Гюстав Флобер - Madame Bovary
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- Название:Madame Bovary
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Maître Hareng, boutonné dans un mince habit noir, en cravate blanche, et portant des sous-pieds fort tendus, répétait de temps à autre:
– Vous permettez; madame? vous permettez?
Souvent il faisait des exclamations:
– Charmant!… fort joli!
Puis il se remettait à écrire, trempant sa plume dans l’encrier de corne qu’il tenait de la main gauche.
Quand ils en eurent fini avec les appartements, ils montèrent au grenier.
Elle y gardait un pupitre où étaient enfermées les lettres de Rodolphe. Il fallut l’ouvrir.
– Ah! une correspondance! dit maître Hareng avec un sourire discret. Mais permettez! car je dois m’assurer si la boîte ne contient pas autre chose.
Et il inclina les papiers, légèrement, comme pour en faire tomber des napoléons. Alors l’indignation la prit, à voir cette grosse main, aux doigts rouges et mous comme des limaces, qui se posait sur ces pages où son coeur avait battu.
Ils partirent enfin! Félicité rentra. Elle l’avait envoyée aux aguets pour détourner Bovary; et elles installèrent vivement sous les toits le gardien de la saisie, qui jura de s’y tenir.
Charles, pendant la soirée, lui parut soucieux. Emma l’épiait d’un regard plein d’angoisse, croyant apercevoir dans les rides de son visage des accusations. Puis, quand ses yeux se reportaient sur la cheminée garnie d’écrans chinois, sur les larges rideaux, sur les fauteuils, sur toutes ces choses enfin qui avaient adouci l’amertume de sa vie, un remords la prenait, ou plutôt un regret immense et qui irritait la passion, loin de l’anéantir. Charles tisonnait avec placidité, les deux pieds sur les chenets.
Il y eut un moment où le gardien, sans doute s’ennuyant dans sa cachette, fit un peu de bruit.
– On marche là-haut? dit Charles.
– Non! reprit-elle, c’est une lucarne restée ouverte que le vent remue.
Elle partit pour Rouen, le lendemain dimanche, afin d’aller chez tous les banquiers dont elle connaissait le nom. Ils étaient à la campagne ou en voyage. Elle ne se rebuta pas; et ceux qu’elle put rencontrer, elle leur demandait de l’argent, protestant qu’il lui en fallait, qu’elle le rendrait. Quelques-uns lui rirent au nez; tous la refusèrent.
À deux heures, elle courut chez Léon, frappa contre sa porte. On n’ouvrit pas. Enfin il parut.
– Qui t’amène?
– Cela te dérange?
– Non…, mais…
Et il avoua que le propriétaire n’aimait point que l’on reçût « des femmes ».
– J’ai à te parler, reprit-elle.
Alors il atteignit sa clef. Elle l’arrêta.
– Oh! non, là-bas, chez nous.
Et ils allèrent dans leur chambre, à l’hôtel de Boulogne.
Elle but en arrivant un grand verre d’eau. Elle était très pâle. Elle lui dit:
– Léon, tu vas me rendre un service.
Et, le secouant par ses deux mains, qu’elle serrait étroitement, elle ajouta:
– Écoute, j’ai besoin de huit mille francs!
– Mais tu es folle!
– Pas encore!
Et, aussitôt, racontant l’histoire de la saisie, elle lui exposa sa détresse; car Charles ignorait tout, sa belle-mère la détestait, le père Rouault ne pouvait rien; mais lui, Léon, il allait se mettre en course pour trouver cette indispensable somme…
– Comment veux-tu…?
– Quel lâche tu fais! s’écria-t-elle.
Alors il dit bêtement:
– Tu t’exagères le mal. Peut-être qu’avec un millier d’écus ton bonhomme se calmerait.
Raison de plus pour tenter quelque démarche; il n’était pas possible que l’on ne découvrît point trois mille francs. D’ailleurs, Léon pouvait s’engager à sa place.
– Va! essaye! il le faut! cours!… Oh! tâche! tâche! je t’aimerai bien!
Il sortit, revint au bout d’une heure, et dit avec une figure solennelle:
– J’ai été chez trois personnes… inutilement!
Puis ils restèrent assis l’un en face de l’autre, aux deux coins de la cheminée, immobiles, sans parler. Emma haussait les épaules, tout en trépignant. Il l’entendit qui murmurait:
– Si j’étais à ta place, moi, j’en trouverais bien!
– Où donc?
– À ton étude!
Et elle le regarda.
Une hardiesse infernale s’échappait de ses prunelles enflammées, et les paupières se rapprochaient d’une façon lascive et encourageante; – si bien que le jeune homme se sentit faiblir sous la muette volonté de cette femme qui lui conseillait un crime. Alors il eut peur, et pour éviter tout éclaircissement, il se frappa le front en s’écriant:
– Morel doit revenir cette nuit! il ne me refusera pas, j’espère (c’était un de ses amis, le fils d’un négociant fort riche), et je t’apporterai cela demain, ajouta-t-il.
Emma n’eut point l’air d’accueillir cet espoir avec autant de joie qu’il l’avait imaginé. Soupçonnait-elle le mensonge? Il reprit en rougissant:
– Pourtant, si tu ne me voyais pas à trois heures, ne m’attends plus, ma chérie. Il faut que je m’en aille, excuse-moi. Adieu!
Il serra sa main, mais il la sentit tout inerte. Emma n’avait plus la force d’aucun sentiment.
Quatre heures sonnèrent; et elle se leva pour s’en retourner à Yonville, obéissant comme un automate à l’impulsion des habitudes.
Il faisait beau; c’était un de ces jours du mois de mars clairs et âpres, où le soleil reluit dans un ciel tout blanc. Des Rouennais endimanchés se promenaient d’un air heureux. Elle arriva sur la place du Parvis. On sortait des vêpres; la foule s’écoulait par les trois portails, comme un fleuve par les trois arches d’un pont, et, au milieu, plus immobile qu’un roc, se tenait le suisse.
Alors elle se rappela ce jour où, tout anxieuse et pleine d’espérances, elle était entrée sous cette grande nef qui s’étendait devant elle moins profonde que son amour; et elle continua de marcher, en pleurant sous son voile, étourdie, chancelante, près de défaillir.
– Gare! cria une voix sortant d’une porte cochère qui s’ouvrait.
Elle s’arrêta pour laisser passer un cheval noir, piaffant dans les brancards d’un tilbury que conduisait un gentleman en fourrure de zibeline. Qui était-ce donc? Elle le connaissait… La voiture s’élança et disparut.
Mais c’était lui, le Vicomte! Elle se détourna: la rue était déserte. Et elle fut si accablée, si triste, qu’elle s’appuya contre un mur pour ne pas tomber.
Puis elle pensa qu’elle s’était trompée. Au reste, elle n’en savait rien. Tout, en elle-même et au dehors, l’abandonnait. Elle se sentait perdue, roulant au hasard dans des abîmes indéfinissables; et ce fut presque avec joie qu’elle aperçut, en arrivant à la Croix rouge, ce bon Homais qui regardait charger sur l’Hirondelle une grande boîte pleine de provisions pharmaceutiques. Il tenait à sa main, dans un foulard, six cheminots pour son épouse.
Madame Homais aimait beaucoup ces petits pains lourds, en forme de turban, que l’on mange dans le carême avec du beurre salé: dernier échantillon des nourritures gothiques, qui remonte peut-être au siècle des croisades, et dont les robustes Normands s’emplissaient autrefois, croyant voir sur la table, à la lueur des torches jaunes, entre les brocs d’hypocras et les gigantesques charcuteries, des têtes de Sarrasins à dévorer. La femme de l’apothicaire les croquait comme eux, héroïquement, malgré sa détestable dentition; aussi, toutes les fois que M. Homais faisait un voyage à la ville, il ne manquait pas de lui en rapporter, qu’il prenait toujours chez le grand faiseur, rue Massacre.
– Charmé de vous voir! dit-il en offrant la main à Emma pour l’aider à monter dans l’Hirondelle.
Puis il suspendit les cheminots aux lanières du filet, et resta nu-tête et les bras croisés, dans une attitude pensive et napoléonienne.
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