Alexandre Dumas - La San-Felice, Tome 04

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La San-Felice, Tome 04: краткое содержание, описание и аннотация

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– Où avez-vous repris vos sens?

– Dans la pharmacie.

– Combien de temps êtes-vous resté sans connaissance?

– C'est facile à calculer, monseigneur. Mon cheval s'est abattu vers une heure ou une heure et demie du matin, et, quand j'ai rouvert les yeux, il commençait à faire jour.

– Au commencement d'octobre, il fait jour vers cinq heures et demie du matin, six heures peut-être; c'est donc pendant quatre heures environ que vous êtes resté évanoui?

– Environ, oui, monseigneur.

– Qui était près de vous quand vous avez rouvert les yeux?

– Le secrétaire de Son Excellence le capitaine général, M. Richard, et le chirurgien de Santa-Maria.

– Vous n'avez aucun soupçon que l'on ait touché à la lettre qui était dans votre poche?

– Quand je me suis réveillé, la première chose que j'ai faite a été d'y porter la main, elle y était toujours. J'ai examiné le cachet et l'enveloppe, ils m'ont paru intacts.

– Vous aviez donc quelques doutes?

– Non, monseigneur, j'ai agi instinctivement.

– Et ensuite?

– Ensuite, monseigneur, comme le chirurgien de Santa-Maria m'avait pansé pendant mon évanouissement, on m'a fait prendre un bouillon; je suis parti, et j'ai remis ma lettre à Sa Majesté. Du reste, vous étiez là, monseigneur.

– Oui, mon cher Ferrari, et je crois pouvoir affirmer au roi que, dans toute cette affaire, vous vous êtes conduit en bon et loyal serviteur. Voilà tout ce que l'on désirait savoir de vous; n'est-ce pas, sire?

– Oui, répondit Ferdinand.

– Sa Majesté vous permet donc de vous retirer, mon ami, et de prendre un repos dont vous devez avoir grand besoin.

– Oserai-je demander à Sa Majestés! j'ai démérité en rien de ses bontés?

– Au contraire, mon cher Ferrari, dit le roi, au contraire, et tu es plus que jamais l'homme de ma confiance.

– Voilà tout ce que je désirais savoir, sire; car c'est la seule récompense que j'ambitionne.

Et il se retira heureux de l'assurance que lui donnait le roi.

– Eh bien? demanda Ferdinand.

– Eh bien, sire, s'il y a eu substitution de lettre, ou changement fait à la lettre, c'est pendant l'évanouissement de ce malheureux que la chose a eu lieu.

– Mais, comme il vous l'a dit, mon éminentissime, le cachet et l'enveloppe étaient intacts.

– Une empreinte de cachet est facile à prendre.

– On aurait donc contrefait la signature de l'empereur? Dans tous les cas, celui qui aurait fait le coup serait un habile faussaire.

– On n'a pas eu besoin de contrefaire la signature de l'empereur, sire.

– Comment s'y est-on pris, alors?

– Remarquez, sire, que je ne vous dis pas ce que l'on a fait.

– Que me dites-vous donc?

– Je dis à Votre Majesté ce que l'on aurait pu faire.

– Voyons.

– Supposez, sire, que l'on se soit procuré ou que l'on ait fait faire un cachet représentant la tête de Marc-Aurèle.

– Après?

– On aurait pu amollir la cire du cachet en la plaçant au-dessus d'une bougie, ouvrir la lettre, la plier ainsi…

Et Ruffo la plia, en effet, comme avait fait Acton.

– Pour quoi faire la plier ainsi? demanda le roi.

– Pour sauvegarder l'en-tête et la signature; puis, avec un acide quelconque, enlever l'écriture, et, à la place de ce qui y était alors, mettre ce qu'il y a aujourd'hui.

– Vous croyez cela possible, Éminence?

– Rien de plus facile; je dirai même que cela expliquerait parfaitement, vous en conviendrez, sire, une lettre d'une écriture étrangère entre un en-tête et une salutation de l'écriture de l'empereur.

– Cardinal! cardinal! dit le roi après avoir examiné la lettre avec attention, vous êtes un bien habile homme.

Le cardinal s'inclina.

– Et maintenant, qu'y a-t-il à faire, à votre avis? demanda le roi.

– Laissez-moi le reste de la nuit pour y penser, répliqua le cardinal, et, demain, nous en reparlerons.

– Mon cher Ruffo, dit le roi, n'oubliez pas que, si je ne vous fais pas premier ministre, c'est que je ne suis pas le maître.

– J'en suis si bien convaincu, sire, que, tout en ne l'étant pas, j'en ai la même reconnaissance à Votre Majesté que si je l'étais.

Et, saluant le roi avec son respect accoutumé, le cardinal sortit, laissant Sa Majesté pénétrée d'admiration pour lui.

LX

OÙ VANNI TOUCHE ENFIN AU BUT QU'IL AMBITIONNAIT DEPUIS SI LONGTEMPS

On se rappelle la recommandation qu'avait faite le roi Ferdinand dans une de ses lettres à la reine. Cette recommandation disait de ne point laisser languir en prison Nicolino Caracciolo et de presser le marquis Vanni, procureur fiscal, d'instruire le plus promptement possible son procès. Nos lecteurs ne se sont point trompés, nous l'espérons, à l'intention de la recommandation susdite, et ne lui ont rien reconnu de philanthropique. Non! le roi avait, comme la reine, ses motifs de haine à lui: il se rappelait que l'élégant Nicolino Caracciolo, descendu du Pausilippe pour fêter, dans le golfe de Naples, Latouche-Tréville et ses marins, avait été un des premiers à offusquer ses yeux en abandonnant la poudre, en immolant sa queue aux idées nouvelles et en laissant pousser ses favoris, et qu'il avait enfin, un des premiers toujours à marcher dans la mauvaise voie, substitué insolemment le pantalon à la culotte courte.

En outre, Nicolino, on le sait, était frère du beau duc de Rocca-Romana, qui, à tort ou à raison, avait passé pour être l'objet d'un de ces nombreux et rapides caprices de la reine, non enregistrés par l'histoire, qui dédaigne ces sortes de détails, mais constatés par la chronique scandaleuse des cours qui en vit; or, le roi ne pouvait se venger du duc de Rocca-Romana, qui n'avait pas changé un bouton à son costume, ne s'était rien coupé, ne s'était rien laissé pousser, et, par conséquent, était resté dans les plus strictes règles de l'étiquette; il n'était donc pas fâché, – un mari si débonnaire qu'il soit ayant toujours quelque rancune contre les amants de sa femme, – il n'était donc pas fâché, n'ayant point de prétexte plausible pour se venger du frère aîné, d'en rencontrer un pour se venger du frère cadet. D'ailleurs, comme titre personnel à l'antipathie du roi, Nicolino Caracciolo était entaché du péché originel d'avoir une Française pour mère, et, de plus, étant déjà à moitié Français de naissance, d'être encore tout à fait Français d'opinion.

On a vu, d'ailleurs, que les soupçons du roi, tout vagues et instinctifs qu'ils étaient sur Nicolino Caracciolo, n'étaient point tout à fait dénués de fondement, puisque Nicolino était lié à cette grande conspiration qui s'étendait jusqu'à Rome, et qui avait pour but, en appelant les Français à Naples, d'y faire entrer avec eux la lumière, le progrès, la liberté.

Maintenant, on se rappelle par quelle suite de circonstances inattendues Nicolino Caracciolo avait été amené à prêter à Salvato, trempé par l'eau de la mer, des habits et des armes; comment, une lettre de femme qu'il avait oubliée dans la poche de sa redingote ayant été trouvée par Pasquale de Simone, avait été remise par celui-ci à la reine et par la reine à Acton; nous avons presque assisté à l'expérience chimique qui, en enlevant le sang, avait laissé subsister l'écriture, et nous avons assisté tout à fait à l'expérience poétique qui, en dénonçant la femme, avait permis de s'emparer de son amant; or, l'amant arrêté et conduit, on s'en souvient, au château Saint-Elme, n'était autre que notre insouciant et aventureux ami Nicolino Caracciolo.

Le lecteur nous pardonnera si nous lui faisons subir ici quelques redites; nous désirons, autant que possible, ajouter par quelques lignes – ces lignes fussent-elles inutiles – à la clarté de notre récit, que peuvent, malgré nos efforts, obscurcir les nombreux personnages que nous mettons en scène et dont une partie est forcée de disparaître pour faire place à d'autres, parfois pendant plusieurs chapitres, parfois pendant un volume entier.

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