Alexandre Dumas-fils - La Dame Aux Camélias
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J'étais bien près de me trouver mal, et, à l'heure où j'écris ces lignes, le souvenir de cette scène m'apparaît encore dans son imposante réalité.
– Hâtons-nous, dit le commissaire.
Alors un des deux hommes étendit la main, se mit à découdre le linceul, et, le prenant par le bout, découvrit brusquement le visage de Marguerite.
C'était terrible à voir, c'est horrible à raconter.
Les yeux ne faisaient plus que deux trous, les lèvres avaient disparu, et les dents blanches étaient serrées les unes contre les autres. Les longs cheveux noirs et secs étaient collés sur les tempes et voilaient un peu les cavités vertes des joues, et cependant je reconnaissais dans ce visage le visage blanc, rose et joyeux que j'avais vu si souvent.
Armand, sans pouvoir détourner son regard de cette figure, avait porté son mouchoir à sa bouche et le mordait.
Pour moi, il me sembla qu'un cercle de fer m'étreignait la tête, un voile couvrit mes yeux, des bourdonnements m'emplirent les oreilles, et tout ce que je pus faire fut d'ouvrir un flacon que j'avais apporté à tout hasard et de respirer fortement les sels qu'il renfermait.
Au milieu de cet éblouissement, j'entendis le commissaire dire à M. Duval:
– Reconnaissez-vous?
– Oui, répondit sourdement le jeune homme.
– Alors fermez et emportez, dit le commissaire.
Les fossoyeurs rejetèrent le linceul sur le visage de la morte, fermèrent la bière, la prirent chacun par un bout et se dirigèrent vers l'endroit qui leur avait été désigné.
Armand ne bougeait pas. Ses yeux étaient rivés à cette fosse vide; il était pâle comme le cadavre que nous venions de voir… On l'eût dit pétrifié.
Je compris ce qui allait arriver lorsque la douleur diminuerait par l'absence du spectacle, et par conséquent ne le soutiendrait plus.
Je m'approchai du commissaire.
– La présence de monsieur, lui dis-je en montrant Armand, est-elle nécessaire encore?
– Non, me dit-il, et même je vous conseille de l'emmener, car il paraît malade.
– Venez, dis-je alors à Armand en lui prenant le bras.
– Quoi? fit-il en me regardant, comme s'il ne m'eût pas reconnu.
– C'est fini, ajoutai-je, il faut vous en aller, mon ami, vous êtes pâle, vous avez froid, vous vous tuerez avec ces émotions-là.
– Vous avez raison, allons-nous-en, répondit-il machinalement, mais sans faire un pas.
Alors je le saisis par le bras et je l'entraînai.
Il se laissait conduire comme un enfant, murmurant seulement de temps à autre:
– Avez-vous vu les yeux?
Et il se retournait comme si cette vision l'eût rappelé.
Cependant sa marche devint saccadée; il semblait ne plus avancer que par secousses; ses dents claquaient, ses mains étaient froides, une violente agitation nerveuse s'emparait de toute sa personne.
Je lui parlai, il ne me répondit pas.
Tout ce qu'il pouvait faire, c'était de se laisser conduire.
À la porte nous retrouvâmes une voiture. Il était temps.
À peine y eut-il pris place, que le frisson augmenta et qu'il eut une véritable attaque de nerfs, au milieu de laquelle la crainte de m'effrayer lui faisait murmurer en me pressant la main:
– Ce n'est rien, ce n'est rien, je voudrais pleurer.
Et j'entendais sa poitrine se gonfler, et le sang se portait à ses yeux, mais les larmes n'y venaient pas.
Je lui fis respirer le flacon qui m'avait servi, et, quand nous arrivâmes chez lui, le frisson seul se manifestait encore.
Avec l'aide du domestique, je le couchai, je fis allumer un grand feu dans sa chambre, et je courus chercher mon médecin à qui je racontai ce qui venait de se passer.
Il accourut.
Armand était pourpre, il avait le délire et bégayait des mots sans suite, à travers lesquels le nom seul de Marguerite se faisait entendre distinctement.
– Eh bien? dis-je au docteur quand il eut examiné le malade.
– Eh bien, il a une fièvre cérébrale, ni plus ni moins, et c'est bien heureux, car je crois, Dieu me pardonne, qu'il serait devenu fou. Heureusement la maladie physique tuera la maladie morale, et dans un mois il sera sauvé de l'une et de l'autre peut-être.
Chapitre VII
Les maladies comme celle dont Armand avait été atteint ont cela d'agréable qu'elles tuent sur le coup ou se laissent vaincre très vite.
Quinze jours après les événements que je viens de raconter, Armand était en pleine convalescence, et nous étions liés d'une étroite amitié. À peine si j'avais quitté sa chambre tout le temps qu'avait duré sa maladie.
Le printemps avait semé à profusion ses fleurs, ses feuilles, ses oiseaux, ses chansons, et la fenêtre de mon ami s'ouvrait gaiement sur son jardin dont les saines exhalaisons montaient jusqu'à lui.
Le médecin avait permis qu'il se levât, et nous restions souvent à causer, assis auprès de la fenêtre ouverte à l'heure où le soleil est le plus chaud, de midi à deux heures.
Je me gardais bien de l'entretenir de Marguerite, craignant toujours que ce nom ne réveillât un triste souvenir endormi sous le calme apparent du malade; mais Armand, au contraire, semblait prendre plaisir à parler d'elle, non plus comme autrefois, avec des larmes dans les yeux, mais avec un doux sourire qui me rassurait sur l'état de son âme.
J'avais remarqué que, depuis sa dernière visite au cimetière, depuis le spectacle qui avait déterminé en lui cette crise violente, la mesure de la douleur morale semblait avoir été comblée par la maladie, et que la mort de Marguerite ne lui apparaissait plus sous l'aspect du passé. Une sorte de consolation était résultée de la certitude acquise, et pour chasser l'image sombre qui se représentait souvent à lui, il s'enfonçait dans les souvenirs heureux de sa liaison avec Marguerite, et ne semblait plus vouloir accepter que ceux-là.
Le corps était trop épuisé par l'atteinte et même par la guérison de la fièvre pour permettre à l'esprit une émotion violente, et la joie printanière et universelle dont Armand était entouré reportait malgré lui sa pensée aux images riantes.
Il s'était toujours obstinément refusé à informer sa famille du danger qu'il courait, et, lorsqu'il avait été sauvé, son père ignorait encore sa maladie.
Un soir, nous étions restés à la fenêtre plus tard que de coutume; le temps avait été magnifique et le soleil s'endormait dans un crépuscule éclatant d'azur et d'or. Quoique nous fussions dans Paris, la verdure qui nous entourait semblait nous isoler du monde, et à peine si, de temps en temps, le bruit d'une voiture troublait notre conversation.
– C'est à peu près à cette époque de l'année et le soir d'un jour comme celui-ci que je connus Marguerite, me dit Armand, écoutant ses propres pensées et non ce que je lui disais.
Je ne répondis rien. Alors, il se retourna vers moi, et me dit:
– Il faut pourtant que je vous raconte cette histoire; vous en ferez un livre auquel on ne croira pas, mais qui sera peut-être intéressant à faire.
– Vous me conterez cela plus tard, mon ami, lui dis-je; vous n'êtes pas encore assez bien rétabli.
– La soirée est chaude, j'ai mangé mon blanc de poulet, me dit-il en souriant; je n'ai pas la fièvre, nous n'avons rien à faire, je vais tout vous dire.
– Puisque vous le voulez absolument, j'écoute.
– C'est une bien simple histoire, ajouta-t-il alors, et que je vous raconterai en suivant l'ordre des événements. Si vous en faites quelque chose plus tard, libre à vous de la conter autrement.
Voici ce qu'il me raconta, et c'est à peine si j'ai changé quelques mots à ce touchant récit.
– Oui, reprit Armand, en laissant retomber sa tête sur le dos de son fauteuil, oui, c'était par une soirée comme celle-ci! J'avais passé ma journée à la campagne avec un de mes amis, Gaston R… Le soir, nous étions revenus à Paris, et, ne sachant que faire, nous étions entrés au théâtre des Variétés.
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