de cette matière explosive qui affolait les Sarrasins et dont le secret ne fut jamais connu. « Mystérieuse découverte apportée, dit-on, au VIIe siècle à Byzance par le Syrien Callinicus, mise au rang des plus précieux secrets d’État et demeurée la terreur des barbares aux corps nus d’Orient et d’Occident. »

A l’époque où commence le récit de M. Schlumberger, Byzance avait surtout à redouter les incursions et les pillages des Sarrasins de Crète.

« Chaque printemps, comme une monstrueuse machine de guerre, Crète vomissait ses flottes aux innombrables et légers bâtiments à voiles noires, d’une merveilleuse vitesse, qui s’en allaient partout, brûlant les cités, razziant les populations terrifiées, disparaissant avec les dépouilles et le peuple de toute une ville avant que les troupes impériales toujours surmenées eussent pu accourir. »

Le récit des massacres, des supplices infligés aux prisonniers, des inventions féroces des pirates vainqueurs est horrible, bizarre et curieux.

Byzance alors envoie contre Crète le plus célèbre et le plus heureux de ses soldats, Nicéphore Phocas dont le frère, Léon Phocas, est aussi un presque invincible général.

Je cueille deux détails dans la conquête de cette île pour montrer combien décorative était la guerre d’alors. La flotte envahisseuse comptait trois mille trois cents navires de toutes dimensions, dont la proue portait des tours et des monstres de bronze qui lançaient .le feu grégeois.

Quand cette multitude de bâtiments, après beaucoup de peine pour trouver la route, car aucun pilote grec ne se hasardait depuis longtemps dans ces terribles parages, apparut devant l’île de Crète, « l’ensemble des hauteurs dominant la plage était occupé par des masses sarrasines, piétons et cavaliers, dont les hurlements s’entendaient distinctement et dont les blancs vêtements et les armes polies étincelaient au soleil. » Le débarquement semblait impossible devant cette formidable armée, aucun port n’existant sur cette plage. Alors on vit les plus gros dromons byzantins poussés à terre à force de rames ; et quand ils échouèrent sur le sable, l’avant s’ouvrit ; des ponts inclinés tombèrent sur le rivage et, du ventre de ces monstres flottants, les cuirassiers à cheval s’élancèrent au galop, bondirent sur la plage et chargèrent les musulmans épouvantés de ce spectacle extraordinaire.

Combien semble mesquine à côté de cela l’invention du cheval de Troie, qu’Isomère fit éternelle et si grande par ses vers !

Le siège dura longtemps, et la ville semblait imprenable, défendue par d’énormes fossés, de hautes et puissantes murailles que rien ne pouvait ébranler ou disjoindre. Après des mois d’une lutte acharnée et de combats épouvantables, Nicéphore Phocas réussit à faire une brèche au moyen d’un procédé ingénieux souvent employé par les ingénieurs d’alors. Des mineurs, avec une patience et un art admirables, sapèrent un coin du rempart, en le soutenant en même temps avec d’énormes charpentes, des solives et des arcs-boutants en bois très sec. Puis toute cette boiserie souterraine fut enduite de matières grasses, d’huiles et d’essences. On y mit ensuite le feu, et en quelques instants elle fut consumée. Alors tout un pan de mur et deux tours s’écroulèrent en comblant le fossé.

La ville fut prise, pillée, et le massacre alla de quartier en quartier, de maison en maison, ne laissant derrière lui que des cadavres d’hommes suppliciés, de femmes violées et d’enfants.

Après de nombreux triomphes, Nicéphore devint empereur, et M. Schlumberger nous fait de cet étrange soldat un surprenant portrait. D’une vigueur et d’une force extraordinaires, mais laid, lourd, presque difforme, soldat avant tout, brutal, dur pour lui-même, capable de toutes les fatigues, de toutes les audaces, il était de caractère taciturne, renfermé, plutôt sombre, mais très passionné. Malgré son énergie physique qui faisait de lui un véritable hercule, un des traits le plus dominant de sa nature fut l’austérité de sa vie et la chasteté de ses mœurs. Il avait fait vœu de ne plus connaître aucune femme depuis la mort de la sienne et il avait pour grand ami saint Athanase dont il fit la connaissance en des circonstances très curieuses, et dont il demeura toujours l’admirateur et le disciple fervent et fanatique.

Mais voici le roman, l’éternel roman. C’est l’inévitable dompteuse des victorieux, la Reine des pays puissants, la femme qui apparaît, et d’un sourire bouleverse l’histoire, asservit les invincibles et déchaîne les catastrophes :

Romain, le précédent empereur avait laissé deux enfants et une veuve, la belle Théophano, fille, croit-on, d’un cabaretier de Laconie. Délicieusement jolie et séduisante, perverse et dépravée, elle avait conquis le cœur et la couche du souverain par sa grâce et sa séduction, sans qu’on sache bien en quelles circonstances ni par quelles adresses elle y parvint.

Elle agit et réussit de même avec l’austère soldat qui succédait au voluptueux Romain. Nicéphore aussitôt maître de Byzance et de cet immense empire fit sortir Théophano du palais sacré et la relégua au château de Pétrim, où elle fut consignée.

Mais il l’aimait déjà sans doute et « un mois et quatre jours après son entrée triomphale dans la ville gardée de Dieu, Nicéphore, qui jusque-là avait vécu au palais comme un cénobite dans un pieux et solitaire recueillement, jugeant sa situation suffisamment affermie, incapable peut-être de maîtriser davantage la violence de son amour, jeta brusquement le masque, fixant su 20 septembre son mariage avec Théophano. Ce dut être pour le rude soldat un grand jour, le plus beau de son existence déjà si remplie. Du même coup, il obtenait l’empire d’une moitié du monde et la main de sa souveraine ».

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