Alexandre Dumas - La San-Felice, Tome 03

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La San-Felice, Tome 03: краткое содержание, описание и аннотация

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Backer poussa un soupir d'artiste; il eût donné cent mille francs de ces vieux pots brisés, comme les appelait Ferdinand, et n'eût pas donné dix ducats des casse-têtes, des arcs et des flèches recueillis dans le royaume de Sa Majesté Kamehameha Ier, qui, tout sauvage qu'il était, n'eût point fait pis en pareille circonstance que son confrère européen Ferdinand IV.

Le roi, passablement désappointé de voir le peu d'admiration que son hôte avait manifesté pour les kangourous australiens et le musée sandwichois, espérait prendre sa revanche devant ses statues et ses tableaux. Là, le jeune banquier laissa éclater son admiration, mais non son étonnement. Pendant ses fréquents voyages à Rome, il avait, grand amateur qu'il était de beaux-arts, visité le musée Farnèse, de sorte que ce fut lui qui fit les honneurs au roi de son splendide héritage; il lui dit les noms probables des deux auteurs du taureau Farnèse, Appollonius et Taureseus, et, sans pouvoir affirmer ces noms, il affirma au moins que le groupe, dont il fit remarquer au roi les parties modernes, était de l'école d'Agesandre de Rhodes, auteur de Laocoon. Il lui raconta l'histoire de Dircé, personnage principal de ce groupe, histoire dont le roi n'avait pas la première idée; il l'aida à déchiffrer les trois mots grecs qui se trouvent gravés au pied de l'Hercule colossal, connu, lui aussi, sous le nom d'Hercule Farnèse: [grec] GAIKON ATAINAIOS EPIESE, et lui expliqua que cela voulait dire en italien Glicone Ateniense faceva , c'est-à-dire: Glicon, d'Athènes, a fait cette statue ; il lui apprit qu'un des chefs-d'oeuvre de ce musée était une Espérance qu'un sculpteur moderne a restaurée en Flore, et qui, de là, est connue à tous sous le nom de Flore Farnèse. Parmi les tableaux, il lui signala comme des chefs-d'oeuvre du Titien la Danaé recevant la pluie d'or, et le magnifique portrait de Philippe II, ce roi qui n'avait jamais ri, et qui, frappé de la main de Dieu, sans doute en punition des victimes humaines qu'il lui avait sacrifiées, mourut de cette terrible et immonde maladie pédiculaire dont était mort Sylla et dont devait mourir Ferdinand II, qui, à cette époque, n'était pas encore né. Il feuilleta avec lui l'office de la Vierge de Julio Clovio, chef-d'oeuvre d'imagerie du XVIe siècle, qui fut transporté il y a sept ou huit ans, du musée bourbonien au palais royal, et qui a disparu comme disparaissent à Naples tant de choses précieuses, qui n'ont pas même pour excuse de leur disparition cet amour frénétique et indomptable de l'art qui fit de Cardillac un assassin, et du marquis Campana un dépositaire infidèle; enfin il émerveilla le roi, qui, croyant trouver en lui une espèce de Turcaret ignorant et vaniteux, venait d'y découvrir, au contraire, un amateur d'art érudit et courtois.

Et il en résulta, comme Ferdinand était au fond un prince d'un grand bon sens et de beaucoup d'esprit, qu'au lieu d'en vouloir au jeune banquier d'être un homme instruit, quand lui, roi, n'était, comme il le disait lui-même, qu'un âne, il le présenta à la reine, à Acton, à sir William, à Emma Lyonna, non plus avec les égards douteux rendus à l'homme d'argent, mais avec cette courtoise protection que les princes intelligents accordent toujours aux hommes d'esprit et d'éducation.

Cette présentation fut pour André Backer une nouvelle occasion de faire valoir de nouvelles études; il parla allemand avec la reine, anglais avec sir William et lady Hamilton, français avec Acton, mais, au milieu de tout cela, resta tellement modeste et convenable, qu'en montant en voiture pour le ramener à Naples, le roi lui dit:

– Monsieur Backer, vous eussiez conservé votre voiture que je ne vous en eusse pas moins ramené dans la mienne, ne fût-ce que pour me procurer plus longtemps le plaisir de votre conversation.

Nous verrons plus tard que le roi s'était fort attaché en effet, pendant cette journée, à André Backer, et notre récit montrera, dans la suite, par quelle implacable vengeance il prouva à ce malheureux jeune homme, victime de son dévouement à la cause royale, la sincérité de son amitié pour lui.

XL

L'HOMME PROPOSE

A peine le roi fut-il parti, emmenant avec lui André Backer, que la reine Caroline, qui, jusque-là, n'avait pu parler au capitaine général Acton, arrivé seulement au moment où l'on allait se mettre à table, se leva, lui fit, en se levant, signe de la suivre, recommanda à Emma et à sir William de faire les honneurs du salon si quelques-unes des personnes invitées arrivaient avant son retour, et passa dans son cabinet.

Acton y entra derrière elle.

Elle s'assit et fit signe à Acton de s'asseoir.

– Eh bien? lui demanda-t-elle.

– Votre Majesté, répliqua Acton, m'interroge probablement à propos de la lettre?

– Sans doute! N'avez-vous pas reçu deux billets de moi qui vous priaient de faire l'expérience? Je me sens entourée de poignards et de complots, et j'ai hâte de voir clair dans toute cette affaire.

– Comme je l'avais promis à Votre Majesté, je suis arrivé à enlever le sang.

– La question n'était point là; il s'agissait de savoir si, en enlevant le sang, l'écriture persisterait… L'écriture a-t-elle persisté?

– D'une façon encore assez distincte pour que je puisse lire avec une loupe.

– Et vous l'avez lue?

– Oui, madame.

– C'était donc une opération bien difficile, que vous y avez mis un si long temps?

– Oserai-je faire observer à Votre Majesté que je n'avais point précisément que cela à faire; puis j'avoue qu'à cause même de l'importance que vous mettiez au succès de l'opération, j'ai beaucoup tâtonné; j'ai fait cinq ou six essais différents, non point sur la lettre elle-même, mais sur d'autres lettres que j'ai tenté de mettre dans des conditions pareilles. J'ai essayé de l'oxalate de potasse, de l'acide tartrique, de l'acide muriatique, et chacune de ces substances a enlevé l'encre avec le sang. Hier seulement, en songeant que le sang humain contenait, dans les conditions ordinaires, de 65 à 70 parties d'eau et qu'il ne se caillait que par la volatilisation de cette eau, j'ai eu l'idée d'exposer la lettre à la vapeur, afin de rendre au sang caillé une quantité d'eau suffisante à sa liquéfaction, et alors, en tamponnant le sang avec un mouchoir de batiste et en versant de l'eau sur la lettre disposée en pente, je suis arrivé à un résultat que j'eusse mis immédiatement sous les yeux de Votre Majesté, si je n'eusse su qu'au contraire des autres femmes, les moyens, pour elle qui n'est étrangère à aucune science, la préoccupent autant que le résultat.

La reine sourit: un pareil éloge était celui qui pouvait le plus flatter son amour-propre.

– Voyons le résultat, dit la reine.

Acton tendit à Caroline la lettre qu'il avait reçue d'elle pendant la nuit du 22 au 23 septembre, et qu'elle lui avait donnée pour en faire disparaître le sang.

Le sang avait, en effet, disparu, mais partout où il y avait eu du sang, l'encre avait laissé une si faible trace, qu'au premier aspect, la reine s'écria:

– Impossible de lire, monsieur.

– Si fait, madame, répondit Acton; avec une loupe et un peu d'imagination, Votre Majesté va voir que nous allons arriver à recomposer la lettre tout entière.

– Avez-vous une loupe?

– La voici.

– Donnez.

Au premier abord, la reine avait raison; car, à part les trois ou quatre premières lignes, qui avaient toujours été à peu près intactes, voici tout ce qu'à l'oeil nu, et à l'aide de deux bougies, on pouvait lire de la lettre:

«Cher Nicolino,

»Excuse ta pauvre amie si elle n'a pu aller au dez-vous où elle se promettait tant de bonhe oint de ma faute, je te le jure; ce n'est pré j'ai été avertie par la rein e devais prête avec les autres la cour au-devant de l'amiral fera de agnifiques, et la reine à lui oute sa gloire; elle de me

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