Hector Malot - Sans famille

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Voici l'édifiante histoire de Rémi, enfant trouvé, recueilli par la brave mère Barberin, puis acheté par le signor Vitalis, ancien chanteur qui possède une troupe d'animaux savants. Rémi part avec eux, apprend le métier. Un jour, après bien des vicissitudes inhérentes à la condition de pauvres saltimbanques ambulants, Vitalis meurt de froid dans les carrières de Gentilly. Rémi se trouve alors d'autres maîtres : un jardinier, avec une fille muette, Lise. Mais ces temps heureux ne durent guère...
Nous ne vous dévoilerons pas toutes les aventures que va connaître Rémi, dont la légitime obsession est de retrouver ses parents. Comme vous pouvez vous en douter, il y parviendra. Un grand classique de la littérature pour la jeunesse, que nous vous recommandons, et que vous pouvez lire à tout âge.

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Cela fait, on respira un peu et l’on se reconnut. Nous étions sept : le magister, moi près de lui, l’oncle Gaspard, trois piqueurs nommés Pagès, Compayrou et Bergounhoux, et un rouleur, Carrory ; les autres ouvriers avaient disparu dans la galerie.

Les bruits dans la mine continuaient avec la même violence : il n’y a pas de mots pour rendre l’intensité de cet horrible tapage, et les détonations du canon se mêlant au tonnerre et à des éboulements n’en eussent pas produit un plus formidable.

Effarés, affolés d’épouvante, nous nous regardions, cherchant dans les yeux de notre voisin des explications que notre esprit ne nous donnait pas.

— C’est le déluge, disait l’un.

— La fin du monde.

— Un tremblement de terre.

— Le génie de la mine, qui se fâche et veut se venger.

— Une inondation par l’eau amoncelée dans les vieux travaux.

— Un trou que s’est creusé la Divonne.

Cette dernière hypothèse était de moi. Je tenais à mon trou.

Le magister n’avait rien dit ; et il nous regardait les uns après les autres, haussant les épaules, comme s’il eût discuté la question en plein jour, sous l’ombrage d’un mûrier en mangeant un oignon.

— Pour sûr c’est une inondation, dit-il enfin et le dernier, alors que chacun eut émis son avis.

— Causée par un tremblement de terre.

— Envoyée par le génie de la mine.

— Venue des vieux travaux.

— Tombée de la Divonne par un trou. Chacun allait répéter ce qu’il avait déjà dit.

— C’est une inondation, continua le magister.

— Eh bien, après ? d’où vient-elle, dirent en même temps plusieurs voix.

— Je n’en sais rien, mais quant au génie de la mine, c’est des bêtises ; quant aux vieux travaux, ça ne serait possible que si le troisième niveau seul avait été inondé, mais le second l’est et le premier aussi : vous savez bien que l’eau ne remonte pas et qu’elle descend toujours.

— Le trou.

— Il ne se fait pas de trous comme ça, naturellement.

— Le tremblement de terre.

— Je ne sais pas.

— Alors si vous ne savez pas, ne parlez pas.

— Je sais que c’est une inondation et c’est déjà quelque chose, une inondation qui vient d’en haut.

— Pardi ! ça se voit, l’eau nous a suivis.

Et comme une sorte de sécurité nous était venue depuis que nous étions à sec et que l’eau ne montait plus, on ne voulut plus écouter le magister.

— Ne fais donc pas le savant, puisque tu n’en sais pas plus que nous.

L’autorité que lui avait donnée sa fermeté dans le danger était déjà perdue. Il se tut sans insister.

Pour dominer le vacarme, nous parlions à pleine voix et cependant notre voix était sourde.

— Parle un peu, me dit le magister.

— Que voulez-vous que je dise ?

— Ce que tu voudras, parle seulement, dis les premiers mots venus.

Je prononçai quelques paroles.

— Bon, plus doucement maintenant. C’est cela. Bien.

— Perds-tu la tête, eh magister ! dit Pagès.

— Deviens-tu fou de peur ?

— Crois-tu que tu es mort ?

— Je crois que l’eau ne nous gagnera pas ici, et que si nous mourons, au moins nous ne serons pas noyés.

— Ça veut dire, magister ?

— Regarde ta lampe.

— Eh bien, elle brûle.

— Comme d’habitude ?

— Non ; la flamme est plus vive, mais courte.

— Est-ce qu’il y a du grisou ?

— Non, dit le magister, cela non plus n’est pas à craindre ; pas plus de danger par le grisou que par l’eau qui maintenant ne montera pas d’un pied.

— Ne fais donc pas le sorcier.

— Je ne fais pas le sorcier : nous sommes dans une cloche d’air et c’est l’air comprimé qui empêche l’eau de monter ; la remontée fermée à son extrémité fait pour nous ce que fait la cloche à plongeur : l’air refoulé par les eaux s’est amoncelé dans cette galerie et maintenant il résiste à l’eau et la refoule.

En entendant le magister nous expliquer que nous étions dans une sorte de cloche à plongeur où l’eau ne pouvait pas monter jusqu’à nous, parce que l’air l’arrêtait, il y eut des murmures d’incrédulité.

— En voilà une bêtise ! est-ce que l’eau n’est pas plus forte que tout ?

— Oui, dehors, librement ; mais quand tu jettes ton verre, la gueule en bas, dans un seau plein, est-ce que l’eau va jusqu’au fond de ton verre ? Non, n’est-ce pas, il reste un vide. Eh bien ! ce vide est maintenu par l’air. Ici, c’est la même chose ; nous sommes au fond du verre, l’eau ne viendra pas jusqu’à nous.

— Ça, je le comprends, dit l’oncle Gaspard, et j’ai dans l’idée, maintenant, que vous aviez tort, vous autres, de vous moquer si souvent du magister ; il sait des choses que nous ne savons pas.

— Nous sommes donc sauvés ! dit Carrory.

— Sauvés ? je n’ai pas dit ça. Nous ne serons pas noyés, voilà ce que je vous promets. Ce qui nous sauve, c’est que la remontée étant fermée, l’air ne peut pas s’échapper ; mais c’est précisément ce qui nous sauve qui nous perd en même temps ; l’air ne peut pas sortir : il est emprisonné. Mais nous aussi nous sommes emprisonnés, nous ne pouvons pas sortir.

— Quand l’eau va baisser…

— Va-t-elle baisser ? je n’en sais rien : pour savoir ça il faudrait savoir comment elle est venue, et qui est-ce qui peut le dire ?

— Puisque tu dis que c’est une inondation ?

— Eh bien ! après ? c’est une inondation, ça c’est sûr ; mais d’où vient-elle ? est-ce la Divonne qui a débordé jusqu’aux puits, est-ce un orage, est-ce une source qui a crevé, est-ce un tremblement de terre ? Il faudrait être dehors, pour dire ça, et par malheur nous sommes dedans.

— Peut-être que la ville est emportée ?

— Peut-être…

Il y eut un moment de silence et d’effroi.

Le bruit de l’eau avait cessé, seulement, de temps en temps, on entendait à travers la terre des détonations sourdes et l’on ressentait comme des secousses.

— La mine doit être pleine, dit le magister, l’eau ne s’y engouffre plus.

— Et Marius ! s’écria Pagès avec désespoir.

Marius, c’était son fils, piqueur comme lui, qui travaillait à la mine, dans le troisième niveau. Jusqu’à ce moment, le sentiment de la conservation personnelle, toujours si tyrannique, l’avait empêché de penser à son fils ; mais le mot du magister : « la mine est pleine » l’avait arraché à lui-même.

— Marius ! Marius ! cria-t-il avec un accent déchirant ; Marius !

Rien ne répondit, pas même l’écho ; la voix assourdie ne sortit pas de notre cloche.

— Il aura trouvé une remontée, dit le magister ; cent cinquante hommes noyés, ce serait trop horrible ; le bon Dieu ne le voudra pas.

Il me sembla qu’il ne disait pas cela d’une voix convaincue. Cent cinquante hommes au moins étaient descendus le matin dans la mine : combien avaient pu remonter par les puits ou trouver un refuge, comme nous ! Tous nos camarades perdus, noyés, morts. Personne n’osa plus dire un mot.

Mais dans une situation comme la nôtre, ce n’est pas la sympathie et la pitié qui dominent les cœurs ou dirigent les esprits.

— Eh bien ! et nous, dit Bergounhoux, après un moment de silence, qu’est-ce que nous allons faire ?

— Que veux-tu faire ?

— Il n’y a qu’à attendre, dit le magister.

— Attendre quoi ?

— Attendre ; veux-tu percer les quarante ou cinquante mètres qui nous séparent du jour avec ton crochet de lampe ?

— Mais nous allons mourir de faim.

— Ce n’est pas là qu’est le plus grand danger.

— Voyons, magister, parle, tu nous fais peur ; où est le danger, le grand danger ?

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