Alexandre Dumas - La San-Felice, Tome 03

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La San-Felice, Tome 03: краткое содержание, описание и аннотация

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que j'étais un avec elle comptait éblouir du Nil une opération moins lui tout autre, puisqu'il n'a nt jaloux: j'aimerai toujo phème.

»Après-de un mot t'indiquera le our où je libre.

»Ta et fidèle

»E.

»21 septembre 1798.»

La reine, quoiqu'elle eût la loupe entre les mains, essaya d'abord de relier les mots les uns aux autres mais, avec son caractère impatient, elle fut vite fatiguée de ce travail infructueux, et, portant la loupe à son oeil, elle parvint bientôt à lire difficilement, mais enfin elle lut les lignes suivantes, qui lui présentèrent la lettre dans tout son ensemble:

«Cher Nicolino,

»Excuse ta pauvre amie si elle n'a pu aller au rendez-vous où elle se promettait tant de bonheur; il n'y a point de ma faute, je te le jure; ce n'est qu'après t'avoir vu que j'ai été avertie par la reine que je devais me tenir prête avec les autres dames de la cour à aller au-devant de l'amiral Nelson. On lui fera des fêtes magnifiques, et la reine veut se montrer à lui dans toute sa gloire; elle m'a fait l'honneur de me dire que j'étais un des rayons avec lesquels elle comptait éblouir le vainqueur du Nil. Ce sera une opération moins méritante sur lui que sur tout autre, puisqu'il n'a qu'un oeil; ne sois point jaloux: j'aimerai toujours mieux Acis que Polyphème.

»Après demain, un mot de moi t'indiquera le jour où je serai libre.

»Ta tendre et fidèle

»E.

»21 septembre 1798.

– Hum! fit la reine après avoir lu, savez-vous, général, que tout cela ne nous apprend pas grand'chose et que l'on croirait que la personne qui a écrit cette lettre avait deviné qu'elle serait lue par un autre que celui auquel elle était adressée? Oh! oh! la dame est une femme de précaution!

– Votre Majesté sait que, si l'on a un reproche à faire aux dames de la cour, ce n'est point celui d'une trop grande innocence; mais l'auteur de cette lettre n'a pas encore pris assez de précautions; car, ce soir même, nous saurons à quoi nous en tenir sur son compte.

– Comment cela?

– Votre Majesté a-t-elle eu la bonté de faire inviter, pour ce soir à Caserte, toutes les dames de la cour dont les noms de baptême commencent par un E, et qui ont eu l'honneur de lui faire cortége, lorsqu'elle a été au-devant de l'amiral Nelson?

– Oui, elles sont sept.

– Lesquelles, s'il vous plaît, madame?

– La princesse de Cariati, qui s'appelle Emilia ; la comtesse de San-Marco, qui s'appelle Eleonora ; la marquise San-Clemente, qui s'appelle Elena ; la duchesse de Termoli, qui s'appelle Elisabetta ; la duchesse de Tursi, qui s'appelle Elisa ; la marquise d'Altavilla, qui s'appelle Eufrasia , et la comtesse de Policastro, qui s'appelle Eugenia . Je ne compte point lady Hamilton, qui s'appelle Emma; elle ne saurait être pour rien dans une pareille affaire. Donc, vous le voyez, nous avons sept personnes compromises.

– Oui; mais, sur ces sept personnes, répliqua Acton en riant, il y en a deux qui ne sont plus d'âge à signer des lettres par de simples initiales.

– C'est juste! Restent cinq. Après?

– Après, c'est bien simple, madame, et je ne sais pas même comment Votre Majesté se donne la peine d'écouter le reste de mon plan.

– Que voulez-vous, mon cher Acton! il y a des jours où je suis vraiment stupide, et il paraît que je suis dans un de ces jours-là.

– Votre Majesté a bonne envie de me dire à moi la grosse injure qu'elle vient de se dire à elle-même.

– Oui; car vous m'impatientez avec toutes vos circonlocutions.

– Hélas! madame, on n'est point diplomate pour rien.

– Achevons.

– Ce sera fait en deux mots.

– Dites-les alors, ces deux mots! fit la reine impatientée.

– Que Votre Majesté invente un moyen de mettre une plume aux mains de chacune de ces dames, et, en comparant les écritures…

– Vous avez raison, dit la reine en posant sa main sur celle d'Acton; la maîtresse connue, l'amant le sera bientôt. Rentrons.

Et elle se leva.

– Avec la permission de Votre Majesté, je lui demanderai encore dix minutes d'audience.

– Pour choses importantes?

– Pour affaires de la plus haute gravité.

– Dites, fit la reine en se rasseyant.

– La nuit où Votre Majesté me remit cette lettre, elle se rappelle avoir vu, à trois heures du matin, la chambre du roi éclairée?

– Oui, puisque je lui écrivis…

– Votre Majesté sait avec qui le roi s'entretenait si tard?

– Avec le cardinal Ruffo, mon huissier me l'a dit.

– Eh bien, à la suite de sa conversation avec le cardinal Ruffo, le roi a fait partir un courrier.

– J'ai, en effet, entendu le galop d'un cheval qui passait sous les voûtes. Quel était ce courrier?

– Son homme de confiance, Ferrari.

– D'où savez-vous cela?

– Mon palefrenier anglais Tom couche dans les écuries; il a vu, à trois heures du matin, Ferrari, en costume de voyage, entrer dans l'écurie, seller un cheval lui-même et partir. Le lendemain, en me tenant l'étrier, il m'a dit cela.

– Eh bien?

– Eh bien, madame, je me suis demandé à qui, après une conversation avec le cardinal, Sa Majesté pouvait envoyer un courrier, et j'ai pensé que ce n'était qu'à son neveu l'empereur d'Autriche.

– Le roi aurait fait cela sans m'en prévenir?

– Pas le roi! le cardinal, répondit Acton.

– Oh! oh! fit la reine Caroline en fronçant le sourcil, je ne suis pas Anne d'Autriche et M. Ruffo n'est point Richelieu; qu'il prenne garde!

– J'ai pensé que la chose était sérieuse.

– Êtes-vous sûr que Ferrari allait à Vienne?

– J'avais quelques doutes à ce sujet; mais ils ont été bientôt dissipés. J'ai envoyé Tom sur la route pour savoir si Ferrari avait pris la poste.

– Eh bien?

– Il l'a prise à Capoue, où il a laissé son cheval, en disant au maître de poste qu'il en eût bien soin, que c'était un cheval des écuries du roi, et qu'il le reprendrait à son retour, c'est-à-dire dans la nuit du 3 octobre, ou dans la matinée du 4.

– Onze ou douze jours.

– Juste le temps qu'il lui faut pour aller à Vienne et en revenir.

– Et, à la suite de toutes ces découvertes, qu'avez-vous résolu?

– D'en prévenir Votre Majesté d'abord, et c'est ce que je viens de faire; ensuite il me semble, pour nos plans de guerre, car Votre Majesté est toujours résolue à la guerre?..

– Toujours. Une coalition se prépare qui va chasser les Français de l'Italie; les Français chassés, mon neveu l'empereur d'Autriche va mettre la main non-seulement sur les provinces qu'il possédait avant le traité de Campo-Formio, mais encore sur les Romagnes. Dans ces sortes de guerres, chacun garde ce qu'il a pris, ou n'en rend que des portions; emparons-nous donc seuls, et avant personne, des États romains, et, en rendant au pape Rome, que nous ne pouvons point garder, eh bien, nous ferons nos conditions pour le reste.

– Alors, la reine étant toujours résolue à la guerre, il est important qu'elle sache ce que le roi, moins résolu à la guerre que Votre Majesté, a pu, par le conseil du cardinal Ruffo, écrire à l'empereur d'Autriche et ce que l'empereur d'Autriche lui a répondu.

– Vous savez une chose, général?

– Laquelle?

– C'est qu'il ne faut attendre aucune complaisance de Ferrari; c'est un homme entièrement au roi et que l'on assure incorruptible.

– Bon! Philippe, père d'Alexandre, disait qu'il n'y avait point de forteresse imprenable, tant qu'y pouvait entrer un mulet chargé d'or; nous verrons à combien le courrier Ferrari estimera son incorruptibilité.

– Et, si Ferrari refuse, quelle que soit la somme offerte; s'il dit au roi que la reine et son ministre ont tenté de le séduire, que pensera le roi, qui devient de plus en plus défiant?

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