Edward Trelawny - Un Cadet de Famille, v. 3/3

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Depuis que le choléra-morbus avait commencé ses ravages à bord du schooner, Louis faisait toutes les heures sonner une cloche en criant:

– Garçon, ne savez-vous pas que le cadran vient de tourner? Ne savez-vous pas que la fièvre est arrivée à bord? Apportez lestement la bouteille de grès, afin que je chasse cette importune visiteuse.

Une fois la bouteille dans ses mains, Louis se versait une ample rasade de skédam et l'avalait d'un trait.

Le chronomètre d'Arnold, qui se trouvait dans la cabine, ne marquait pas l'heure avec plus de justesse que Louis avec sa bouteille. Son palais était si infaillible, qu'à la plus petite négligence du garçon chargé de lui donner à boire, il s'écriait d'un ton furieux:

– Garçon, la bouteille, la bouteille, paresseux, veau marin que vous êtes!

Un matin, Louis vociféra après avoir bu:

– Ah! jeune scorpion, qu'avez-vous fait? Vous avez vidé ma bouteille, et vous l'avez remplie d'eau de mer?

– Monsieur, je vous assure…

– Taisez-vous; le skédam que vous dites me donner n'est qu'une drogue dégoûtante; elle ferait bondir le cœur d'un cheval marin.

Quand le garçon voulut essayer de prouver à Louis que la liqueur qu'il venait d'absorber était bien du skédam, Louis se mit en fureur, jeta la bouteille à la tête du garçon, et sa rage était si grande, que je fus obligé d'intervenir.

– Voyons, voyons, mon cher Louis, lui dis-je en me plaçant devant le garçon, donnez-moi la bouteille, je veux savoir si vous avez tort ou raison. Vous avez tort, mon brave, cette bouteille contient du skédam pur.

– Comment! capitaine, me prenez-vous pour un niais? Croyez-vous que je sois devenu assez stupide pour ne plus reconnaître le goût de ma liqueur favorite? Mais le diable lui-même serait incapable de m'y faire tromper. Je bois du genièvre depuis l'âge de cinq ans, et Van Sülphe, le grand marchand de liqueurs d'Amsterdam, a déclaré qu'après lui j'étais le meilleur connaisseur de toute la Hollande; je dirai mieux, de toute l'Europe. D'ailleurs, ayant avalé depuis que je suis au monde liqueur sur liqueur, assez de quoi suffire à mettre le schooner à flot, je dois me connaître en saveur, goût et parfum. Ceci est une drogue, une médecine; ce garçon m'a trompé, volé: il a bu mon genièvre. L'as-tu bu? dis! Hein, monsieur, le savez-vous?

Un silence de quelques minutes suivit cette interrogation. Les regards de Louis erraient vaguement sur le pont, et ses lèvres balbutiaient de sourdes menaces.

– Damné garçon! reprit-il d'une voix haletante, fils du diable! tu as vidé ma pauvre bouteille et tu l'as remplie avec une composition du vieux Van; tu sais pourtant, tout le monde sait, que je déteste les docteurs, les drogues, et toutes les piètres choses dont on régale les malades. Allons, allons, alerte! Démarre, voleur; alerte! va me chercher une autre bouteille.

Le garçon obéit. Louis porta le skédam à ses lèvres; mais pour lui le fluide vivifique avait perdu toute saveur: le pauvre munitionnaire bredouilla, toussa, repoussa le verre, ôta de sa bouche une pipe nouvellement allumée et baissa la tête.

– Vous souffrez, mon bon Louis? lui demandai-je d'un ton amical.

Il ne répondit pas.

J'examinai attentivement la figure du munitionnaire. La vivacité lumineuse de ses petits yeux noirs était obscurcie; ses lèvres blanches se couvraient d'écume, et sa mâchoire inférieure tremblait légèrement.

– Holà! vieux Louis, répondez; qu'avez-vous? êtes-vous malade?

– Malade, capitaine? Non, je ne suis pas malade: j'ai mal au cœur, et rien de plus. Cette damnée drogue m'a empoisonné; mais, du reste, je vais bien, très-bien.

Cette menteuse affirmation fut suivie d'un tremblement convulsif.

– Vous êtes malade, mon ami; il ne faut pas rester au soleil. Allez vous reposer à l'arrière du vaisseau.

– Vous vous trompez, capitaine, je ne souffre pas: je n'ai point la sottise de me croire malade. Cependant, je n'ai jamais eu le cœur aussi faible qu'aujourd'hui. Si cependant, une fois, dans la mer du Sud, à l'île d'Otahiti, quand les missionnaires vinrent à bord… Comme un grand sot, je les suivis sur terre, et ils me donnèrent du gin à boire. Ce n'était point du gin, capitaine, mais une infernale drogue. Ces bonnes gens me dirent qu'ils avaient établi dans l'île une distillerie de gin; les croyant sur parole, je les jugeai bons, intelligents, utiles. Leur gin était mauvais, détestable; il me fit souffrir un mal pareil à celui que je ressens aujourd'hui.

En achevant ces mots, Louis pressa ses deux mains l'une contre l'autre en disant:

– Ma tête est en feu; j'ai un incendie dans le corps.

J'aimais sincèrement Louis, et je suivais avec une peine profonde l'altération rapide qui se manifestait sur sa bonne et loyale figure.

Je lui pris le bras, et, sans résistance de sa part, je parvins à le conduire dans ma cabine, chargeant la douce Zéla de lui donner des soins.

– Lady Zéla n'est point une femme, me dit Louis en se jetant sur ma couche, c'est un ange de bonté, un ange descendu du ciel.

Louis tomba bientôt dans un sommeil fiévreux, agité, presque convulsif, puis enfin dans une insensible torpeur dont les instants lucides étaient remplis par l'indistinct murmure d'incohérentes paroles. Au point du jour, par une habitude qui survivait à l'égarement de l'esprit et à la faiblesse du corps, Louis se souleva sur un de ses coudes et dit d'une voix distincte:

– Garçon, apportez-moi la bouteille.

Fatigué et à moitié endormi, le garçon se traîna vers l'armoire consacrée, et y prit une bouteille remplie de genièvre.

– Comment vous trouvez-vous, Louis? demandai-je.

– J'ai chaud, j'ai très-chaud, capitaine; je meurs de soif, et mon corps, aussi sec qu'un morceau de bois calciné, n'a pas la moindre moiteur. Je suis dans un four, je brûle; garçon, la bouteille, la bouteille!

Je n'eus pas le courage de résister au suppliant regard que Louis jeta sur le skédam, ni celui de regarder longtemps l'avide joie de ses mains tremblantes lorsqu'elles prirent le verre plein de liqueur. Mais au moment où l'esprit de la vie (suivant Louis) toucha ses lèvres blanches et glutineuses, il jeta le verre loin de lui en s'écriant d'un ton désespéré:

– Mon Dieu! mon Dieu! je demande une mer d'eau, et ce démon m'apporte du feu; mais je brûle, misérable, je brûle; je suis dans un gouffre de flammes!

Jusqu'au milieu du jour, Louis passa de minute en minute de l'agitation la plus furieuse à l'abattement le plus profond.

Vers une heure de l'après-midi, le garçon vint me dire que le munitionnaire dormait.

Je descendis dans la cabine, et ce fut en frissonnant que je contemplai le cruel ravage opéré par la maladie. La figure de Louis était livide, la peau du cou pâle et rayée; de larges rides bleuâtres indiquaient que le pauvre voyageur avait baissé son pavillon devant le terrible roi des pirates. La bannière grise de la mort planait au-dessus de lui. Je plaçai un miroir devant les lèvres serrées du pauvre Louis, et aucun souffle ne vint en ternir la limpidité. Comme si la destruction avait été impatiente de commencer son œuvre d'anéantissement, elle s'emparait du corps avant même que l'étincelle vitale se fût entièrement éteinte. J'avais à peine essuyé les larmes qui remplissaient mes yeux, que le docteur, penché auprès de moi, me dit impatiemment:

– Êtes-vous sourd, capitaine? Je vous dis que, si vous ne voulez pas jeter ce corps dans la mer, nous périrons tous.

– Comment! m'écriai-je, le sincère, l'honnête, le bon et jovial Louis, Louis, la vie de l'équipage, va être la proie des chiens de mer? il sera jeté hors du vaisseau comme un mouton pourri, avant que nous soyons bien certains que la vie l'a tout à fait abandonné? Non, non, touchez-le, docteur, il est encore chaud, et je ne veux pas qu'il soit jeté dans la mer.

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