Alexandre Dumas - Le chevalier d'Harmental

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– Oui, dit le prince embarrassé; j'ai quelques personnes qui me rendent compte…

– C'est justement cela, dit d'Harmental.

– Mais où logez-vous? demanda le cardinal.

– Chez moi, monseigneur, répondit d'Harmental, rue Richelieu, n° 74.

– Et combien y a-t-il de temps que vous y demeurez?

– Trois ans.

– Alors vous y êtes trop connu, monsieur, il faut changer de quartier. On connaît les personnes que vous recevez, et lorsqu'on verrait des visages nouveaux, on s'inquiéterait.

– Cette fois Votre Éminence a raison, dit d'Harmental; je chercherai un autre logement dans quelque quartier perdu et éloigné.

– Je m'en charge, dit Brigaud. Le costume que je porte n'inspire pas de soupçons; je retiendrai votre logement comme s'il était destiné à un jeune homme de province qui me serait recommandé et qui viendrait occuper quelque place dans un ministère.

– Vraiment, mon cher Brigaud, dit le marquis de Pompadour, vous êtes comme cette princesse des Mille et une Nuits, qui ne pouvait pas ouvrir la bouche qu'il n'en tombât des perles.

– Eh bien! c'est chose convenue, monsieur l'abbé, dit d'Harmental; je m'en rapporte à vous, et dès aujourd'hui j'annonce chez moi que je quitte Paris pour un voyage de trois mois.

– Ainsi donc, tout est arrêté, dit avec joie la duchesse du Maine. Voilà la première fois que nous voyons clair dans nos affaires, chevalier, et c'est grâce à vous. Je ne l'oublierai point.

– Messieurs, dit Malezieux en tirant sa montre, je vous ferai observer qu'il est quatre heures du matin, et que nous ferons mourir de fatigue notre chère duchesse.

– Vous vous trompez, sénéchal, répondit la duchesse: de pareilles nuits reposent; il y a longtemps que je n'en ai passé une aussi bonne.

– Prince, dit Laval en reprenant sa houppelande, il faut que vous vous contentiez du cocher que vous vouliez faire mettre à la porte, à moins que vous n'aimiez mieux vous reconduire vous-même ou vous en aller à pied.

– Non, ma foi! dit le prince, je me risque; je suis Napolitain et je crois aux présages. Si vous me versez, ce sera signe qu'il faut nous en tenir où nous en sommes; si vous me conduisez à bon port, cela voudra dire que nous pouvons aller de l'avant.

– Pompadour, vous reconduirez monsieur d'Harmental? dit la duchesse.

– Volontiers, répondit le marquis; il y a longtemps que nous ne nous étions vus, et nous avons mille choses à nous dire.

– Ne pourrai-je pas prendre congé de ma spirituelle chauve-souris? demanda d'Harmental; car je n'oublie pas que c'est à elle que je dois le bonheur d'avoir offert mes services à Votre Altesse.

– Delaunay! dit la duchesse en reconduisant jusqu'à la porte le prince de Cellamare et le comte de Laval, Delaunay! voici monsieur le chevalier d'Harmental qui prétend que vous êtes la plus grande sorcière qu'il ait vue de sa vie.

– Eh bien! dit en entrant, le sourire sur les lèvres, celle qui a laissé depuis de si charmants mémoires sous le nom de madame de Staël, croyez-vous à mes prophéties maintenant; monsieur le chevalier?

– J'y crois, parce que j'espère, répondit le chevalier; mais à cette heure que je connais la fée qui vous avait envoyée, ce n'est point ce que vous m'avez prédit pour l'avenir qui m'étonne le plus. Comment avez-vous pu être si bien instruite du passé et surtout du présent?

– Allons, Delaunay, dit en riant la duchesse, sois bonne pour lui et ne le tourmente pas davantage; autrement il croirait que nous sommes deux magiciennes, et il aurait peur de nous.

– N'y a-t-il pas quelqu'un de vos amis, chevalier, demanda mademoiselle Delaunay, qui vous ait quitté ce matin au bois de Boulogne pour nous venir dire adieu?

– Valef! Valef! s'écria d'Harmental. Je comprends maintenant.

– Allons donc! dit madame du Maine. À la place d'Oedipe, vous auriez été mangé dix fois par le sphinx.

– Mais les mathématiques? mais Virgile? mais l'anatomie, reprit d'Harmental.

– Ignorez-vous, chevalier, dit Malezieux se mêlant de la conversation, que nous ne l'appelons ici que notre savante, à l'exception de Chaulieu cependant, qui l'appelle sa coquette et sa friponne, mais le tout par licence et par manière poétique?

– Comment! mais, ajouta la duchesse, nous l'avons lâchée l'autre jour après Duvernoy, notre médecin, et elle l'a battu sur l'anatomie!

– Aussi, dit le marquis de Pompadour en prenant le bras de d'Harmental pour l'emmener, le brave homme dans son désappointement, a-t-il prétendu que c'était la fille de France qui connaissait le mieux le corps humain.

– Voilà, dit l'abbé Brigaud en pliant ses papiers, le premier savant qui se soit permis de faire un bon mot; il est vrai que c'est sans s'en douter.

Et d'Harmental et Pompadour, ayant pris congé de la duchesse du Maine, se retirèrent en riant, suivis de l'abbé Brigaud, qui comptait sur eux pour ne pas s'en retourner à pied.

– Eh bien! dit madame du Maine en s'adressant au cardinal de Polignac, qui était resté le dernier avec Malezieux, Votre Éminence trouve-t-elle toujours que ce soit une chose si terrible que de conspirer?

– Madame, répondit le cardinal, qui ne comprenait pas que l'on pût rire quand on jouait sa tête, je vous retournerai la question quand nous serons tous à la Bastille.

Et il s'en alla à son tour avec le bon chancelier, déplorant sa mauvaise fortune qui le poussait dans une si téméraire entreprise.

La duchesse du Maine le regarda s'éloigner avec une expression de mépris qu'elle ne pouvait prendre sur elle de dissimuler, puis, lorsqu'elle fut seule avec mademoiselle Delaunay.

– Ma chère Sophie, lui dit-elle toute joyeuse, éteignons notre lanterne, car je crois que nous avons enfin trouvé un homme!

Chapitre 7

Lorsque d'Harmental se réveilla, il crut avoir fait un songe. Les événements s'étaient, depuis trente-six heures, succédé avec une telle rapidité qu'il avait été emporté comme par un tourbillon sans savoir où il allait. Maintenant seulement, il se retrouvait en face de lui-même et pouvait réfléchir au passé et à l'avenir.

Nous sommes d'une époque où chacun a plus ou moins conspiré. Nous savons donc par nous-mêmes comment, en pareil cas, les choses se passent. Après un engagement pris dans un moment d'exaltation quelconque, le premier sentiment qu'on éprouve, en jetant un coup d'œil sur la position nouvelle qu'on a prise, est un sentiment de regret d'avoir été si avant; puis, peu à peu on se familiarise avec l'idée des périls que l'on court; l'imagination, toujours si complaisante, les écarte de la vue pour présenter à leur place les ambitions qui peuvent se réaliser. Bientôt l'orgueil s'en mêle; on comprend qu'on est devenu tout à coup une puissance occulte dans cet État où, la veille, on n'était rien encore; on passe dédaigneusement près de ceux qui vivent de la vie commune; on marche la tête plus haute, l'œil plus fier; on se berce dans ses espérances, on s'endort dans les nuages, et l'on s'éveille un matin vainqueur ou vaincu, porté sur les pavois du peuple, ou brisé par les rouages de cette machine qu'on appelle le gouvernement.

Il en fut ainsi de d'Harmental. L'âge dans lequel il vivait avait encore pour horizon la Ligue et touchait presque à la Fronde; une génération d'hommes s'était écoulée à peine depuis que le canon de la Bastille avait soutenu la rébellion du grand Condé. Pendant cette génération, Louis XIV avait rempli la scène, il est vrai, de son omnipotente volonté; mais Louis XIV n'était plus, et les petits-fils croyaient qu'avec le même théâtre et les mêmes machines, ils pouvaient jouer le même jeu qu'avaient joué leurs pères.

En effet, comme nous l'avons dit, après quelques instants de réflexion, d'Harmental revit les choses sous le même aspect qu'il les avait vues la veille; et se félicita d'avoir pris, comme il l'avait fait du premier coup, la première place au milieu d'aussi hauts personnages que l'étaient les Montmorency et les Polignac. Sa famille, par cela même qu'elle avait toujours vécu en province lui avait transmis beaucoup de cette aventureuse chevalerie si à la mode sous Louis XIII, et que Richelieu n'avait pu détruire entièrement sur les échafauds ni Louis XIV éteindre dans les antichambres. Il y avait quelque chose de romanesque à se ranger, jeune homme sous les bannières d'une femme, surtout lorsque cette femme était la petite-fille du grand Condé. Et puis, on tient si peu à la vie à vingt-six ans, qu'on la risque à chaque instant pour des choses bien autrement futiles qu'une entreprise du genre de celle dont d'Harmental était devenu le principal chef.

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