Alexandre Dumas - Le chevalier d'Harmental

Здесь есть возможность читать онлайн «Alexandre Dumas - Le chevalier d'Harmental» — ознакомительный отрывок электронной книги совершенно бесплатно, а после прочтения отрывка купить полную версию. В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Издательство: Иностранный паблик, Жанр: literature_19, foreign_antique, foreign_prose, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Le chevalier d'Harmental: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Le chevalier d'Harmental»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Le chevalier d'Harmental — читать онлайн ознакомительный отрывок

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Le chevalier d'Harmental», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

– Entendez-vous, mon cher Laval, ce que le prince dit de vous? demanda la duchesse.

– Oui, oui, dit Laval, on lui en donnera des Montmorency pour qu'il les traite de cette façon-là! Ah! Monsieur le prince, les premiers barons chrétiens ne sont pas dignes de vous servir de cochers? Peste! vous êtes bien difficile. En avez-vous beaucoup, à Naples, de cochers qui datent de Robert le Fort?

– Comment! c'était vous, mon cher comte? dit le prince en lui tendant la main.

– Moi-même, prince. Madame la duchesse a envoyé son cocher faire la mi-carême dans sa famille, et m'a pris à son service pour cette nuit; elle a pensé que c'était plus sûr.

– Et madame la duchesse a bien fait, dit le cardinal de Polignac; on ne peut prendre trop de précautions.

– Oui-da! Votre Éminence, dit Laval. Je voudrais bien savoir si vous seriez du même avis après avoir passé la moitié de la nuit sur le siège d'une voiture, d'abord pour aller chercher monsieur d'Harmental au bal de l'opéra et ensuite pour aller prendre le prince à l'hôtel Colbert?

– Comment! dit d'Harmental, c'est vous, monsieur le comte, qui avez eu la bonté?

– Oui, c'est moi, jeune homme, répondit Laval, et j'aurais été au bout du monde pour vous ramener ici, car je vous connais, vous êtes un brave. C'est vous qui êtes entré un des premiers à Denain et qui avez pris d'Albemarle. Vous avez eu le bonheur de ne pas y laisser la moitié de votre mâchoire, comme j'ai laissé la moitié de la mienne en Italie, et vous avez eu raison, car c'eût été un motif de plus de vous ôter votre régiment, comme ils l'ont fait, du reste.

– Nous vous rendrons tout cela, chevalier, soyez tranquille, et au centuple, dit la duchesse; mais, pour le moment, parlons de l'Espagne. Prince, vous avez reçu des nouvelles d'Alberoni, m'a dit Pompadour?

– Oui, Votre Altesse.

– Quelles sont-elles?

– Bonnes et mauvaises à la fois. Sa Majesté Philippe V est dans un de ses moments de mélancolie, et on ne peut le déterminer à rien. Il ne peut croire au traité de la quadruple alliance.

– Il n'y peut croire! s'écria la duchesse, et ce traité doit être signé à cette heure! et dans huit jours Dubois l'aura apporté ici!

– Je le sais, Votre Altesse, reprit froidement Cellamare; mais Sa Majesté Catholique ne le sait pas.

– Ainsi, il nous abandonne à nous-mêmes?

– Mais… à peu près.

– Mais alors, que fait donc la reine, et à quoi aboutissent toutes ses belles promesses et ce prétendu empire qu'elle a sur son mari?

– Cet empire, Madame, elle promet de vous en donner des preuves lorsque quelque chose sera fait.

– Oui, dit le cardinal de Polignac; et puis elle nous manquera de parole!

– Non, Votre Éminence: je me fais son garant.

– Ce que je vois de plus clair dans tout cela, dit Laval, c'est qu'il faut compromettre le roi; une fois compromis, il marchera.

– Allons donc! dit Cellamare, voilà que nous approchons.

– Mais comment le compromettre, demanda la duchesse du Maine, sans lettre de lui, sans message, même verbal, à cinq cents lieues de distance?

– N'a-t-il pas son représentant à Paris, et ce représentant n'est-il pas chez vous à cette heure, madame?

– Tenez, prince, dit la duchesse, vous avez des pouvoirs plus étendus que vous ne voulez l'avouer.

– Non; mes pouvoirs se bornent à vous dire que la citadelle de Tolède et la forteresse de Saragosse sont à votre service. Trouvez le moyen d'y faire entrer le régent, et Leurs Majestés Catholiques fermeront si bien la porte sur lui qu'il n'en sortira plus, je vous en réponds.

– C'est impossible, dit monsieur de Polignac.

– Impossible! et pourquoi? s'écria d'Harmental. Rien de plus simple, au contraire, surtout avec la vie que mène monsieur le régent. Que faut-il pour cela? Huit ou dix hommes de cœur, une voiture bien fermée, et des relais jusqu'à Bayonne.

– J'ai déjà offert de m'en charger, dit Laval.

– Et moi aussi, dit Pompadour.

– Vous ne pouvez, vous, dit la duchesse, si la chose échouait, le régent, qui vous connaît, saurait à qui il a eu affaire, et vous seriez perdus.

– C'est fâcheux, dit froidement Cellamare, car, arrivé à Tolède ou à Saragosse il y a la grandesse pour celui qui aura réussi.

– Et le cordon bleu, ajouta madame du Maine, à son retour à Paris.

– Oh! silence, je vous en supplie, madame, dit d'Harmental, car si Votre Altesse dit de pareilles choses, le dévouement prendra un air d'ambition qui lui ôtera tout son mérite. J'allais m'offrir pour tenter l'entreprise, moi que le régent ne connaît pas, mais voilà que j'hésite maintenant. Et cependant, j'oserais dire que je me crois digne de la confiance de Votre Altesse, et capable de la justifier.

– Comment, chevalier! s'écria la duchesse, vous risqueriez?..

– Ma vie. C'est tout ce que je puis risquer. Je croyais que je l'avais déjà offerte à Votre Altesse et que Votre Altesse l'avait acceptée. M'étais-je trompé?

– Non, non, chevalier, dit vivement la duchesse, et vous êtes un brave et loyal gentilhomme. Il y a des pressentiments, je l'ai toujours cru, et du moment où Valef a prononcé votre nom en me disant que vous étiez tel que vous êtes, j'ai eu l'idée que tout nous viendrait de vous. Messieurs, vous entendez ce que dit le chevalier. En quoi pouvez-vous l'aider, voyons?

– En tout ce qu'il voudra, dirent Laval et Pompadour.

– Les coffres de Leurs Majestés Catholiques sont à sa disposition, dit le prince de Cellamare, et il y peut puiser à pleines mains.

– Merci, messieurs, dit d'Harmental en se tournant vers le comte de Laval et vers le marquis de Pompadour; vous ne feriez, connus comme vous l'êtes, que rendre l'entreprise plus difficile. Occupez-vous seulement de me procurer un passeport pour l'Espagne, comme si j'étais chargé d'y conduire quelque prisonnier d'importance. Cela doit être facile.

– Je m'en charge, dit l'abbé Brigaud, j'aurai chez monsieur d'Argenson une feuille toute préparée qu'il n'y aura plus qu'à remplir.

– Voyez ce cher Brigaud, dit Pompadour, il ne parle pas souvent, mais il parle bien.

– C'est lui qui devrait être cardinal, dit la duchesse bien plutôt que certains grands seigneurs que je connais; mais une fois que nous disposerons du bleu et du rouge, soyez tranquilles, messieurs, nous n'en serons point avares. Maintenant, chevalier, vous avez entendu ce que vous a dit le prince: si vous avez besoin d'argent…

– Malheureusement, répondit d'Harmental, je ne suis point assez riche pour refuser l'offre de Son Excellence, et, lorsque je serai arrivé à la fin d'un millier de pistoles peut-être que j'ai chez moi, il faudra bien que j'aie recours à vous.

– À lui, à moi, à nous tous, chevalier, car chacun, en pareille circonstance, doit se taxer selon ses moyens. J'ai peu d'argent comptant, mais j'ai force diamants et perles; ainsi ne vous laissez manquer de rien, je vous prie. Tout le monde n'a pas votre désintéressement, et il y a des dévouements qui ne s'achètent qu'à prix d'or.

Mais enfin, monsieur, avez-vous bien songé dans quelle entreprise vous vous jetez? Si vous étiez pris!

– Que Votre Éminence se rassure, répondit dédaigneusement d'Harmental, j'ai assez à me plaindre de monsieur le régent pour que l'on croie, si je suis pris, que c'est une affaire entre lui et moi, et que ma vengeance est toute personnelle.

– Mais enfin, dit le comte de Laval, il faudrait une espèce de lieutenant dans cette entreprise, un homme sur lequel vous puissiez compter. Avez vous quelqu'un?

– Je crois que oui, répondit d'Harmental. Seulement il faudrait que je fusse prévenu chaque matin de ce que le régent fera chaque soir. Monsieur le prince de Cellamare, comme ambassadeur, doit avoir sa police secrète.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Le chevalier d'Harmental»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Le chevalier d'Harmental» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «Le chevalier d'Harmental»

Обсуждение, отзывы о книге «Le chevalier d'Harmental» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.