Alexandre Dumas - La San-Felice, Tome 04

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La San-Felice, Tome 04: краткое содержание, описание и аннотация

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Elles étaient arrivées depuis la veille, et, la veille, elles avaient commencé leur série d'invitations par M. de Boccheciampe; ce soir-là, c'était le tour de Jean-Baptiste de Cesare, et, comme elles s'étaient retirées un instant dans leur appartement, en sortant du théâtre, de Cesare – qui, du parterre, place des officiers, avait assisté au spectacle, – de Cesare était allé les prendre à leur appartement pour entrer avec elles chez la reine et être présenté à Sa Majesté et à ses illustres convives.

Nous avons dit que Boccheciampe appartenait à la noblesse de Corse, et de Cesare à une vieille famille de caporali , c'est-à-dire d'anciens commandants militaires de district, et que tous deux avaient très-bon air. Or, à ce bon air qu'il n'était point sans s'être reconnu à lui-même, de Cesare avait ajouté, ce soir-là, tout ce que la toilette d'un lieutenant permet d'ajouter à une jolie figure de vingt-trois ans et à une tournure distinguée.

Cependant, cette jolie figure de vingt-trois ans et cette tournure, si distinguée qu'elle fût, ne motivaient point le cri que poussa la reine en l'apercevant et qui fut répété par Emma, par Acton, par sir William et par presque tous les convives.

Ce cri était tout simplement un cri d'étonnement motivé par la ressemblance extraordinaire de Jean-Baptiste de Cesare avec le prince François, duc de Calabre; c'étaient le même teint rose, les mêmes yeux bleu clair, les mêmes cheveux blonds, seulement un peu plus foncés, la même taille, plus élancée peut-être: voilà tout.

De Cesare, qui n'avait jamais vu l'héritier de la couronne, et qui, par conséquent, ignorait la faveur que le hasard lui avait faite de ressembler à un fils de roi, de Cesare fut un peu troublé d'abord de cet accueil bruyant auquel il ne s'attendait pas; mais il s'en tira en homme d'esprit, disant que le prince lui pardonnerait l'audace involontaire qu'il avait de lui ressembler, et, quant à la reine, comme tous ses sujets étaient ses enfants, elle ne devait pas en vouloir à ceux qui avaient pour elle, non-seulement le coeur, mais la ressemblance d'un fils.

On se mit à table; le souper fut très-gai; en se retrouvant dans un milieu qui rappelait Versailles, les deux vieilles princesses avaient à peu près oublié la perte qu'elles avaient faite de leur soeur, perte dont elles ne devaient pas se consoler; mais c'est un des privilèges des deuils de cour de se porter en violet et de ne durer que trois semaines.

Ce qui rendait le souper si gai, c'est que tout le monde était persuadé, comme le roi et d'après le roi, qu'à l'heure qu'il était, le canon qu'on avait entendu annonçait la défaite des Français; ceux qui n'étaient pas aussi convaincus ou du moins ceux qui étaient plus inquiets que les autres faisaient un effort et mettaient leur physionomie au niveau des visages les plus riants.

Nelson seul, malgré les flamboyantes effluves dont l'inondait le regard d'Emma Lyonna, paraissait préoccupé et ne se mêlait point au choeur d'espérance universelle dont on caressait la haine et l'orgueil de la reine. Caroline finit par remarquer cette préoccupation du vainqueur d'Aboukir, et, comme elle ne pouvait pas l'attribuer aux rigueurs d'Emma, elle finit par s'enquérir près de lui-même des causes de son silence et de son manque d'abandon.

– Votre Majesté désire savoir quelles sont les pensées qui me préoccupent, demanda Nelson; eh bien, dût ma franchise déplaire à la reine, je lui dirai en brutal marin que je suis: Votre Majesté, je suis inquiet.

– Inquiet! et pourquoi, milord?

– Parce que je le suis toujours quand on tire le canon.

– Milord, dit la reine, il me semble que vous oubliez pour quelle part vous êtes dans ce canon que l'on tire.

– Justement, madame, et c'est parce que je me rappelle la lettre à laquelle vous faites allusion que mon inquiétude est double; car, s'il arrivait quelque malheur à Votre Majesté, cette inquiétude se changerait en remords.

– Pourquoi l'avez-vous écrite, alors? demanda la reine.

– Parce que vous m'aviez affirmé, madame, que votre gendre Sa Majesté l'empereur d'Autriche se mettrait en campagne en même temps que vous.

– Et qui vous dit, milord, qu'il ne s'y est pas mis ou ne va pas s'y mettre?

– S'il y était, madame, nous en saurions quelque chose; un César allemand ne se met point en marche avec une armée de deux cent mille hommes, sans que la terre tremble quelque peu; et, s'il n'y est pas à cette heure, c'est qu'il ne s'y mettra pas avant le mois d'avril.

– Mais, demanda Emma, n'a-t-il point écrit au roi d'entrer en campagne, assurant que, quand le roi serait à Rome, il s'y mettrait à son tour?

– Oui, je le crois, balbutia la reine.

– Avez-vous vu de vos yeux la lettre, madame? demanda Nelson fixant son oeil gris sur la reine, comme si elle était une simple femme.

– Non; mais le roi l'a dit à M. Acton, dit la reine en balbutiant. Au reste, en supposant que nous nous fussions trompés, ou que l'empereur d'Autriche nous eût trompés, faudrait-il donc désespérer pour cela?

– Je ne dis pas précisément qu'il faudrait désespérer; mais j'aurais bien peur que l'armée napolitaine seule ne fût pas de force à soutenir le choc des Français.

– Comment! vous croyez que les dix mille Français de M. Championnet peuvent vaincre soixante mille Napolitains commandés par le général Mack, qui passe pour le premier stratégiste de l'Europe?

– Je dis, madame, que toute bataille est douteuse, que le sort de Naples dépend de celle qui s'est livrée hier, je dis enfin que si, par malheur, Mack était battu, dans quinze jours les Français seraient à Naples.

– Oh! mon Dieu! que dites-vous là? murmura madame Adélaïde en pâlissant. Comment! nous aurions encore besoin de reprendre nos manteaux de pèlerines? Entendez-vous ce que dit milord Nelson ma soeur?

– Je l'entends, répondit madame Victoire avec un soupir de résignation; mais je remets notre cause aux mains du Seigneur.

– Aux mains du Seigneur! aux mains du Seigneur! c'est très-bien dit, religieusement parlant; mais il paraît que le Seigneur a dans les mains tant de causes dans le genre de la nôtre, qu'il n'a pas le temps de s'en occuper.

– Milord, dit la reine à Nelson, aux paroles duquel elle attachait plus d'importance qu'elle ne voulait en avoir l'air, vous estimez donc bien peu nos soldats, que vous pensez qu'ils ne puissent vaincre six contre un les républicains, que vous attaquez, vous, avec vos Anglais, à forces égales et souvent inférieures?

– Sur mer, oui, madame, parce que la mer, c'est notre élément, à nous autres Anglais. Naître dans une île, c'est naître dans un vaisseau à l'ancre. Sur mer, je le dis hardiment, un marin anglais vaut deux marins français; mais, sur terre, c'est autre chose: ce que les Anglais sont sur mer, les Français le sont sur terre, madame. Dieu sait si je hais les Français: Dieu sait si je leur ai voué une guerre d'extermination! Dieu sait enfin si je voudrais que tout ce qui reste de cette nation impie, qui renie son Dieu et qui coupe la tête à ses souverains, fût dans un vaisseau, et tenir, avec le pauvre Van-Guard , tout mutilé qu'il est, ce vaisseau bord à bord! Mais ce n'est point une raison, parce que l'on déteste un ennemi, pour ne pas lui rendre justice. Qui dit haine ne dit pas mépris. Si je méprisais les Français, je ne me donnerais pas la peine de les haïr.

– Oh! voyons, cher lord, dit Emma, avec un de ces airs de tête qui n'appartenaient qu'à elle, tant ils étaient gracieux et charmants, ne faites pas ici l'oiseau de mauvais augure. Les Français seront battus sur terre par le général Mack, comme ils l'ont été sur mer par l'amiral Nelson… Et tenez, j'entends le bruit d'un fouet qui nous annonce des nouvelles. Entendez-vous, madame? Entendez-vous, milord?.. Eh bien, c'est le courrier que nous promettait le roi et qui nous arrive.

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