Mika Waltari - Sinouhé l’Egyptien. Tome 2

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Sinouhé l’Egyptien. Tome 2: краткое содержание, описание и аннотация

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Par amour pour une courtisane, le médecin égyptien Sinouhé s'est vendu comme esclave. Il va vivre une odyssée à mi-chemin des mythes et de la réalité.
Médecin, mais aussi espion pour le compte du pharaon Aménophis IV, il ira de Thèbes à Babylone, et aussi chez les mystérieux Hittites et chez les Crétois soumis au Minotaure.
Prodigieux roman d'aventures qui nous initie à la politique, à la religion et aux sciences du quatorzième siècle avant Jésus-Christ, le chef-d'œuvre du grand écrivain finlandais Mika Waltari invite aussi à réfléchir sur l'homme d'aujourd'hui, le plaisir, la liberté, le pouvoir, la violence, l'injustice et tout ce qui fait notre destin.

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– Je n'ai pas de conflit avec Amon, car j'adore Horus, mon faucon. Mais je dois obéir aux ordres du pharaon et renverser Amon. Or, il serait certainement plus agréable pour moi et pour vous que l'on ne découvrît pas l'image du dieu dans le sanctuaire, car les soldats la profaneraient, et je ne tiens pas à être un profanateur, bien que je doive par serment servir le pharaon. Pensez à mes paroles, je vous laisse le temps d'une clepsydre pour réfléchir. Après cela vous pourrez vous éloigner en paix et personne ne portera la main sur vous, car je n'en veux pas à vos vies.

Ces paroles plurent aux prêtres qui s'étaient préparés à mourir pour Amon. Ils restèrent dans le sacro-saint, derrière le rideau, jusqu'à ce que l'eau de la clepsydre se fût écoulée. Alors Horemheb arracha de ses mains le rideau et fit sortir les prêtres, et à leur départ le sacro-saint était vide et on ne voyait nulle part l'image d'Amon, car les prêtres l'avaient mise en pièces et ils en emportaient les morceaux sous leurs manteaux, pour pouvoir dire qu'un miracle s'était produit et qu'Amon vivait toujours. Mais Horemheb fit apposer les scellés du pharaon sur tous les dépôts, et il cacheta de ses propres mains les caves où l'on conservait l'or et l'argent. Le même soir les tailleurs de pierre se mirent au travail pour effacer à la lumière des torches, sur chaque image et inscription, le nom d'Amon, et la nuit Horemheb fit ramasser les cadavres sur les places et éteindre les derniers incendies.

Ayant appris qu'Amon avait été renversé et que l'ordre était rétabli, les riches et les grands revêtirent leurs meilleurs habits et allumèrent les lampes devant leurs maisons et sortirent dans la rue pour célébrer la victoire d'Aton. Les courtisans réfugiés dans la maison du pharaon regagnèrent aussi la ville au-delà du fleuve, et bientôt le ciel de Thèbes rougeoya de nouveau à la lueur des torches et des lampes, et on répandait des fleurs dans les rues et les gens riaient et s'embrassaient. Horemheb ne put les empêcher de verser du vin aux Shardanes ni retenir les femmes nobles qui embrassaient les nègres portant au bout de leurs lances les têtes rasées des prêtres massacrés. Car cette nuit Thèbes nageait dans l'allégresse au nom d'Aton, et au nom d'Aton tout était permis et il n'y avait plus de différence entre Egyptiens et nègres, et pour le prouver les dames de la cour emmenaient des nègres chez elles et ouvraient leurs vêtements devant eux et jouissaient de leur force et de l'odeur de leur corps. Et lorsqu'à l'ombre des murs un gardien blessé rampait en invoquant Amon, on lui fracassait la tête contre les pavés, et les femmes dansaient de joie autour de son corps. C'est ce que j'ai vu de mes propres yeux.

Je vis tout cela de mes propres yeux, et alors je me pris la tête entre les mains et tout me fut égal, et je me dis qu'aucun dieu n'était capable de guérir l'homme de sa folie. Cette nuit, tout m'était égal, et c'est pourquoi je me rendis à la «Queue de Crocodile» et les paroles de Merit flambaient dans mon cœur et j'appelai les soldats qui continuaient à garder le cabaret. Ils m'écoutèrent, car ils avaient vu Horemheb en ma compagnie, et dans cette nuit d'allégresse insensée, parmi la foule dansant dans les rues, je les conduisis devant la maison de Nefernefernefer. Les lampes et les torches y brûlaient aussi et la maison n'avait pas été pillée et on entendait jusque dans la rue les cris et les rires des ivrognes. Mais à ce moment mes genoux se mirent à trembler, et je dis aux soldats:

– Voici l'ordre de Horemheb, mon ami, le commandant royal. Entrez dans cette maison, vous y trouverez une femme qui tient la tête haute et dont les yeux sont verts comme la pierre. Allez et amenez-la moi, et si elle résiste, donnez-lui un coup du manche de votre lance, mais ne l'abîmez pas!

Ils entrèrent avec plaisir et bientôt des gens effrayés s'enfuirent en chancelant et les serviteurs appelèrent les gardes. Mais les soldats revinrent les mains chargées de fruits et de gâteaux au miel et de cruches de vin en portant Nefernefernefer, car elle avait résisté et ils lui avaient assené un coup sur la tête, et elle avait perdu sa perruque et son crâne rasé saignait. Je posai la main sur sa poitrine qui était lisse comme le verre et chaude, mais j'avais l'impression de toucher une peau de serpent. Je sentis que son cœur battait et qu'elle n'avait pas de blessure grave, et je l'enveloppai dans un drap noir, comme on le fait pour les cadavres, et je la déposai dans ma litière, et les gardes n'intervinrent pas, en voyant les soldats qui m'accompagnaient. Les soldats m'escortèrent jusqu'à la Maison de la Mort, et j'étais assis dans la litière balancée, le corps inerte de Nefernefernefer sur mes genoux, et elle était aussi belle qu'avant, mais pour moi elle était plus répugnante qu'un serpent. C'est ainsi qu'on nous portait à travers la nuit pleine d'allégresse de Thèbes, et devant la Maison de la Mort je donnai de l'or aux soldats et je les renvoyai avec la litière. Je pris Nefernefernefer et entrai, et les embaumeurs vinrent à ma rencontre et je leur dis:

– Je vous apporte une femme que j'ai trouvée dans la rue, et je ne connais ni son nom ni ses parents, mais je crois qu'elle a des bijoux qui vous dédommageront de vos peines, si vous conservez son corps pour l'éternité.

Ils s'emportèrent contre moi et dirent:

– Espèce de fou, crois-tu que nous n'avons pas déjà assez de cadavres ces jours, et qui nous dédommagera de nos travaux?

Mais après avoir sorti le corps du drap noir, ils sentirent qu'il était encore chaud, et en enlevant les habits et les bijoux, ils virent que la femme était belle, plus belle qu'aucune de celles qu'on avait apportées dans la Maison de la Mort. Ils cessèrent de grommeler, et ils posèrent la main sur sa poitrine et sentirent que le cœur battait encore. Alors ils l'enveloppèrent vite dans le drap et ils clignèrent de l'œil et ils pouffèrent de joie et me dirent:

– Va-t'en, étranger, et sois béni, car vraiment nous ferons de notre mieux pour conserver éternellement son corps, et si cela dépend de nous, nous la garderons chez nous septante fois septante jours, afin que son corps se conserve certainement.

C'est ainsi que je recouvrai ma créance sur Nefernefernefer qui me devait beaucoup à cause de mes parents. Et je pensais à sa surprise en s'éveillant dans les antres de la Maison de la Mort, dépouillée de sa richesse et de sa puissance, entre les mains des embaumeurs qui ne la laisseraient plus jamais revoir la lumière du jour, pour autant que je les connaissais. Telle fut ma vengeance, car c'est à cause d'elle que j'avais connu la Maison de la Mort, mais ma vengeance était enfantine, ainsi que je le constatai plus tard. J'en reparlerai à son heure, mais je tiens à dire ici que peut-être la vengeance enivre et que son goût est délicieux, mais de toutes les fleurs de la vie c'est elle qui se fane le plus vite, et sous les délices de la vengeance ricane un crâne de mort. Et je ne trouvais aucune consolation dans l'idée que peut-être mon acte avait sauvé bien des jeunes fous d'une mon honteuse et prématurée, car la ruine, la honte et la mort suivaient chaque pas du pied nu de Nefernefernefer. Non, cette idée ne me procurait aucune satisfaction, car si tout a une fin, l'existence de Nefernefernefer en a une aussi, et il faut qu'il existe des femmes comme elle pour qu'on puisse mettre les cœurs à l'épreuve.

Je rentrai à la «Queue de Crocodile» et je rencontrai Merit et je lui dis:

– J'ai recouvré ma créance, et de la manière la plus cruelle qu'on puisse imaginer. Mais ma vengeance ne me cause aucune joie, et mon cœur est encore plus vide qu'auparavant, et je frissonne, bien que la nuit soit chaude.

Je bus du vin et le vin était comme de la poussière dans ma bouche, et je lui dis:

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