Alexandre Dumas - La San-Felice, Tome 03

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La San-Felice, Tome 03: краткое содержание, описание и аннотация

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– Cela sera fait, sire; seulement, comme j'ai eu l'honneur de le dire à Votre Majesté, mon père doit être prévenu.

– Voulez-vous revenir au palais pour écrire? demanda le roi.

– Ce que je voudrais surtout, sire, c'est de ne pas déranger le roi dans sa promenade; il suffit donc de deux mots écrits au crayon; ces deux mots remis à mon valet de pied, il prendra un cheval de poste et les portera à mon père.

– Il y a un moyen bien plus simple, c'est de renvoyer votre voiture.

– Encore… Le cocher changera de chevaux et reviendra me prendre.

– Inutile, je retourne à Naples vers les sept heures du soir, je vous reconduirai.

– Sire! ce sera bien de l'honneur pour un pauvre banquier, dit le jeune homme en s'inclinant.

– La peste! vous appelez un pauvre banquier l'homme qui m'escompte en une semaine une lettre de change de vingt-cinq millions, et qui, du jour au lendemain, en met huit à ma disposition! Je suis roi, monsieur, roi des Deux-Siciles, à ce que l'on dit du moins, eh bien, je déclare que, si j'avais huit millions à vous payer d'ici à demain, je vous demanderais du temps.

André Backer tira un petit agenda de sa poche, déchira une feuille de papier, écrivit dessus quelques lignes au crayon, et, se tournant vers le roi:

– Sa Majesté me permet-elle de donner un ordre à cet homme? demanda-t-il.

Et il désignait le valet de pied qui l'avait conduit vers le roi, et qui, s'étant retiré à l'écart, attendait la permission de retourner au château.

– Donnez, donnez, pardieu! dit le roi.

– Mon ami, fit André Backer, vous donnerez ce papier à mon cocher, qui partira à l'instant même pour Naples et le remettra à mon père. Il est inutile qu'il revienne, Sa Majesté me fait l'honneur de me ramener.

Et, en prononçant ces paroles, il s'inclina respectueusement du côté du roi.

– Si ce garçon-là avait de la poudre et une queue, dit Ferdinand, il n'y aurait à Naples ni duc ni marquis pour lui damer le pion… Enfin, on ne peut pas tout avoir.

Puis, tout haut:

– Venez, venez monsieur Backer, et je vais vous montrer à coup sûr des animaux que vous ne connaissez pas.

Backer obéit à l'ordre du roi, marcha près de lui en ayant soin de se tenir un peu en arrière.

Le roi le conduisit droit à l'enceinte où étaient enfermés les animaux qui, selon lui, devaient être inconnus au jeune banquier.

– Tiens, dit celui-ci, ce sont des kangourous!

– Vous les connaissez? s'écria le roi.

– Oh! sire, dit André, j'en ai tué des centaines.

– Vous avez tué des centaines de kangourous?

– Oui, sire.

– Où cela?

– Mais en Australie.

– Vous avez été en Australie?

– J'en suis revenu il y a trois ans.

– Et que diable alliez-vous faire en Australie?

– Mon père, dont je suis le fils unique, est très-bon pour moi; après m'avoir mis, depuis l'âge de douze ans jusqu'à celui de quinze, à l'université d'Iéna, il m'a envoyé de quinze à dix-huit ans terminer mon éducation en Angleterre; enfin, comme je désirais faire un voyage autour du monde, mon père y consentit. Le capitaine Flinders allait partir pour son premier voyage de circumnavigation, j'obtins du gouvernement anglais la permission de partir avec lui. Notre voyage dura trois ans; c'est alors qu'ayant découvert, sur la côte méridionale de la Nouvelle-Hollande, quelques îles inconnues, il leur donna le nom d'îles des Kangourous, à cause de l'énorme quantité de ces animaux qu'il y rencontra. N'ayant rien à faire que de chasser, je m'en donnai à coeur joie, et, chaque jour, j'en envoyais assez à bord pour faire une ration de viande fraîche à chaque homme de l'équipage. Depuis, Flinders a fait un second voyage avec Bass, et il paraît qu'ils viennent de découvrir un détroit qui sépare la terre de Van-Diemen du continent.

– La terre de Van-Diemen du continent! un détroit! Ah! ah! fit le roi, qui ne savait pas du tout ce que c'était que la terre de Van-Diemen et qui savait à peine ce que c'était qu'un continent, alors vous connaissez ces animaux-là, et moi qui croyais vous montrer quelque chose de nouveau!

– C'est quelque chose de nouveau, sire, et de très-nouveau même, non-seulement pour Naples, mais encore pour l'Europe, et, au point de vue de la curiosité, je crois que Naples est, avec Londres, la seule ville qui en possède un pareil spécimen.

– Hamilton ne m'a donc point trompé en me disant que le kangourou est un animal fort rare?

– Fort rare, il a dit la vérité, sire.

– Alors, je ne regrette pas mes papyrus.

– Votre Majesté les a échangés contre des papyrus? s'écria André Backer.

– Ma foi, oui; on avait retrouvé à Herculanum vingt-cinq ou trente rouleaux de charbon, que l'on s'était empressé de m'apporter comme les choses les plus précieuses de la terre. Hamilton les a vus chez moi; il est amateur de toutes ces antiquailles; il m'avait parlé des kangourous; je lui avais exprimé le désir d'en avoir pour essayer de les acclimater dans mes forêts; il m'a demandé si je voulais donner au musée de Londres autant de rouleaux de papyrus que le jardin zoologique de Londres me donnerait de kangourous. Je lui ai dit: «Faites venir vos kangourous et bien vite!» Avant-hier, il m'a annoncé mes dix-huit kangourous, et je lui ai donné ses dix-huit papyrus.

– Sir William n'a point fait un mauvais marché, dit en souriant Backer; seulement, sauront-ils là-bas les dérouler et les déchiffrer comme on sait le faire ici?

– Dérouler quoi?

– Les papyrus.

– Cela se déroule donc?

– Sans doute, sire, et c'est ainsi que l'on a retrouvé plusieurs manuscrits précieux que l'on croyait perdus; peut-être retrouvera-t-on un jour le Panégyrique de Virginius par Tacite, son discours contre le proconsul Marcus-Priscus et ses Poésies qui nous manquent; peut-être même sont-ils parmi ces papyrus dont vous ignoriez la valeur, sire, et que vous avez donnés à sir William.

– Diable! diable! diable! fit le roi; et vous dites que ce serait une perte, monsieur Backer?

– Irréparable, sire!

– Irréparable! Pourvu, maintenant que j'ai fait un pareil sacrifice pour eux, pourvu que mes kangourous se reproduisent! Qu'en pensez-vous, monsieur Backer?

– J'en doute fort, sire.

– Diable! Il est vrai que, pour son musée polynésien, qui est fort curieux, comme vous allez voir, je ne lui ai donné que de vieux vases de terre cassés. Venez voir le musée polynésien de sir William Hamilton; venez.

Le roi se dirigea vers le château, Backer le suivit.

Le musée de sir William Hamilton n'étonna pas plus André Backer que ne l'avaient étonné ses kangourous; lui-même, dans son voyage avec Flinders, avait relâché aux îles Sandwich, et, grâce au vocabulaire polynésien recueilli par lui, pendant son séjour dans l'archipel d'Hawaii, il put non-seulement désigner au roi l'usage de chaque arme, le but de chaque instrument, mais encore lui dire les noms par lesquels ces armes et ces instruments étaient désignés dans le pays.

Backer s'informa quels étaient les vieux pots de terre cassés que le roi avait donnés en échange de ces curiosités de marchand de bric-à-bric, et le roi lui montra cinq ou six magnifiques vases grecs trouvés dans les fouilles de Sant'Agata-dei-Goti, nobles et précieux débris d'une civilisation disparue et qui eussent enrichi les plus riches musées. Quelques-uns étaient brisés, en effet; mais on sait avec quelle facilité et quel art ces chefs-d'oeuvre de forme et de peinture se raccommodent, et combien les traces mêmes qu'a laissées sur eux la main pesante du temps les rendent plus précieux, puisqu'elles prouvent leur antiquité et leur passage aventureux à travers les siècles.

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