Alexandre Dumas - La San-Felice, Tome 02
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Comme l'avait présumé le sbire, arrivée au lieu du combat, la patrouille avait trouvé couché sur le lastrico un mort et un blessé; les deux autres blessés, celui qui avait reçu un coup de sabre à travers la figure et celui qui avait eu l'épaule brisée par une balle, avaient eu la force de fuir par la petite rue qui longeait la partie nord du jardin de la San-Felice.
La patrouille avait facilement reconnu que l'un des deux hommes était mort, et que, de celui-là, il était parfaitement inutile de se préoccuper; mais, quoique évanoui, son compagnon respirait encore, et, celui-là, peut-être pouvait-on le sauver.
On était à vingt pas de la fontaine du Lion; un des soldats alla y prendre de l'eau dans son bonnet et revint vider cette eau sur le visage du blessé, qui, surpris par cette fraîcheur inattendue, rouvrit les yeux et revint à lui.
Se voyant entouré de soldats, il essaya de se lever, mais inutilement; il était complétement paralysé, la tête seule pouvait tourner à droite et à gauche.
– Dites donc, mes amis, fit-il, si je n'ai plus qu'à mourir, ne pourrait-on pas au moins me porter sur un lit un peu plus doux?
– Ma foi, dirent les soldats, c'est un bon diable; il faut, quel qu'il soit, lui accorder ce qu'il demande.
Ils essayèrent de le soulever dans leurs bras.
– Eh! mordieu! dit celui-ci, touchez-moi comme si j'étais de verre, mannaggia la Madonna!
Ce blasphème, un des plus grands que puisse proférer un Napolitain, indiquait que le mouvement qu'on venait de lui faire faire avait causé au blessé une vive douleur.
En apercevant ce groupe, la première pensée de Cirillo fut de l'éviter; mais, presque aussitôt, il songea que cette patrouille, et les hommes qu'elle ramassait sur le pavé, se trouvaient justement au beau travers de la route qu'avait dû suivre Salvato Palmieri, pour se rendre chez l'ambassadeur français, et il lui vint naturellement à l'idée que ce rassemblement pouvait bien être causé par quelque catastrophe dans laquelle le jeune envoyé du général Championnet avait eu sa part et joué son rôle.
Il s'avança donc résolument, au moment même où l'officier commandant la patrouille menaçait d'enfoncer la porte d'une maison située de l'autre côté de la fontaine du Lion et faisant l'angle de la rue, un des caractères distinctifs de la population napolitaine étant la répugnance qu'elle éprouve instinctivement à porter secours à son semblable, fût-il en danger de mort.
Mais, à l'ordre de l'officier, et surtout devant les coups de crosse de fusil des soldats, la porte finit par s'ouvrir, et Cirillo entendit deux ou trois voix qui demandaient où l'on pouvait trouver un chirurgien.
Son devoir et sa curiosité le poussaient doublement à s'offrir.
– Je suis médecin et non chirurgien, dit-il; mais, peu importe, je puis au besoin faire de la chirurgie.
– Ah! monsieur le docteur, dit le blessé que l'on apportait et qui avait entendu les paroles de Cirillo, j'ai peur que vous n'ayez en moi une mauvaise pratique.
– Bon! dit Cirillo, la voix ne me paraît pas mauvaise, cependant.
– Il n'y a plus que la langue qui remue, dit le blessé, et, ma foi, j'en use.
Pendant ce temps, on avait tiré un matelas du lit, on l'avait posé sur une table au milieu de la chambre; on y coucha le blessé.
– Des coussins, des coussins sous la tête, dit Cirillo; la tête d'un blessé doit toujours être haute.
– Merci, docteur, merci! dit le sbire; je vous aurai la même reconnaissance que si vous réussissiez.
– Et qui vous dit que je ne réussirai pas?
– Hum! je me connais en blessures, allez! Celle-là va à fond.
Il fit signe à Cirillo de s'approcher. Cirillo pencha son oreille vers la bouche du blessé.
– Ce n'est pas que je doute de votre science; mais vous feriez bien, je crois, comme si cela venait de vous, d'envoyer chercher un prêtre.
– Déshabillez cet homme avec les plus grandes précautions, dit Cirillo.
Puis, s'adressant au maître de la maison, qui, avec sa femme et ses deux enfants, regardaient curieusement le blessé:
– Envoyez un de vos deux bambins à l'église de Santa-Maria-di-Porto-Salvo et faites demander don Michelangelo Ciccone.
– Ah! nous le connaissons. Cours, Tore, cours – tu as entendu ce que dit M. le docteur.
– J'y vais, dit l'enfant.
Et il s'élança hors de la maison.
– Il y a une pharmacie à dix pas d'ici, lui cria Cirillo; réveille en passant le pharmacien et dis-lui que le docteur Cirillo va lui envoyer une ordonnance. Qu'il ouvre sa porte et qu'il attende.
– Ah çà! quel diable d'intérêt avez-vous donc à ce que je vive? demanda le blessé au docteur.
– Moi, mon ami? répondit Cirillo. Aucun; l'humanité.
– Oh! le drôle de mot! dit le sbire avec un ricanement douloureux; c'est la première fois que je l'entends prononcer… Ah! Madonna del Carmine!
– Qu'y a-t-il? demanda Cirillo.
– Il y a qu'ils me font mal en me déshabillant.
Cirillo tira sa trousse, y prit un bistouri et fendit la culotte, la veste et la chemise du sbire, de manière à mettre à découvert tout son flanc gauche.
– A la bonne heure! dit le blessé, voilà un valet de chambre qui s'y entend. Si vous savez aussi bien recoudre que couper, vous êtes un habile homme, docteur!
Puis, montrant la plaie qui s'ouvrait entre les fausses côtes:
– Tenez, c'est là, dit-il.
– Je vois bien, dit le docteur.
– Mauvais endroit, n'est-ce pas?
– Lavez-moi cette blessure-là avec de l'eau fraîche, et le plus doucement que vous pourrez, dit le docteur à la maîtresse de la maison. Avez-vous du linge bien doux?
– Pas trop, dit celle-ci.
– Tenez, voilà mon mouchoir; pendant ce temps-là, on ira chez le pharmacien chercher l'ordonnance que voici.
Et, au crayon, il écrivit en effet une potion cordiale calmante, composée d'eau simple, d'acétate d'ammoniaque et de sirop de cédrat.
– Et qui payera? demanda la femme tout en lavant la plaie avec le mouchoir du docteur.
– Pardieu! moi, dit Cirillo.
Et il mit une pièce de monnaie dans l'ordonnance, en disant au second bambin:
– Cours vite! le reste de la monnaie sera pour toi.
– Docteur, dit le sbire, si j'en reviens, je me fais moine et je passe ma vie à prier pour vous.
Le docteur, pendant ce temps, avait tiré de sa trousse une sonde d'argent; il s'approcha du blessé.
– Ah cà! lui dit-il, mon brave, il s'agit d'être homme.
– Vous allez sonder ma blessure?
– Il le faut bien, pour savoir à quoi s'en tenir.
– Est-il permis de jurer?
– Oui; seulement, on vous écoute et l'on vous regarde. Si vous criez trop, on dira que vous êtes douillet; si vous jurez trop, on dira que vous êtes impie.
– Docteur, vous avez parlé d'un cordial. Je ne serais pas fâché d'en prendre une cuillerée avant l'opération.
L'enfant rentra tout essoufflé, tenant une petite bouteille à la main.
– Mère, dit-il, il y a eu six grains pour moi.
Cirillo lui prit la bouteille des mains.
– Une cuiller, dit-il.
On lui donna une cuiller; il y versa ce qu'elle pouvait contenir du cordial et le fit boire au blessé.
– Tiens! dit celui-ci après un instant, cela me fait du bien.
– C'est pour cela que je vous le donne.
Puis, après quelques secondes:
– Maintenant, dit gravement Cirillo, êtes-vous prêt?
– Oui, docteur, dit le blessé; allez, je tâcherai de vous faire honneur.
Le docteur enfonça lentement, mais d'une main ferme, la sonde dans la blessure. Au fur à mesure que l'instrument disparaissait dans la plaie, le visage du patient se décomposait; mais il ne poussa pas une plainte. La souffrance et le courage étaient si visibles, qu'au moment où le docteur retira sa sonde, un murmure d'encouragement sortit de la bouche des soldats qui assistaient curieusement à ce sombre et émouvant spectacle.
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