Alexandre Dumas - La San-Felice, Tome 02
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– Je suis forcé d'avouer qu'il y a beaucoup de vérité dans ce que vous dites là, sire, répondit le ministre de la guerre.
– Pardieu! reprit le roi, je dis toujours la vérité, quand je n'ai pas de raisons de mentir, bien entendu. Maintenant, voyons! Je t'accorde tes 65,000 hommes; les voilà rangés en bataille, vêtus à neuf, équipés à l'autrichienne, le fusil sur l'épaule, le sabre au côté, la giberne au derrière. Qui mets-tu à leur tête, Ariola? Est-ce toi?
– Sire, répondit Ariola, je ne puis être à la fois ministre de la guerre et général en chef.
– Et tu aimes mieux rester ministre de la guerre, je comprends cela.
– Sire!
– Je te dis que je comprends cela; et d'un. Voyons, Pignatelli, cela te convient-il, de commander en chef les 65,000 hommes d'Ariola?
– Sire, répondit celui auquel le roi s'adressait, j'avoue que je n'oserais prendre une telle responsabilité.
– Et de deux. Et toi, Colli? continua le roi.
– Ni moi non plus, sire.
– Et toi, Parisi?
– Sire, je suis simple brigadier.
– Oui; vous voulez bien tous commander une brigade, une division même; mais un plan de campagne à tracer, mais des combinaisons stratégiques à accomplir, mais un ennemi expérimenté à combattre et à vaincre, pas un de vous ne s'en chargera!
– Il est inutile que Votre Majesté se préoccupe d'un général en chef, dit la reine: ce général en chef est trouvé.
– Bah! dit Ferdinand; pas dans mon royaume, j'espère?
– Non, monsieur, soyez tranquille, répondit la reine. J'ai demandé à mon neveu un homme dont la réputation militaire puisse à la fois imposer à l'ennemi et satisfaire aux exigences de nos amis.
– Et vous le nommez? demanda le roi.
– Le baron Charles Mack… Avez-vous quelque chose à dire contre lui?
– J'aurais à dire, répliqua le roi, qu'il s'est fait battre par les Français; mais, comme cette disgrâce est arrivée à tous les généraux de l'empereur, y compris son oncle et votre frère le prince Charles, j'aime autant Mack qu'un autre.
La reine se mordit les lèvres à cette implacable raillerie, qui poussait le cynisme jusqu'à se railler soi-même à défaut des autres, et, se levant:
– Ainsi, vous acceptez le baron Charles Mack pour général en chef de votre armée? demanda-t-elle.
– Parfaitement, répondit le roi.
– En ce cas, vous permettez…
Et elle s'avança vers la porte; le roi la suivait des yeux, ne pouvant pas deviner ce qu'elle allait faire, quand tout à coup un cor de chasse, embouché par deux lèvres puissantes et animé par une vigoureuse haleine, commença de sonner le lancer dans la cour du palais, sur laquelle donnaient les fenêtres de la chambre du conseil, et cela avec une telle vigueur, que les vitres en tremblèrent et que ministres et conseillers, ne comprenant rien à cette fanfare inattendue, se regardèrent avec étonnement.
Puis tous les yeux se reportèrent sur le roi, comme pour lui demander l'explication de cette interruption cynégétique.
Mais le roi paraissait aussi étonné que les autres et Jupiter aussi étonné que le roi.
Ferdinand écouta un instant comme s'il doutait de lui-même.
Puis:
– Que fait donc ce drôle? dit-il. Il doit savoir cependant que la chasse est contremandée; pourquoi donne-t-il le premier signal?
Le piqueur continuait de sonner avec fureur.
Le roi se leva très-agité; il était visible qu'il se livrait en lui-même un combat violent.
Il alla à la fenêtre et l'ouvrit.
– Veux-tu te taire, imbécile! cria-t-il.
Puis, refermant la fenêtre avec humeur, il revint, toujours suivi de Jupiter, reprendre sa place sur son fauteuil.
Mais, pendant le mouvement qu'il avait fait, un nouveau personnage était entré en scène sous la protection de la reine; celle-ci, en effet, pendant que le roi parlait à son piqueur, était allée ouvrir la porte de ses appartements qui donnait sur la salle du conseil, et l'avait introduit.
Chacun regardait avec surprise cet inconnu, et le roi avec non moins de surprise que les autres.
XXIII
LE GÉNÉRAL BARON CHARLES MACK
Celui qui causait cet étonnement général était un homme de quarante-cinq à quarante-six ans, grand, blond, pâle, portant l'uniforme autrichien, les insignes de général, et, entre autres décorations, les plaques et les cordons de Marie-Thérèse et de Saint-Janvier.
– Sire, dit la reine, j'ai l'honneur de présenter à Votre Majesté le baron Charles Mack, qu'elle vient de nommer général en chef de ses armées.
– Ah! général, dit le roi en regardant avec un certain étonnement l'ordre de Saint-Janvier, dont le général était décoré et que le roi ne se rappelait pas lui avoir donné, enchanté de faire votre connaissance.
Et il échangea avec Ruffo un coup d'oeil qui voulait dire: «Attention!»
Mack s'inclina profondément, et sans doute allait-il répondre à ce compliment du roi, lorsque la reine, prenant la parole:
– Sire, dit-elle, j'ai cru que nous ne devions pas attendre l'arrivée du baron à Naples pour lui donner un signe de la considération que vous avez pour lui, et, avant qu'il quittât Vienne, je lui ai fait remettre, par votre ambassadeur, les insignes de votre ordre de Saint-Janvier.
– Et moi, sire, dit le baron avec un enthousiasme un peu trop théâtral pour être vrai, plein de reconnaissance pour les bontés de Votre Majesté, je suis venu avec la promptitude de l'éclair lui dire: Sire, cette épée est à vous.
Mack tira son épée du fourreau, le roi recula son fauteuil. Comme Jacques Ier, il n'aimait pas la vue du fer.
Mack continua:
– Cette épée est à vous et à Sa Majesté la reine, et elle ne dormira tranquille dans son fourreau que quand elle aura renversé cette infâme république française, qui est la négation de l'humanité et la honte de l'Europe. Acceptez-vous mon serment, sire? continua Mack en brandissant formidablement son épée.
Ferdinand, peu porté de sa personne aux mouvements dramatiques, ne put s'empêcher, avec son admirable bon sens, d'apprécier tout ce que l'action du général Mack avait de ridicule forfanterie, et, avec son sourire narquois, il murmura dans son patois napolitain, qu'il savait inintelligible pour tout homme qui n'était pas né au pied du Vésuve, ce seul mot:
– Ceuza!
Nous voudrions bien traduire cette espèce d'interjection échappée aux lèvres du roi Ferdinand; mais elle n'a malheureusement pas d'équivalent dans la langue française. Contentons-nous de dire qu'elle tient à peu près le milieu entre fat et imbécile.
Mack, qui, en effet, n'avait pas compris et qui attendait, l'épée à la main, que le roi acceptât son serment, se retourna assez embarrassé vers la reine.
– Je crois, dit Mack à la reine, que Sa Majesté m'a fait l'honneur de m'adresser la parole.
– Sa Majesté, répondit la reine sans se déconcerter, vous a, général, par un seul mot plein d'expression, témoigné sa reconnaissance.
Mack s'inclina, et, tandis que la figure du roi conservait son expression de railleuse bonhomie, remit majestueusement son épée au fourreau.
– Et maintenant, dit le roi lancé sur cette pente moqueuse qu'il aimait tant à suivre, j'espère que mon cher neveu, en m'envoyant un de ses meilleurs généraux pour renverser cette infâme république française, m'a en même temps envoyé un plan de campagne arrêté par le conseil aulique.
Cette demande, faite avec une naïveté parfaitement jouée, était une nouvelle raillerie du roi, le conseil aulique ayant élaboré les plans de la campagne de 96 et de 97, plans sur lesquels les généraux autrichiens et l'archiduc Charles lui-même avaient été battus.
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