Alexandre Dumas - La San-Felice, Tome 04

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– Mesdames, dit-il, j'eusse voulu vous offrir une hospitalité plus sûre et surtout plus durable; mais, en tout cas, si vous étiez obligées de quitter mon royaume et qu'il ne vous plût pas de venir où nous serons peut-être forcés d'aller, je n'aurais aucune inquiétude sur Vos Altesses royales tant qu'elles auraient pour gardes du corps le capitaine de Cesare et ses compagnons.

Puis, à Nelson:

– Milord Nelson, continua-t-il, je vous verrai demain, j'espère, ou plutôt aujourd'hui, n'est-ce pas? Dans les circonstances où je me trouve, j'ai besoin de connaître les amis sur lesquels je puis compter et jusqu'à quel point je puis compter sur eux.

Nelson s'inclina.

– Sire, répliqua-t-il, j'espère que Votre Majesté n'a pas douté et ne doutera jamais ni de mon dévouement, ni de l'affection que lui porte mon auguste souverain, ni de l'appui que lui prêtera la nation anglaise.

Le roi fit un signe qui voulait dire à la fois «Merci,» et «Je compte sur votre promesse.»

Puis, s'approchant de d'Ascoli:

– Mon ami, je ne te remercie pas, lui dit-il; tu as fait une chose si simple, à ton avis du moins, que cela n'en vaut pas la peine.

Enfin, se tournant vers l'ambassadeur d'Angleterre:

– Sir William Hamilton, continua-t-il, vous souvient-il qu'au moment où cette malheureuse guerre a été décidée, je me suis, comme Pilate, lavé les mains de tout ce qui pouvait arriver?

– Je m'en souviens parfaitement, sire; c'était même le cardinal Ruffo qui vous tenait la cuvette, répondit sir William.

– Eh bien, maintenant, arrive qui plante, cela ne me regarde plus; cela regarde ceux qui ont tout fait sans me consulter, et qui, lorsqu'ils m'ont consulté, n'ont pas voulu écouter mes avis.

Et, ayant enveloppé d'un même regard de reproche la reine et Acton, il sortit.

La reine se rapprocha vivement d'Acton.

– Avez-vous entendu, Acton? lui dit-elle. Il a prononcé le nom de Ferrari après avoir lu la lettre de l'empereur.

– Oui, certes, madame, je l'ai entendu; mais Ferrari ne sait rien: tout s'est passé pendant son évanouissement et son sommeil.

– N'importe! il sera prudent de nous débarrasser de cet homme.

– Eh bien, dit Acton, on s'en débarrassera.

LIX

OÙ SA MAJESTÉ COMMENCE PAR NE RIEN COMPRENDRE ET FINIT PAR N'AVOIR RIEN COMPRIS

Le personnage qui attendait le roi dans son appartement et qui par hasard se trouvait à San-Leucio quand le roi l'avait demandé, c'était le cardinal Ruffo, c'est-à-dire celui auquel le roi avait toujours recouru dans les cas extrêmes.

Or, au cas extrême dans lequel se trouvait le roi à son arrivée, s'était jointe une complication inattendue qui lui faisait encore désirer davantage de consulter son conseil.

Aussi le roi s'élança-t-il dans sa chambre en criant:

– Où est-il? où est-il?

– Me voilà, sire, répondit le cardinal en venant au-devant de Ferdinand.

– Avant tout, pardon, mon cher cardinal, de vous avoir fait éveiller à deux heures du matin.

– Du moment que ma vie elle-même appartient à Sa Majesté, mes nuits comme mes jours sont à elle.

– C'est que, voyez-vous, mon Éminentissimes, jamais je n'ai eu plus besoin du dévouement de mes amis qu'à cette heure.

– Je suis heureux et fier que le roi me mette au nombre de ceux sur le dévouement desquels il peut compter.

– En me voyant revenir d'une manière si inattendue, vous vous doutez de ce qui arrive, n'est-ce pas?

– Le général Mack s'est fait battre, je présume.

– Ah! ç'a été lestement fait, allez! en une seule fois et d'un seul coup. Nos quarante mille Napolitains, à ce qu'il paraît, et c'est le cas de le dire, n'y ont vu que du feu.

– Ai-je besoin de dire à Votre Majesté que je m'y attendais?

– Mais, alors, pourquoi m'avez-vous conseillé la guerre?

– Votre Majesté se rappellera que c'était à une condition seulement que je lui donnais ce conseil-là.

– Laquelle?

– C'est que l'empereur d'Autriche marcherait sur le Mincio en même temps que Votre Majesté marcherait sur Rome; mais il paraît que l'empereur n'a point marché.

– Vous touchez là un bien autre mystère, mon éminentissime.

– Comment?

– Vous vous rappelez parfaitement la lettre par laquelle l'empereur me disait qu'aussitôt que je serais à Rome, il se mettrait en campagne, n'est-ce pas?

– Parfaitement; nous l'avons lue, examinée et paraphrasée ensemble.

– Je dois justement l'avoir ici dans mon portefeuille particulier.

– Eh bien, sire? demanda le cardinal.

– Eh bien, prenez connaissance de cette autre lettre que j'ai reçue à Rome au moment où je mettais le pied à l'étrier, et que je n'ai lue entièrement que ce soir, et, si vous y comprenez quelque chose, je déclare non-seulement que vous êtes plus fin que moi, ce qui n'est pas bien difficile, mais encore que vous êtes sorcier.

– Sire, ce serait une déclaration que je vous prierais de garder pour vous. Je ne suis pas déjà si bien en cour de Rome.

– Lisez, lisez.

Le cardinal prit la lettre et lut:

«Mon cher frère et cousin, oncle et beau-père, allié et confédéré…»

– Ah! dit le cardinal en s'interrompant, celle-là est de la main tout entière de l'empereur.

– Lisez, lisez, fit le roi.

Le cardinal lut:

«Laissez-moi d'abord vous féliciter de votre entrée triomphale à Rome. Le dieu des batailles vous a protégé, et je lui rends grâces de la protection qu'il vous a accordée; cela est d'autant plus heureux qu'il paraît s'être fait entre nous un grand malentendu…»

Le cardinal regarda le roi.

– Oh! vous allez voir, mon éminentissime; vous n'êtes pas au bout, je vous en réponds.

Le cardinal continua.

«Vous me dites, dans la lettre que vous me faites l'honneur de m'écrire pour m'annoncer vos victoires, que je n'ai plus, de mon côté, qu'à tenir ma promesse, comme vous avez tenu les vôtres; et vous me dites clairement que cette promesse que je vous ai faite était d'entrer en campagne aussitôt que vous seriez à Rome…»

– Vous vous rappelez parfaitement, n'est-ce pas, mon éminentissime, que l'empereur mon neveu avait pris cet engagement?

– Il me semble que c'est écrit en toutes lettres dans sa dépêche.

– D'ailleurs, continua le roi, qui, tandis que le cardinal lisait la première partie de la lettre de l'empereur, avait ouvert son portefeuille et y avait retrouvé la première missive, nous allons en juger: voici la lettre de mon cher neveu; nous la comparerons à celle-ci, et nous verrons bien qui, de lui ou de moi, a tort. Continuez, continuez.

Le cardinal, en effet, continua:

«Non-seulement je ne vous ai pas promis cela, mais je vous ai, au contraire, positivement écrit que je ne me mettrais en campagne qu'à l'arrivée du général Souvorov et de ses quarante mille Russes, c'est-à-dire vers le mois d'avril prochain…»

– Vous comprenez, mon éminentissime, reprit le roi, qu'un de nous deux est fou.

– Je dirai même un de nous trois, reprit le cardinal, car je l'ai lu comme Votre Majesté.

– Eh bien, alors, continuez.

Le cardinal se remit à sa lecture.

«Je suis d'autant plus sûr de ce que je vous dis, mon cher oncle et beau-père, que, selon la recommandation que Votre Majesté m'en avait faite j'ai écrit la lettre que j'ai eu l'honneur de lui adresser tout entière de ma main…»

– Vous entendez? de sa main!

– Oui; mais je dirai, comme Votre Majesté, que je n'y comprends absolument rien.

– Vous allez voir, Éminence, qu'il n'y a de l'auguste main de mon neveu, au contraire, que l'adresse, l'en-tête et la salutation.

– Je me rappelle tout cela parfaitement.

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