Guy de Maupassant - Chroniques

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C'est le besoin d'argent qui, très tôt, pousse le jeune Maupassant, alors employé de ministère, à donner des articles de critique littéraire. Mais il rechigne un peu à se lier à un journal comme à se livrer à une écriture trop hâtive : « Jamais mon nom au bas d'une chronique écrite en moins de deux heures. » Et cependant, après la publication de « Boule de suif » au printemps de 1880 - il a trente ans tout juste -, sa réputation de conteur change la donne : c'est une rémunération d'écrivain reconnu qu'on lui offre et, l'année suivante, une soixantaine de chroniques paraissent dans Le Gaulois. D'autres journaux accueilleront aussi sa signature jusqu'à ce que, en 1887, il décide de pleinement se consacrer à ses derniers livres. Mais il aura écrit près de deux cent cinquante chroniques, dont le présent volume offre une anthologie ordonnée selon quatre grands thèmes : société et politique, mœurs du jour, flâneries et voyages, lettres et arts. Ainsi se dessine un témoignage capital sur son époque, mais ainsi se construit aussi une part de son œuvre qu'on ne saurait négliger : dans les journaux, les chroniques alternent avec les contes ou les nouvelles, et des parentés de structure ou de thèmes ne manquent pas d'apparaître au point que l'on hésite à faire de tel texte une nouvelle plutôt qu'une chronique. Assurément, l'unité est ici celle d'un monde et d'une époque : mais c'est aussi bien celle que leur imposent le regard et la plume d'un homme qui a pu se dire « acteur et spectateur de lui-même et des autres ».

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Cette hydrophobie spontanée a été causée par le transport d’une irritation rhumatismale sur les muscles du larynx et de l’œsophage, ainsi que par le spasme et l’inflammation déterminés de cette manière dans ces parties. »

Voilà donc l’hydrophobie déterminée par des rhumatismes ! ! ! On la constate aussi très souvent par suite d’affections nerveuses ou de maladies du cerveau.

Ajoutons une observation du baron Larrey :

« Un boulet avait emporté à François Pomaré, un grenadier, la peau de l’omoplate droite ; la sécrétion purulente ayant cessé, la cicatrice fit de très rapides progrès ; en deux fois vingt-quatre heures elle couvrit la moitié de la plaie, et le blessé éprouva bientôt un pincement douloureux sur tous les points cicatrisés ; il ressentait, disait-il, la même sensation que si l’on eût saisi les bords de la plaie avec des tenailles, et le moindre attouchement sur cette cicatrice très mince lui faisait jeter les hauts cris. Tous les symptômes du tétanos s’aggravaient sensiblement ; l’approche de l’eau limpide provoquant des mouvements convulsifs, les mâchoires se contractaient […] »

Le chirurgien brûla tout simplement la cicatrice au fer rouge. Aussitôt le malade écarta les mâchoires, but, et fut guéri.

Mais s’il avait été mordu par un chien au lieu d’être blessé par un boulet ?

Je pourrais citer des milliers d’exemples de même nature.

En résumé, on ne peut constater chez l’homme que des accidents de l’ordre nerveux, tantôt mortels, tantôt guérissables, selon qu’ils proviennent de désordres assimilables au tétanos produit par une blessure ou de désordres purement moraux.

Pour prouver encore l’influence de l’imagination sur les gens dits enragés, je citerai ce fait.

Le docteur Flaubert, père d’Achille et de Gustave Flaubert, fut appelé au village de La Bouille, auprès d’un homme atteint d’hydrophobie. Le malade, vu entre deux crises, accepta d’être emmené à Rouen par le médecin, qui le prit dans son coupé. Or, vers le milieu de la route, il cria qu’il sentait venir une attaque, affirmant qu’il allait mordre le docteur, et le suppliant de se sauver.

M. Flaubert répondit tranquillement :

« Alors, mon ami, vous n’êtes pas enragé. Le chien enragé se sert de ses crocs, parce qu’il n’a pas d’autre moyen d’attaque que sa gueule, de même que le chat se sert de ses griffes et le bœuf de ses cornes. Vous, vous devez vous servir de vos poings et pas d’autre chose. Si vous me mordez vous n’êtes qu’un fou. »

Le malade n’eut pas de crise avant d’entrer à l’hôpital ; mais, à peine arrivé il en subit une terrible et distribua aux garçons de salle, comme aux internes, des volées de coups de poing dignes d’un boxeur anglais.

Il mourut cependant.

Maintenant j’affirme qu’il suffit de ne pas croire à la rage pour être absolument rebelle à ce virus prétendu.

Pour ma part, j’ai été mordu quatre fois, et je sais deux vétérinaires qui se sont laissé mordre ou fait mordre chaque fois qu’une bonne occasion se présentait ! On cite un Américain, M. Stevens, qui fut mordu jusqu’à quarante-sept fois, et un Allemand, M. Fischer, dix-neuf fois, uniquement pour prouver l’innocuité de ce virus.

Je conclus.

Un homme mordu par un chien ou par un autre animal peut succomber à la suite d’une hydrophobie rabiforme qui serait déterminée également chez lui par toute autre blessure et même par des rhumatismes.

C’est le cas du ou des paysans russes, que M. Pasteur n’a pu guérir en raison de la nature et de la gravité de leurs morsures.

On peut succomber également à la suite d’accidents nerveux produits par l’obsession de l’idée fixe.

Or, dans ce cas, il suffit de la foi dans un remède pour être sauvé, car, selon l’expression du docteur Caffe, « l’imagination peut détruire ce qu’elle a enfanté ».

Cette foi dans le remède, beaucoup d’empiriques, beaucoup de charlatans l’ont imposée dans les campagnes aux paysans simples et crédules ; et toujours la guérison, la guérison miraculeuse se produit à la suite des remèdes les plus bizarres, hannetons pilés, écorce de citrouille, yeux de chouette écrasés dans l’huile, etc., etc., car la foi, qui transporte les montagnes, guérit aisément d’un mal qui n’a pour cause que la peur du mal.

Mais cette conviction de la guérison ne pouvait être imposée à l’humanité tout entière par les vulgaires empiriques en qui croient aveuglément des campagnards ignorants.

Alors un homme s’est rencontré, un très grand homme, un savant illustre dont les travaux admirables avaient déjà enthousiasmé la terre, dont les recherches mystérieuses sur la rage inquiétaient et passionnaient depuis des années ; et cet homme en qui l’univers tout entier avait confiance s’est écrié : « Je guéris la rage, j’ai trouvé ce grand secret de la Nature ! »

Et il a guéri, en effet, à la façon des saints qui faisaient marcher les paralytiques par la simple imposition des mains. Il a guéri le monde, il a rendu à la race humaine un des plus grands services qu’on puisse lui rendre : il l’a sauvée de la peur qui tuait comme un mal.

Du fond de mon obscurité, je salue Monsieur Pasteur.

Et si j’étais mordu demain j’irais le prier de me soigner comme les athées qui appellent un prêtre à leur dernière heure. – En effet, si la dent du chien ne peut me communiquer la rage, l’aiguille du savant ne me la donnera pas davantage. – Et je serais sauvé par la seule puissance de la statistique, car, à l’exception des Russes, personne n’est mort de ceux qu’il a soignés. Personne n’est mort ? Combien en mourait-il donc autrefois ? Bien peu. Dix-neuf par an, disent les chiffres officiels. Et nous savons, par les inoculations récentes de M. Pasteur, que le nombre des gens mordus atteignait quinze cents à deux mille.

Recevez, etc.

UN VIEUX VÉTÉRINAIRE

Pour copie :

GUY DE MAUPASSANT

L’amour dans les livres et dans la vie

(Gil Blas, 6 juillet 1886)

C’est d’ordinaire dans les livres que nous acquérons la connaissance de l’amour, c’est par eux que nous commençons à en désirer les émotions. Ils nous le révèlent poétique et enflammé, ou rêveur et clair-de-lunesque, et nous gardons souvent jusqu’à la mort l’impression qu’ils nous en ont donnée au début de notre adolescence ! Nous apportons ensuite, dans toutes nos rencontres, dans nos liaisons et nos tendresses, la manière de voir et d’être que nous avons apprise dans nos premières lectures, sans que l’expérience des faits nous donne la notion exacte des choses, l’appréciation précise des rapports amoureux, et la désillusion que traîne derrière elle la réalité.

Une jeune femme disait un jour : « En amour, nous sommes tous comme des locataires qui passent leur vie à changer de logement sans s’en apercevoir parce qu’ils portent leurs meubles et leur manière de draper de domicile en domicile. » Donc, les œuvres des poètes et des romanciers à travers lesquelles nous avons aimé regarder l’existence laissent d’ordinaire sur notre esprit et sur notre cœur une marque ineffaçable. Il en résulte que les tendances littéraires d’une époque déterminent presque toujours les tendances amoureuses. Peut-on contester que Jean-Jacques Rousseau, par exemple, n’ait modifié extrêmement la manière d’aimer de son temps, et n’ait eu sur les mœurs tendres une influence absolue ? N’est-ce pas lui qui a mis fin à l’ère de la galanterie ouverte par le Régent, après la période d’amours sévères due aux écrivains du grand siècle.

Niera-t-on que Lamartine, versant sur la France sa poésie sentimentale et exaltée, n’ait tourné les âmes vers un amour nouveau extatique et déclamatoire. D’autres écrivains de la même époque, Dumas avec Antony, avec ses romans lus comme des évangiles, Alfred de Vigny avec Chatterton, Eugène Sue avec Mathilde, Frédéric Soulié et tant d’autres apôtres des ardeurs tragiques et désordonnées ou des tendresses lugubres dont on meurt, jetèrent les esprits dans une sorte de folie passionnelle, dont Musset, avec ses vers idéalement sensuels, Hugo avec ses ouragans poétiques où l’amour héroïque passait comme une bourrasque, firent une sorte de renouveau du tempérament national, tout différent du vieux tempérament français, gai, inconstant et sagement ému.

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