Guy de Maupassant - Chroniques

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C'est le besoin d'argent qui, très tôt, pousse le jeune Maupassant, alors employé de ministère, à donner des articles de critique littéraire. Mais il rechigne un peu à se lier à un journal comme à se livrer à une écriture trop hâtive : « Jamais mon nom au bas d'une chronique écrite en moins de deux heures. » Et cependant, après la publication de « Boule de suif » au printemps de 1880 - il a trente ans tout juste -, sa réputation de conteur change la donne : c'est une rémunération d'écrivain reconnu qu'on lui offre et, l'année suivante, une soixantaine de chroniques paraissent dans Le Gaulois. D'autres journaux accueilleront aussi sa signature jusqu'à ce que, en 1887, il décide de pleinement se consacrer à ses derniers livres. Mais il aura écrit près de deux cent cinquante chroniques, dont le présent volume offre une anthologie ordonnée selon quatre grands thèmes : société et politique, mœurs du jour, flâneries et voyages, lettres et arts. Ainsi se dessine un témoignage capital sur son époque, mais ainsi se construit aussi une part de son œuvre qu'on ne saurait négliger : dans les journaux, les chroniques alternent avec les contes ou les nouvelles, et des parentés de structure ou de thèmes ne manquent pas d'apparaître au point que l'on hésite à faire de tel texte une nouvelle plutôt qu'une chronique. Assurément, l'unité est ici celle d'un monde et d'une époque : mais c'est aussi bien celle que leur imposent le regard et la plume d'un homme qui a pu se dire « acteur et spectateur de lui-même et des autres ».

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C’est devant ce sonore et violent orateur que s’ouvrirent pour la première fois les portes de Sainte-Geneviève érigée en Panthéon. On l’y coucha à côté de Descartes.

Il était né un peu plus loin, toujours près du même boulevard, rue de la Chaussée-d’Antin.

Voici la rue de la Paix. Elle fut rêvée par Louis XVI, exécutée par Napoléon.

Un soir, si nous en croyons un chroniqueur du temps, le futur empereur, alors chef de bataillon d’artillerie, avait dîné place Vendôme, chez le général d’Augerville, beau-frère de Berthier, avec plusieurs officiers.

Il proposa, dans la soirée, d’aller à Frascati prendre des glaces. Tout le monde accepta et l’on partit. Napoléon, qui donnait le bras à Mme Tallien, s’arrêta quelques secondes pour considérer la grande place sans monument, et, se tournant vers M. d’Augerville :

« Votre place est nue, mon général ; il y faudrait un centre, une colonne comme celle de Trajan, ou un tombeau qui recevrait les cendres des soldats morts pour la patrie. »

Mme d’Augerville approuva :

« Votre idée est bonne, mon cher commandant. Quant à moi je préférerais la colonne. »

Napoléon se mit à rire.

« Vous l’aurez un jour, madame, quand Berthier et moi serons généraux. »

L’empereur a tenu parole.

La Chaussée-d’Antin ! Quels souvenirs tendres et charmants ! C’est le coin d’amour, dans Paris. C’est de là que nous viennent toutes les anecdotes de la Régence ; c’est là qu’est née cette fine et divine galanterie, morte, hélas, avec le siècle poudré, le siècle des mouches, des éventails et des paniers.

En ce temps-là, à la place de la Chaussée-d’Antin d’aujourd’hui, s’étendait un marais, puis, plus loin, le village des Porcherons, puis, plus loin encore, la ferme de la Grange-Batelière.

Un petit sentier ombreux, le chemin de la Grande Pinte, traversait ce lieu, et, parti de la porte Gaillon, aboutissait au hameau de Clichy.

Tout ce quartier, n’était qu’une campagne, voici un siècle à peine ! Le croirait-on ? Mais une campagne pleine de petites maisons silencieuses le jour, et qui, la nuit, s’emplissaient de rires, de baisers, de tumulte, avec des bruits de bouteilles cassées et souvent des cliquetis d’épée.

C’était, pour parler comme en cette époque fleurie, un champ de tendresse où poussaient les baisers. Et les belles dames qui se glissaient, au soir, par les portes entrouvertes, s’appelaient Mme de Cœuvres, la comtesse d’Olonne, la maréchale de la Ferté.

Quand une voiture bleue entrait au galop dans un petit hôtel où tous les auvents étaient clos, c’est que le Régent de France allait souper entre Mme de Tencin et la duchesse de Phalaris, en face du duc de Brissac et du marquis de Cosse. Plus loin, sur le pont d’Arcans, on se battait plus souvent qu’on ne fait au Vésinet maintenant. C’est là que la belle Mme de Lionne et la belle Louison d’Arquin regardaient ferrailler leurs amants, le comte de Fiesque et M. de Tallard, parce que ni l’un ni l’autre n’avait voulu céder le pas.

Oui, c’est bien ici une terre d’amour. Quels noms surgissent ? La Guimard, la Duthé, à qui un roi voulut confier l’éducation de son fils, et la Dervieux au cœur si large.

Sous le même toit, l’une après l’autre, dormirent la belle Mme Récamier et la charmante comtesse Lehon. Parmi tant d’autres gloires venues ici, nous trouvons encore Mesurer et Cagliostro.

La Chaussée-d’Antin est demeurée la rue élégante et niche, bâtie sur le sol où s’épanouit cette légère galanterie française, faite d’esprit, de grâce, de tendresse, d’impertinence, d’amour volage et bien né et de baisers vite oubliés.

Mais voici, moins gaie, plus sombre, plus sévère, la rue Laffitte.

Nous entrons dans l’histoire grave.

C’est dans un grand salon austère et riche, le 28 juillet 1830. Des politiciens délibèrent sous la présidence du banquier Laffitte. Le sort de la France est indécis. Aucun ne sait, ne prévoit encore les événements qui vont surgir.

Un homme paraît, venu pour se joindre à eux. Tous se lèvent, comprenant que la cause de la légitimité est perdue sans retour. Car celui-là ne se trompe point, et ses évolutions politiques sont les marques certaines des revirements de la fortune royale.

Il s’appelle M. de Talleyrand.

Bientôt un parlementaire entre à son tour parlant au nom de Charles X. On lui répond qu’il n’est plus temps.

Et le lendemain, dans le même salon, M. Thiers écrivait une proclamation orléaniste.

Voici le pavillon de Hanovre. D’où vient ce nom ? D’une ironie populaire. Le duc de Richelieu le fit construire avec l’argent des rapines qu’il exerça pendant la guerre de Hanovre, et le peuple cloua ce nom sur la porte du somptueux hôtel.

Voici la maison de Mlle Le Normand.

Au détour de la rue des Tournelles, voici encore la maison de Ninon de Lenclos.

Elles flottent sur l’histoire comme des images charmantes, ces figures de femmes qui conquirent l’humanité par leur grâce et leur beauté. Il semble même que nous ayons pour elles encore un peu d’amour. Qui donc ne lit point avec un certain attendrissement naïf et sincère les noms de Phryné, de Cléopâtre, de Marion, de Ninon. Les poètes les chantent comme des vivantes.

Elles sont des symboles pour notre cœur. Elles sont les Conquérantes, parmi les femmes, les Victorieuses. L’immortelle Ninon n’inspira-t-elle pas à son propre fils une passion horrible dont il mourut !

Elle était, celle-là, de la race des grandes courtisanes de l’Antiquité chez qui allaient causer et penser les artistes. Sa mort révèle son âme.

Cette fille, cette prostituée, devinant le génie d’un jeune homme inconnu, lui laissa sa bibliothèque.

Ce jeune homme s’appelait Arouet de Voltaire.

Qui donc, parmi les honnêtes femmes, a fait quelque chose de semblable ?

Rue Saint-Martin ! Nous entrons maintenant dans l’histoire héroïque. Ici fut consommée une erreur judiciaire semblable à celles que font chaque jour nos tribunaux !

C’est en 1386. Deux gentilshommes normands, couverts de fer, sont face à face en un champ clos, car pour terminer leur querelle le roi Charles VI a décidé de s’en rapporter au jugement de Dieu.

Jacques Legris est accusé d’avoir pris par violence la femme de Jean de Carouge, et il nie. Ils se battent longtemps, longtemps. Enfin Jacques Legris est vaincu, il nie encore. Son rival le tient sous son genou. Il nie toujours.

Le roi alors le fait pendre. A l’heure de la mort il n’avoue pas.

Et quelques mois plus tard son innocence est reconnue.

Justice de Dieu et justice des hommes se valent donc !

Boulevard du Temple, il y avait là une petite maison qui n’existe plus. Elle appartint à l’ouvrier Boule.

Encore une histoire d’amour. Le grand roi, voulant offrir à sa bien-aimée Mlle de Fontange un mobilier vraiment royal, tous les artisans de France furent conviés à un concours dont André Boule sortit vainqueur. La chronique scandaleuse ajoute qu’après avoir meublé l’hôtel de la favorite avec ces merveilleux objets que créa son génie inspiré par son amour, il pendit la crémaillère à la barbe du roi Soleil.

Voici encore la maison de Beaumarchais. Et combien d’autres !

Mais la colonne de Juillet se dresse sur la place de la Bastille. C’est ici qu’est enterrée la vieille France. C’est ici qu’est née la France nouvelle !

Chronique

(Le Gaulois, 14 avril 1884)

Enfin ! Enfin ! Saluons la justice de notre pays ; elle devient presque étonnante. En quinze jours, elle a rendu deux arrêts surprenants.

Elle a condamné à un an de prison une jeune furie qui avait ravagé avec du vitriol le visage de sa rivale.

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