Alexandre Dumas - La San-Felice, Tome 04
Здесь есть возможность читать онлайн «Alexandre Dumas - La San-Felice, Tome 04» — ознакомительный отрывок электронной книги совершенно бесплатно, а после прочтения отрывка купить полную версию. В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: literature_19, foreign_antique, foreign_prose, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:La San-Felice, Tome 04
- Автор:
- Жанр:
- Год:неизвестен
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:4 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 80
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
La San-Felice, Tome 04: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «La San-Felice, Tome 04»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
La San-Felice, Tome 04 — читать онлайн ознакомительный отрывок
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «La San-Felice, Tome 04», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
– Moi, sire?
– Mais non, dit le roi, tu ne voudrais point, peut-être…
– Sire! dit d'Ascoli gravement, je voudrai tout ce que voudra Votre Majesté.
– Oh! je sais bien que tu m'es dévoué, je sais bien que tu es mon unique ami, je sais bien que tu es le seul homme auquel je puisse demander une pareille chose.
– C'est difficile?
– Si difficile, que, si tu étais à ma place et que je fusse à la tienne, je ne sais pas si je ferais pour toi ce que je vais te demander de faire pour moi.
– Oh! sire, ceci n'est point une raison, répondit d'Ascoli avec un léger sourire.
– Je crois que tu doutes de mon amitié, dit le roi, c'est mal.
– Ce qui importe en ce moment, sire, répliqua le duc avec une suprême dignité, c'est que Votre Majesté ne doute pas de la mienne.
– Oh! quand tu m'en auras donné cette preuve-là, je ne douterai plus de rien, je t'en réponds.
– Quelle est cette preuve, sire? Je ferai observer à Votre Majesté qu'elle perd beaucoup de temps à une chose probablement bien simple.
– Bien simple, bien simple, murmura le roi; enfin, tu sais de quoi ont osé me menacer ces brigands de jacobins?
– Oui: de pendre Votre Majesté, si elle tombait entre leurs mains.
– Eh bien, mon cher ami, eh bien, mon cher d'Ascoli, il s'agit de changer d'habit avec moi.
– Oui, dit le duc, afin que, si les jacobins nous prennent…
– Tu comprends: s'ils nous prennent, croyant que tu es le roi, ils ne s'occuperont que de toi; moi, pendant ce temps-là, je me défilerai, et, alors, tu te feras reconnaître, et, sans avoir couru un grand danger, tu auras la gloire de sauver ton souverain. Tu comprends?
– Il ne s'agit point du danger plus ou moins grand que je courrai, sire; il s'agit de rendre service à Votre Majesté.
Et le duc d'Ascoli, ôtant son habit et le présentant au roi, se contenta de dire:
– Le vôtre, sire!
Le roi, si profondément égoïste qu'il fût, se sentit cependant touché de ce dévouement; il prit le duc entre ses bras et le serra contre son coeur; puis, ôtant son propre habit, il aida le duc à le passer, avec la dextérité et la prestesse d'un valet de chambre expérimenté, le boutonnant du haut en bas, quelque chose que pût faire d'Ascoli pour l'en empêcher.
– Là! dit le roi; maintenant, les cordons.
Il commença par lui mettre au cou celui de Saint-Georges-Constantinien.
– Est-ce que tu n'es pas commandeur de Saint-Georges? demanda le roi.
– Si fait, sire, mais sans commanderie; Votre Majesté avait toujours promis d'en fonder une pour moi et pour les aînés de ma famille.
– Je la fonde, d'Ascoli, je la fonde, avec une rente de quatre mille ducats, tu entends?
– Merci, sire.
– N'oublie pas de m'y faire penser; car, moi, je serais capable de l'oublier.
– Oui, dit le duc avec un petit sentiment d'amertume, Votre Majesté est fort distraite, je sais cela.
– Chut! ne parlons pas de mes défauts dans un pareil moment; ce ne serait pas généreux. Mais tu as le cordon de Marie-Thérèse, au moins?
– Non, sire, je n'ai pas cet honneur.
– Je te le ferai donner par mon gendre, sois tranquille. Ainsi, mon pauvre d'Ascoli, tu n'as que Saint-Janvier?
– Je n'ai pas plus Saint-Janvier que Marie-Thérèse, sire.
– Tu n'as pas Saint-Janvier?
– Non, sire.
– Tu n'as pas Saint-Janvier? Cospetto ! mais c'est une honte. Je te le donne, d'Ascoli; je te donne celui-là avec la plaque qui est à l'habit, tu l'as bien gagné. Comme il te va bien, l'habit! on dirait qu'il a été fait pour toi.
– Votre Majesté n'a peut-être pas remarqué que la plaque est en diamants?
– Si fait.
– Qu'elle vaut six mille ducats peut-être?
– Je voudrais qu'elle en valût dix mille.
Le roi passa à son tour l'habit du duc, auquel était attachée, en effet, la seule plaque en argent de Saint-Georges, et le boutonna lestement.
– C'est singulier, dit-il, comme je suis à l'aise dans ton habit, d'Ascoli; je ne sais pas pourquoi, mais l'autre m'étouffait. Ah!..
Et le roi respira à pleine poitrine.
En ce moment, on entendit le pas du maître de poste qui s'approchait de la chambre.
Le roi saisit le manteau et s'apprêta à le passer sur les épaules du duc.
– Que fait donc Votre Majesté? s'écria d'Ascoli.
– Je vous mets votre manteau, sire.
– Mais je ne souffrirai jamais que Votre Majesté…
– Si fait, tu le souffriras, morbleu!
– Cependant, sire…
– Silence!
Le maître de poste entra.
– Les chevaux sont à la voiture de Leurs Excellences, dit-il.
Puis il demeura étonné; il lui sembla qu'il s'était fait entre les deux voyageurs un changement dont il ne se rendait pas bien compte, et que l'habit brodé avait changé de dos et les cordons de poitrine.
Pendant ce temps, le roi drapait le manteau sur les épaules de d'Ascoli.
– Son Excellence, dit le roi, pour ne pas être dérangée pendant la route, voudrait payer les postes jusqu'à Terracine.
– Rien de plus facile, dit le maître de poste: nous avons huit postes un quart; à deux francs par cheval, c'est treize ducats; deux chevaux de renfort à deux francs, un ducat; – quatorze ducats. – Combien Leurs Excellences payent-elles leurs postillons?
– Un ducat, s'ils marchent bien; seulement, nous ne payons pas d'avance les postillons, attendu qu'ils ne marcheraient pas s'ils étaient payés.
– Avec un ducat de guides, dit le maître de poste s'inclinant devant d'Ascoli, Votre Excellence doit marcher comme le roi.
– Justement, s'écria Ferdinand, c'est comme le roi que Son Excellence veut marcher.
– Mais il me semble, dit le maître de poste, s'adressant toujours à d'Ascoli, que, si Son Excellence est aussi pressée que cela, on pourrait envoyer un courrier en avant pour faire préparer les chevaux.
– Envoyez, envoyez! s'écria le roi. Son Excellence n'y pensait pas. Un ducat pour le courrier, un demi-ducat pour le cheval, c'est quatre ducats de plus pour le cheval; quatorze et quatre, dix-huit ducats; en voici vingt. La différence sera pour le dérangement que nous avons causé dans votre hôtel.
Et le roi, fouillant dans la poche du gilet du duc, paya avec l'argent du duc, riant du bon tour qu'il lui faisait.
L'hôte prit une chandelle et éclaira d'Ascoli, tandis que Ferdinand, plein de soins, lui disait:
– Que Votre Excellence prenne garde, il y a ici un pas; que Votre Excellence prenne garde, il y a une marche qui manque à l'escalier; que Votre Excellence prenne garde, il y a un morceau de bois sur son chemin.
En arrivant à la voiture, d'Ascoli, par habitude sans doute, se rangea pour que le roi montât le premier.
– Jamais, jamais, s'écria le roi en s'inclinant et en mettant le chapeau à la main. Après Votre Excellence.
D'Ascoli monta le premier et voulut prendre la gauche.
– La droite, Excellence, la droite, dit le roi; c'est déjà trop d'honneur pour moi de monter dans la même voiture que Votre Excellence.
Et, montant après le duc, le roi se plaça à sa gauche.
En un tour de main, un postillon avait sauté à cheval et avait lancé la voiture au galop dans la direction de Velletri.
– Tout est payé jusqu'à Terracine, excepté le postillon et le courrier, cria le maître de poste.
– Et Son Excellence, dit le roi, paye doubles guides.
Sur cette séduisante promesse, le postillon fit claquer son fouet, et le cabriolet partit au galop, dépassant des ombres que l'on voyait se mouvoir aux deux côtés du chemin avec une extraordinaire vélocité.
Ces ombres inquiétèrent le roi.
– Mon ami, demanda-t-il au postillon, quels sont donc ces gens qui font même route que nous et qui courent comme des dératés?
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «La San-Felice, Tome 04»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «La San-Felice, Tome 04» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «La San-Felice, Tome 04» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.